Hontes ; confessions impudiques mises en scene par les auteurs

ROBERTSON, ROBIN

livre hontes ; confessions impudiques mises en scene par les auteurs
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 05/10/06
LES NOTES :

à partir de
22,90 €

SYNOPSIS :

Robin Robertson, poète anglais, a eu l'idée de recueillir les témoignages de hontes publiques et d'humiliations, diverses et variées, vécues par soixante écrivains anglo-saxons, connus du grand public. Le lecteur assiste à un cortège de situations burlesques, d'espoirs bafoués, de désirs frustrés, de quiproquos. On y voit Chuck Patahniuk interrompu durant une lecture publique par les commentaires ironiques d'un travesti drogué distribuant des cachets opiacés aux étudiants. On découvre Jonathan Coe rampant à quatre pattes devant le public d'un studio de télévision pour se soustraire au champ des caméras. Julian Barnes
raconte une rencontre d'amnésiques entre lui et son éditeur, celui-ci ne se souvenant pas de son nom et lui-même cherchant désespérément le titre de son unique oeuvre publiée à l'époque. Paul Farley décrit son angoisse, lors d'une lecture, à l'idée que le micro puisse capter les couinements et les gémissements de ses intestins malades. Paul Bailey, lors d'un salon du Livre à Bordeaux, relate la brève mais remarquée intervention de Robin Cook. Les récits des blessures d'amour-propre d'écrivains, teintés d'une savoureuse autodérision, créent une littérature de la disgrâce pleine d'humour et d'humanité.
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Confessions impudiques mises en scène par les auteurs Une anthologie composée par Robin Robertson Soixantes vignettes racontant les petites et grandes humiliations relatives au monde littéraire par autant d’auteurs anglo-saxons : voilà qui est appétissant ! Et effectivement, on prend grand plaisir à parcourir ces petits moments de vie, que les auteurs nous soient connus ou pas. Parmi les anecdotes qui m’ont le plus plu, il y a la première, où David Harsent raconte une lecture des plus alcoolisées ; son hôte le rassure le lendemain quant à sa tenue de la veille, et de s’ébrouer comme quoi les ivrognes paraissent toujours plus dignes qu’ils ne le pensent, il est rassuré ; jusqu’à ce qu’un ami lui rapporte des semaines plus tard la version du dit hôte qui circule : à mourir de rire. Ou celle de Simon Armitage, dont chaque mot fait mouche, jusqu’à l’épilogue, où il trouve dans une benne à ordures l’exemplaire qu’il avait dédicacé à ses parents (Simon, de tout cœur avec toi !). Hugo Hamilton fait très fort aussi, avec par exemple : «Rien à voir avec la fois où, moi-même invité au Canada, je m’étais retrouvé à côté de quelqu’un que mon statut d’écrivain fascinait littéralement, et qui finit par me dire : « Je connais quelqu’un qui lit ». Et Maggie O’Farrell, dont le casque ouvert lors d’une émission de radio lui aura imposé d’entendre de la part de l’animateur qui allait l’interviewer : « J’en ai ras la casquette qu’on m’invite un tas de minables. Quand est-ce que vous allez vous décider à me dénicher de vrais invités ? » (Bonne émission, Maggie… !) Bref, soixante comme ça, et écrites directement par les pauvres rougissants : du bonheur, non ? (Même si toutes ne présentent pas le même intérêt). Je rêve de trouver la même anthologie de nos écrivains francophones… Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/09/12
 

Format

  • Hauteur : 21.90 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.59 kg
  • Langage original : ANGLAIS