Homo vampiris

CLAVEL, FABIEN

EDITEUR : MNEMOS
DATE DE PARUTION : 13/11/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Zéro était un vampire. Évidemment, ce n'était pas son vrai nom. Celui-lâ, il l'avait perdu le jour où il était entré à l'Usine. Il s'en souvenait à peine, d'ailleurs. Zéro était un vampire et l'acceptait sans problème. Il n'était pas de ces créatures torturées qui se penchent sur leur destin en pleurant leur humanité perdue. Cela faisait trop longtemps que sa transformation était intervenue. Il ne possédait pas une excellente mémoire. On l'avait accueilli
à l'Usine. Jamais le vampire ne s'était senti entouré d'autant d'affection. Il connaissait presque tout le monde, à commencer par le docteur Latinovics, qui portait comme toujours sa blouse rouge. Un jour, Zéro lui avait demandé pourquoi il avait choisi cette couleur, et non le blanc immaculé des hôpitaux. Il s'était entendu répondre que, puisque l'Usine travaillait sur le sang, et non sur la santé, il était plus logique de se vêtir en rouge qu'en blanc.
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Après Franck Ferric, j'avais envie de découvrir un autre auteur français reconnu dans le monde de l'imaginaire. J'ai acheté le premier tome de l'intégrale de Nephilim l'an dernier mais c'est finalement avec Homo Vampiris, reçu grâce à la dernière Opération Masse Critique de Babelio, que je me lance enfin dans un texte de Fabien Clavel. Cette première tentative est plus que concluante ! Je ne regrette pas d'avoir Nephilim dans ma bibliothèque ce qui me donnera l'occasion de me replonger très bientôt dans l'univers de l'auteur.C'est dans un futur assez proche (deuxième moitié du XXIe siècle) que Fabien Clavel inscrit son histoire, mêlant fantastique et thriller. Difficile de ranger ce roman dans une seule et unique case tant le fond est riche. Tellement riche d'ailleurs que le lecteur peut se sentir un peu perdu au début et ne pas tout de suite comprendre où le mènera l'intrigue. La construction du récit n'est pas simpliste et linéaire, toutes les informations ne sont pas servies sur un plateau dès le premier chapitre. A l'instar des meilleurs polars, Fabien Clavel dissémine détails et indices au compte-gouttes, aux lecteurs de rassembler les pièces et reformer le puzzle. Je n'ai pas toujours compris où j'allais mais j'ai vraiment beaucoup aimé naviguer d'un personnage à l'autre et me laisser surprendre par les évènements. Le titre trouve d'ailleurs son explication dans les dernières pages, éclairant ainsi l'ensemble des intrigues imbriquées les unes dans les autres.Outre cette narration très réussie, Fabien Clavel nous propose de nombreuses figures mystérieuses de prime abord, absolument passionnantes au fil des chapitres. Chacune d'entre elles prend tour à tour la tête du récit (l'auteur utilise la narration à la troisième personne du singulier, offrant ainsi l'omniscience à son lecteur) et nous offre quelques clefs importantes de son passé, de son histoire. C'est ainsi que l'on fait plus ample connaissance avec les personnages immortels du récit, le groupe de vampires (Ashenti, Nemrod, Fedora, Epone et Marcus) qui entoureront Nina, la jeune héroïne étudiante. Plus ou moins âgés de centaines (voire milliers d'années), les vampires ont eu des vies passionnantes et je me suis notamment beaucoup intéressée – et attachée – à Epone, celle qui, grâce à sa mémoire infaillible, tire un peu les ficelles. C'est bien simple, j'ai A-DO-RE les flash back consacrés à ces personnages hors du commun et j'aurais même aimé en avoir plus !L'action présente met également en scène Zero, personnage atypique qui active très rapidement l'empathie du lecteur. Un peu retardé mentalement, on découvre sa situation à travers ses yeux, on comprend qu'il est enfermé dans une sorte d'Usine pour des expériences scientifiques sibyllines et qu'il est à la recherche de "ses bébés". Quelle place occupe véritablement ce personnage ? Quel est le lien avec les vampires âgés présentés plus haut ? Qu'a-t-il à voir avec Nina ? Tout prend sens au fil de la lecture et je vous laisse le plaisir de le découvrir... Fabien Clavel active aussi une enquête policière grâce à un duo assez antipathique. Pour le coup, je ne sais pas si cet aspect était vraiment nécessaire à l'intrigue principale mais il apporte un peu de richesse à l'ensemble, intégrant un nouveau fil entre les différentes figures et mini-intrigues.Je termine mon énumération des personnages avec celui qui fait office de principal : Nina. Ce n'est pas celle que l'on découvre en premier mais il devient vite clair que c'est elle le noyau central autour duquel gravite tous les autres. Pourquoi et comment ?... l'intrigue nous l'explique en temps et en heure. Je n'ai pas particulièrement adoré cette héroïne, un peu froide et qui reste assez distante mais elle ne manque pas de titiller notre curiosité et, forte, elle parvient facilement à tout porter sur ses (pas si) frêles épaules.J'ai cru voir que beaucoup de sites, forums et blogueurs classaient Homo vampiris en bit-lit. Je ne sais pas si c'est l'auteur lui-même ou la maison d'édition mère (Mnémos) qui ont choisi cette option, mais j'avoue qu'elle me convient peu. J'ai sans doute une vision erronée de la bit-lit et me trompe très certainement de définition mais pour ma part, il ne suffit pas qu'il y ait des vampires dans notre monde contemporain pour qu'on puisse parler de bit-lit. Ou alors, Anne Rice c'est de la bit-lit ? Quelle horreur ! Ce sous-genre de l'imaginaire correspond pour moi à des intrigues qui mettent certes en scène des créatures aux dents longues mais qui laissent surtout la place à une intrigue romanesque (voire carrément porno parfois) ; bref, un texte où la romance est au premier plan (un Harlequin avec des vampires si vous préférez). J'ai très certainement une vision erronée de la chose, d'où mon incompréhension face au classement d'Homo vampiris, alors si quelqu'un souhaite m'éclairer, je suis toute ouïe. En attendant, je me contenterai de "classer" ce titre dans le fantastique (parce qu'il faut bien ranger cette chronique dans une catégorie du blog).Pour embrayer sur cette histoire de contexte, je reconnais que ce n'est pas ce qui m'a le plus marquée. Certains saluent le brio du décor installé par Fabien Clavel pour nous présenter cette deuxième moitié de XXIe siècle mais pour ma part, si j'ai apprécié certains détails, j'avoue surtout que je les ai très peu remarqués. Ma lecture n'a en rien été gâchée par cet état de fait mais il est vrai qu'avec un peu de recul, j'aurais peut-être aimé avoir un peu plus de matière, avoir un contexte un peu plus palpable. Encore une fois, ce n'est pas une remarque ayant eu un impact sur mon plaisir de lecture mais plutôt une constatation post-découverte. Rien de grave donc !Enfin, si j'ai pu constater quelques coquilles et fautes dans cette réédition poche, j'ai malgré tout beaucoup apprécié le texte en lui-même. Fabien Clavel possède une plume fluide et agréable, ni trop descriptive ni trop portée sur les dialogues ; juste ce qu'il faut. Je trouve qu'il a un vrai talent pour nous offrir des personnages bien croqués pour lesquels on ressent une réelle empathie. La curiosité est certes titillée par les mystères de l'intrigue mais c'est surtout l'émotion qui est au rendez-vous, à mon sens. Et quand je suis touchée par le traitement des personnages, je ne peux qu'être happée par le reste. Une première incursion dans l'imaginaire de Fabien Clavel réussie. Je retiens la construction maitrisée de la narration et surtout la richesse des nombreux personnages. Je lirai Nephilim très bientôt, c'est une évidence !

DameMeli
03/06/14
 

Homo vampiris, c’est pour sa couverture que je l’ai choisi, même si j’avais quand même lu le résumé. Je l’ai trouvé de suite belle bien qu’atypique et originale. Elle est étrange, mystérieuse, et sombre, très intéressante je trouve.Concernant l’histoire… j’avoue que j’ai eu un peu de mal en fait, même si globalement ça m’a plu. En fait, l’intrigue est très floue je trouve, impression accentuée par les changements de personnages. On ne sait pas ce qu’il se passe, qui sont tous ces gens, ce qui va arriver, bref, on ne comprend quasiment rien. L’histoire est tout de même intéressante, mais je pense que j’aurais plus accroché avec un peu plus d’informations. Cela étant, ça s’arrange au fur et à mesure, et on comprend peu à peu les tenants et aboutissants de l’intrigue.Comme je le disais, les très fréquents changements de personnage à chaque chapitre perdent le lecteur je trouve. On n’a pas le temps de s’habituer à ce qu’il se passe que l’on change déjà de personnage. Ils sont tous vampires, ce qui au moins les rapproche, mais faire le lien entre eux est au départ mission impossible. Il faut patienter pour finir par comprendre petit à petit.Ce récit se passe vers 2060, dans un avenir proche bien sombre pour la planète : bien que modernisé, le monde est soumis à de nombreuses intempéries. C’est un monde sombre, terrifiant, hanté par les vampires.Dans cet univers, on fait face à deux intrigues différentes : une plutôt politique, un groupe nommé l’Ancolie voulant renverser la Brigade œcuménique (brigade humaine qui essaie de tuer tous les vampires) en supprimant les Trois, 3 chefs à la tête de la brigade, représentant les 3 religions. L’Ancolie est également contre la famille Bathory, vieille famille de vampires en quelque sorte « famille royale ».En arrière-plan, il y a une intrigue policière, mais bien légère en finale. Nogar, un flic au caractère assez spécial et bizarre enquête sur les drôles d’évènements que laisse Nina dans son sillage.L’auteur ici a revisité le mythe vampirique. Les vampires ont soif de sang, mais peuvent s’en passer et vieillir, et ils ont des pouvoirs divers. La « maladie » se transmet difficilement. Même s’ils n’ont pas forcément une soif de sang dominante, ils ont par contre un certain appétit sexuel (certains vampires plus que d’autres).Au niveau des personnages, ils sont un certain nombre. On a d’abord un certain Zéro, un vampire albinos un peu diminué mentalement enfermé à l’Usine, et qui veut à tout prix retrouver ses « bébés ». Il est mystérieux et très étrange, on a du mal à saisir son rôle pendant un certain temps. Il y a ensuite Nina, demoiselle vampire qui semble être plus importante qu’il n’y parait, même si on ne comprend tout que dans les dernières pages. Elle est recherchée, ne connait pas ses origines, et l’Ancolie va la joindre et la protéger. Elle devient au fur et à mesure un personnage central.Et puis, il y a l’Ancolie, association vampirique composée de 5 vampires : Ashanti, Marcus, Fedora, Nemrod et Epone. Tous les cinq sont des vampires particuliers, dotés de dons variés. Cette association a œuvré en 1877 puis a été dissoute, pour se reformer finalement en 2060.On s’attache aux personnages au fil des pages, même si l’on ne connait d’eux que les éléments pertinents pour l’histoire. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le sombre et sauvage Nemrod. J’ai apprécié que quelques chapitres se déroulent dans le passé, retraçant les débuts de l’Ancolie, mais aussi le passé de chacun des membres de ce groupe.Ce texte est un thriller rythmé, étrange, noir, ponctué de plusieurs scènes d’actions. Il est également très mystérieux, on ne comprend le fin mot que dans les dernières pages. Par contre, j’aurais aimé que l’Usine d’où s’échappe Zéro soit un peu plus présente dans le récit (mis à part au début, et à la fin, elle n’est pas très présente, alors qu’elle a son importance).Quant à la fin, elle m’a laissée pantoise. On comprend enfin tout, on comprend le lien qui est régulièrement fait avec Lilith. Toutefois, je ne m’attendais pas du tout à la fin de chacun des personnages, j’avais les larmes aux yeux. J’imaginais tout autre chose.En bref, un bon roman, un peu trop flou par moment, mais que j’ai pris plaisir à découvrir et à lire.

Emyline
14/07/13
 

Choisi au hasard de mes déambulations dans la médiathèque, je ne suis pas déçue de cette lecture qui m'a fait découvrir un auteur que je ne connaissais pas. Les vampires, on connaît. Mais ce roman est différent car il allie enquête donc suspense et vampires. L'histoire se centre autour des différents personnages principaux : Nina une jeune vampire qui au début ne comprend en quoi elle est différente et pourquoi elle aime le sang. Elle rencontre par hasard Ashanti, un vieux vampire qui la "recrute" et la présente au groupe auquel il appartient, l'Ancolie.L'Ancolie s'oppose aux Bathory qui est elle, une très vieille et riche famille de vampires. Bathory n'est pas sans vous faire echo quelque part dans votre inconscient à la Comtesse Bathory qui se baignait dans le sang de ses victimes, de jeunes filles vierges. Ceci était sensé la rendre à jamais jeune (cf De fièvre et de sang de Sire Cedric). Après les vampires, il y a les humains, les Trois grands, qui est une association qui vise à la destruction de tous les vampires. A sa tête, les chefs de file des trois grandes religions : islam, chrétienté et judaïsme. Sans vous raconter toute l'intrigue, les grandes lignes sont : l'Ancolie est contre les Bathory et tous deux sont contre les Trois qui sont contre tous les vampires. Bon l'intrigue est assez complexe et à part Nemrod, Ashanti, Marcus et Nina, j'ai eu du mal à me repérer entre les différents personnages et à les re-situer dans l'intrigue. Par contre, une fois que je me suis plongée dedans - ce qui n'a pas pris longtemps- je ne l'ai plus lâché. J'ai adhéré au style, à l'histoire et aux personnages (surtout Nemrod même s'il n'apparaît que dans la deuxième partie de l'histoire). J'avais lu un ou deux avis qui n'étaient pas positifs sur ce livre, je ne comprends pas où ils ont vu tous les défauts qu'ils ont pu reprocher à l'histoire. Moi j'ai adoré, mais chacun ses goûts. Par contre, la fin m'a laissée totalement perplexe et sans voix. Je n'avais absolument pas deviné ce qui allait se passer et ça, c'est un bon point. Surprise, je cherche toutefois à comprendre les deux derniers chapitres de l'histoire. Je ne peux vous en dire plus sans vous révéler l'objet de la surprise. De plus, on voyage dans le monde entier grâce à ce livre et on découvre un nouveau monde où l'Homme n' a pas fait que du bien à la planète. D'ailleurs j'avais relevé une citation que j'ai trouvé très pertinente et que l'on peut replacer dans la vie réelle et le contexte actuel. Malheureusement, j'ai perdu mon petit bout de papier (oui, je suis désordonnée, je le retrouverais dans 1à ans ^^). En bref, j'ai bien aimé cette lecture que j'ai trouvé très rapide et dont je ne me suis pas lassée. Cependant, j'ai été déçue par certains aspects formels du livre : il y a beaucoup trop de fautes (frappe, homonymie, syntaxe, syllabe) dans cette édition. J'ai parfois chercher le sens des phrases. Bon, après, on me l'a toujours dit : je réfléchis trop à chaque mot quand je lis une histoire (ou un article, ou autre). J'ai adoré l'histoire et les personnages. Nina m'a particulièrement intriguée et il en va de même pour Nemrod dont je me suis attachée dès sa première apparition - même si elle est tardive

Titifra
12/03/13
 

Format

  • Hauteur : 23.50 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.45 kg