EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/09/94
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

En 1640, Corneille a conçu sa véritable première tragédie. L'affrontement de deux cités, Rome et Albe, est symbolisé par celui de deux familles, les Horaces et les Curiaces. Les guerres nationales donnent à la tragédie de Corneille une nouvelle actualité, greffée sur un très antique fond mythique. Horace est une pièce aux
sens multiples : historique, politique, amoureux ; elle contient aussi un magnifique éloge de l'amitié virile, et une philosophie du héros, fait pour la solitude et pour la mort. Corneille offre autant de guerres et de sang que le journal télévisé, mais il y ajoute le sens et la beauté : il aide à penser la violence nue.
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Mon premier livre de Corneille, un dramaturge assez connu pour ceux qui aiment les classiques. Je dois dire que je suis mitigée sur cette lecture. Je pense lire le Cid, qui me semble meilleur. Le style de l'auteur est superbe, on ne peut rien reprocher à Corneille, les vers riment, on trouve là de quoi établir toute une liste importante de citations. En effet, je trouve la plume de l'auteur vraiment belle, les vers sont bien tournés, on ressent bien les émotions et les caractères des différents personnages. J'ai réellement adoré lire Corneille pour son style vraiment beau. Ensuite, la pièce se lit très vite, en moins de deux heures j'avais terminé. J'ai trouvé le premier acte un peu long et un peu confus. Il faut pour bien saisir la pièce comprendre les personnages et surtout leurs relations, sans cela, on a beaucoup de mal à interpréter les premières scènes. À proprement parlé, il n'y a pas d'action. Nous sommes plus dans la description des sentiments amoureux et fraternels qui unissent les uns aux autres, le déchirement qu'ils vivent à cause de ce duel. L'action nous est rapportée par des personnages, notamment le duel, ou bien par des didascalies et là, je ne vous dis rien. Parce que même si ça se lit vite, je ne gâche pas la fin. L'histoire, je vous la présente, Camille aime Curiace. Camille est la sœur d'Horace. Horace et Curiace doivent se battre en duel. Sabine est la femme d'Horace et elle est la sœur de Curiace. Une fois établit ces relations, nous comprenons l'histoire du déchirement de Camille et de Sabine. Elles aiment Curiace (pour des raisons différentes) et elles aiment Horace (pour des raisons différentes), et pourtant, l'un d'eux doit mourir de la main de l'autre. Quoi qu'il se passe, l'issue est fatale, d'où la nécessité de classer la pièce dans les drames. Nous avons donc la thématique de l'amour avec un grand A, de l'amour familial, du devoir, de l'honneur. Des thématiques importantes pour les Romains à l'époque antique, je trouve par ailleurs le contexte bien exploité par l'auteur. Toutes ces thématiques sont habilement et magnifiquement bien contées par Corneille, même si je compte quelques passages un peu longs ou ennuyeux, ou le début difficile à saisir. J'ai beaucoup aimé le personnage de Camille, sa relation avec Curiace, son devoir de Romaine, son amour impossible. Son monologue est très beau et sa fin terriblement triste. Je ne peux pas dire que j'aime Horace, mais je dois admettre qu'il n'est pas mauvais non plus. Il fait ce qu'on lui dit de faire, en bon soldat romain qu'il est. J'admets cependant qu'il est un brin effrayant lorsqu'il se met en colère contre Camille. Sabine a énormément de courage et de force et Curiace est lui aussi un personnage sympathique, quoique peu présent dans la pièce. La fin est très belle, les derniers vers sont bien tournés, ils me rappellent la fin de Roméo et Juliette. Je n'en dis pas plus, mais j'ai apprécié l'idée. En soi, ce n'est pas une mauvaise pièce, elle est très bien écrite et le sujet est épique, il concentre honneur, courage et amour. Seulement, il m'emporte moins en raison des passages plus longs et moins intéressants, et puis je ressors de la Cabane aux orties qui m'a marquée. Je pense tenter plus tard le Cid.

Ewylyn
10/03/14
 

Acte 1. De la guerre à la trève :Sc.1 : Albe-la-Longue et Rome, citée voisines, sont en guerre. L'albaine Sabine est mariée à un romain de noble famille, Horace ; Camille, sœur d'Horace, est de son côté fiancée à un noble albain, Curiace, frère de Sabine. Sabine déplore cette situation atroce, ayant ses trois frères dans un camp et son époux dans l'autre. Elle craint que Camille ait rompu avec Curiace, l'ayant vue parler chaleureusement avec Valère et demande à Julie d'interroger la jeune femme.Sc.2 : Camille proclame son amour pour Curiace, malgré qu'il soit devenu ennemi de Rome. Elle raconte à Julie qu'un oracle lui a prédit que Rome et Albe vont retrouver la paix et qu'elle vivra pour toujours au côté de Curiace. Mais un rêve funeste et sanglant qu'elle a fait par la suite lui ôte toute confiance car elle se refuse à épouser l'esclave ou le vainqueur de Rome.Sc.3 : Premier coup de théâtre : Curiace arrive et annonce que la mêlée générale n'aura pas lieu. Six guerriers, trois albains et trois romains décideront à eux seuls et par les armes de l'issue de la guerre et du destin de leur pays respectif. A l'issue du combat, le pays des champions vaincus se soumettra à celui des vainqueurs, à des conditions honorables. L'espoir semble renaitre pour Camille qui doit épouser Curiace le lendemain. Acte 2. Face aux nécessités du combat singulier : Sc.1 : Deuxième coup de théâtre, Rome a choisit Horace et ses deux frères pour champions. Curiace félicite son beau-frère.Sc.2 : Troisième coup de théâtre, Curiace apprend qu'il est désigné, ainsi que ses deux frères, pour défendre l'honneur et l'indépendance d'Albe.Sc.3 : Dans un tête-à-tête, Horace fait preuve d'une intraitable fermeté, qui se veut sourde à ses sentiments ; Curiace, tout aussi ferme dans son patriotisme, offre moins de résistances aux voix intérieures de l'amitié et de l'amour.Sc.4 : Camille tente de fléchir les guerriers.Sc.5 : Sabine elle aussi tente de leur faire entendre raison, en vain : Elle demande même à être tuée par l'un des deux afin qu'ils aient une raison de se haïr.Sc.6 : Le vieil Horace survient à temps pour brusquer des adieux trop pathétiques : Il rappelle à chacun son devoir. Acte 3. Première phase du combat : Sc.1 : Dans un long monologue, Sabine tente en vain de choisir entre les liens du cœur et ceux du sang.Sc.2 : Nouveau rebondissement, un fragile espoir se lève. Julie annonce à Sabine que les deux armées ont refusées de voir s'entre-tuer des parents si proches et réclament d'autres combattants. On s'en remet à la volonté des dieux, que l'on consultera par un sacrifice.Sc.3 : Alors que sabine se laisse gagner par l'espoir, Camille reste pessimiste et ne croit pas à un miracle.Sc.5 : Le vieil Horace annonce aux deux jeunes femmes que leurs frères se combattront, cette fois-ci sur ordre des dieux.Sc.6 : Julie rapporte les premières nouvelles du front, mauvaises pour Rome : Albe semble tenir la victoire, deux des Horaces sont morts et, seul survivant, l'époux de Sabine à pris la fuite. Indigné, le vieil Horace profère à l'égard de son fils des menaces de châtiments, car il aurait préféré le voir mort plutôt que déshonoré. Il jure même de tuer le jeune homme de ses propres mains si personne ne la fait avant lui. Acte 4. Le triomphe d'Horace :Sc.1 : Camille tente d'apaiser la fureur de son père, en vain.Sc.2 : Nouveau renversement de situation, Valère vient démentir la nouvelle incomplète qu'avait apporté Julie. Horace n'avait fuit que pour diviser ses adversaires inégalement blessés ; cette ruse lui a donnée la victoire et Rome triomphe ainsi d'Albe. La joie du vieil Horace est à son comble quand il apprend que le roi va lui rendre visite pour le remercier.Sc.3 : Le vieillard demande à Camille de sécher ses larmes et s'empresse d'aller porter la nouvelle.Sc.4 : Mais Camille, folle de douleur et furieuse contre la décision divine et la rigueur de sa destinée, nourrit d'amères pensées.Sc.5 : Arrive Horace, venu recevoir des compliments sur sa victoire, Camille le brave, et, laissant éclater son amour pour son époux, maudit son frère tout en proférant des blasphèmes contre Rome. Horace la punit de son impiété en la tuant.Sc.6 : Sabine, à son tour excite la fureur d'Horace, et lui demande de lui faire la grâce de la tuer-elle aussi : elle se refuse en effet à épouser le meurtrier de ses frères, mais ne peut pour autant renier son amour. Acte 5. Le jugement d'Horace : Sc.1 : Le vieil Horace plaint son fils d'être si peu romain et d'avoir déshonoré sa main en tuant sa sœur.Sc.2 : En hommage au service rendu à la patrie par Horace, le roi Tulle se rend dans la demeure du vieil Horace. Le procès du héros fratricide s'engage aussitôt, et Valère, qui aimait Camille sans espoir et veut venger sa mémoire, réclame en un réquisitoire passionné le châtiment du coupable. Horace, invité à présenter sa défense, le fait en des termes hautains ou perce un secret désespoir, il réclame même la mort, seul moyen selon lui de conserver sa gloire intacte.Sc.3 : Sabine plaide pour son époux et demande à mourir à sa place, puis le vieil Horace prononce en faveur de son fils une plaidoirie éloquente et chaleureuse. Le roi rend la justice en prononçant l'acquittement d'Horace, condamné à vivre en héros national, au service exclusif de l'état. Curiace et Camille, ainsi que l'avait prédit l'oracle, passeront l'éternité dans le même tombeau.

sovane
16/12/11
 

La pièce de théâtre est inspirée du combat entre les Horaces et les Curiaces. Second succès de Corneille après Le Cid, elle est une réponse aux contradicteurs du Cid. Deux personnages prennent place dans cette tragédie : Horace, originaire de Rome et Curiace, servant Albe. Ceux-ci sont sommés de se battre pour défendre leur cité. Or Camille, maitresse de Curiace est la sœur d'Horace et Sabine aimant Horace est la sœur de Curiace. C'est donc un reflet de personnalité que ces deux profils qui se font face entre haine et amour.Ainsi, quelle que soit l'issue du combat, le drame à venir va fatalement ravager les deux familles.Cette tragédie est évidemment menée de main de maître sur un rythme soutenu et pesant. Les personnages sont tous liés et s'entrainent bien malgré eux sur la pente descendante. Comme toute pièce de théâtre, et en particulier comme toutes les œuvres de Corneille, le style et les répliques sont cinglants. On assiste au spectacle impuissant et en espérant le miracle qui ne vient pas.Un passage :Sabine: "[...] Si je pouvais encore être toute RomaineEt si je demandais votre triomphe aux dieux,Au prix de tant de sang qui m'est si précieux,Je ne suis point pour Albe, et ne suis plus pour Rome ;Je crains pour l'une et l'autre en ce dernier effort,Et serai du parti qu'affligera le sort.Égale à tous les deux jusques à la victoire,Je prendrai part aux maux sans en prendre à la gloire,Et je garde, au milieu de tant d'âpres rigueurs,Mes larmes aux vaincus, et ma haine aux vainqueurs." (p. 32) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.11 kg

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