Hors champ

GERMAIN, SYLVIE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 19/08/09
LES NOTES :

à partir de
15,20 €
nos libraires ont adoré hors champ

SYNOPSIS :

En une semaine, Aurélien, un homme ordinaire, va progressivement disparaître. Il est de plus en plus hors champ, perdant jusqu'à sa voix, son odeur et son ombre. Au fur et à mesure de cette genèse à rebours, il sort aussi de
la pensée et de la mémoire des autres, même de ses proches. Cet effacement intensif s'opère au grand jour, dans l'agitation de la ville, à l'aune de tous ces naufragés qu'on ne regarde plus et qui ne comptent pour personne.
En une seule semaine, mais à l'envers, sorte de "genèse à rebours", Aurélien va s'effacer chaque jour un peu plus. Peu à peu, insidieusement, il devient excentré, "hors champ", "à côté de la plaque" (photographique : son portrait même ne retient pas son visage de plus en plus flou !). Aurélien disparaît aux yeux de ses collègues, de sa compagne et même de ses parents. Tel un fantôme sans épaisseur et sans voix, sans odeur et sans ombre, il déambule bientôt dans une autre dimension, absurde et implacable, aux perspectives douteuses : "Midas transformait tout ce qu'il touchait en or, se dit-il en cherchant en vain son reflet, et il a failli en crever. Moi, tout ce que je touche vire à l'invisible. En meurt-on ?".
Cette progressive et déroutante invisibilité du narrateur permet alors à Sylvie Germain de nous communiquer ce sentiment d'absence et d'indifférence, ce cruel abandon dans la mémoire et le regard des autres. Aurélien, pareil à tous les reclus de nos sociétés, figure cet "étrange étranger" qui ne compte plus pour personne.

erik (lens)
En une seule semaine, mais à l'envers, sorte de "genèse à rebours", Aurélien va s'effacer chaque jour un peu plus. Peu à peu, insidieusement, il devient excentré, "hors champ", "à côté de la plaque" (photographique : son portrait même ne retient pas son visage de plus en plus flou !). Aurélien disparaît aux yeux de ses collègues, de sa compagne et même de ses parents. Tel un fantôme sans épaisseur et sans voix, sans odeur et sans ombre, il déambule bientôt dans une autre dimension, absurde et implacable, aux perspectives douteuses : "Midas transformait tout ce qu'il touchait en or, se dit-il en cherchant en vain son reflet, et il a failli en crever. Moi, tout ce que je touche vire à l'invisible. En meurt-on ?".
Cette progressive et déroutante invisibilité du narrateur permet alors à Sylvie Germain de nous communiquer ce sentiment d'absence et d'indifférence, ce cruel abandon dans la mémoire et le regard des autres. Aurélien, pareil à tous les reclus de nos sociétés, figure cet "étrange étranger" qui ne compte plus pour personne.
Erik ,
Librairie
(C.cial V2)
5 personnes en parlent

Lu en 2009...mais j'aime beaucoup l'écriture de Sylvie Germain et je me souviens de cette étrange histoire, qui a coïncidé pour mo avec la lecture de La Moustache qui provoque le même malaise ..Devenir transparent est une expérience qu'on fait quelquefois: plus personne ne se préoccupe de vous, vous avez l'impression de ne plus exister parfois même à vos propres yeux. J'attends avec impatience la rentrèe pour lire son nouveau livre berthe

afbf
26/08/13
 

En l'espace d'une semaine, Aurélien disparaît .... Si l'histoire peut se lire comme une vaste métaphore sur une société où les gens ignorent de plus en plus leurs semblables ,ici,Aurélien devient littéralement de plus en plus flou, transparent .... ses collègues, sa copine , sa famille, des inconnus ne le voyant qu'à la dernière seconde quand il semble se matérialiser, puis plus du tout. Un homme invisible qui ne sait plus quoi faire pour exister, dialoguer, compter pour les autres. Si le point de départ m'a semblé intéressant , je rejoins vivicroqueusedelivres pour dire que ce n'est pas le meilleur ouvrage de Sylvie Germain qui peine à aller jusqu'au bout de son sujet . Malgré l'écriture fluide et agréable, je suis restée sur le bord de ce roman et pour l'émotion il vaut mieux relire Magnus ou Jours de colère.

dvan
25/08/13
 

Une semaine, une semaine suffit à effacer un homme. Une semaine ce n'est rien dans la vie d'un homme. Et la vie d'un homme sur la grande page du temps, quel espace remplit elle ? Aurélien devient flou, indistinct, trouble au yeux des autres. Sylvie Germain maîtrise magnifiquement les sens dans ses écrits, c'est peut être pour cette raison qu'elle sait peu à peu si bien les atténuer, les diluer, les dissoudre. Hors champ, c'est une histoire de miroir, celui du jeu de nos reflets. Nous n'apparaissons que si nous nous projetons dans les autres. Nous ne nous définissons que contre la paroi des autres. Comme si ce qu'elles nous renvoient de nous est ce qui nous donne nos contours, notre forme. « Je vis, j'existe, je suis aimé, j'aime, je vois, je sens, tu me touches » . Un incroyable sonar nous permet d'être vu, perçu, reçu par les autres. Qu'est ce qui enraye cette machine ? Qui n'a pas au moins une fois eu cette impression d'être hors champ, invisible, inaudible, comme absent des autres. Aurélien, dans ce conte à rebours, s'efface, tombe dans l'oubli. L'écriture de Sylvie Germain est pleine d'odeurs et de couleurs , de silence et de bruit. Qu'est ce qui s'accroche aux parois de notre mémoire ? Qu'est ce qui s'accroche à notre regard ? Qu'est ce qui nous rappelle aux autres pour ne pas nous perdre totalement ? Une vie comme une poignée de sable. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
18/09/12
 

Aurélien a tout pour être heureux: un métier et des collègues pas trop mal, une amoureuse séduisante, une mère aimante....Mais Aurélien, se demande si sa vie a vraiment du sens, si tout cela a une véritable profondeur. A partir de ce constat, il va subir bien malgré lui une sorte de "genèse à rebours". En effet, au fil des pages, le héros s'efface. Cela commence par de l'indifférence ou de l'étourderie de la part de ceux qui l'entourent, puis peu à peu c'est lui même physiquement qui devient flou dans une grosse agglomération où règne l'indifférence et l'égoïsme. L'idée de départ est bonne, mais Sylvie Germain peine à trouver une fin qui tienne la route pour un sujet qui flirte avec le fantastique. La fiction est néanmoins bien écrite et propose une allégorie de la dépression, "mal du siècle" dans notre société. Car, ce qui arrive à Aurélien n'est-il pas le mal être dont souffre bon nombre de nos concitoyens, persuadés d'être une quantité négligeable pour les autres, inutiles à la société et à leurs familles? Une histoire curieuse qui mérite d'être lue, complétant une réflexion sur la disparition déjà menée par l'auteur dans son précédent ouvrage L'inapercu vivi

vivicroqueusedelivres
19/02/12
 

Aurélien est un quadragénaire avec une vie plus ou moins ordinaire, jusqu'au jour où, sans s'en apercevoir, il commence lentement à disparaître. Une semaine, c'est le temps qu'il lui faudra pour disparaître de la vue des gens, de leurs souvenirs. Il a beau lutté, rien n'y fait. Peu à peu, il s'efface de la perception des autres. Il se fait floue dans un premier temps, puis ses proches commencent petit à petit à l'oublier, jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement.La prose de Sylvie Germain nous entraîne dès les premières pages et on se laisse faire avec plaisir. On avale les mots, la détresse de cette personne comme nous qui se heurte à l'indifférence des autres. Une indifférence terrible qui est bien le propos ici. L'abandon, l'indifférence avec laquelle on traite tous ces gens qui "dérangent", comme le montre la scène du métro où le wagon entier ignore ce sdf, qui sent trop mauvais, qui est trop embarrassant pour le citoyen lambda. Tout ces gens ignorés, qui se heurtent à l'indifférence des autres, c'est de ça dont Aurélien est victime. Mais pour lui, la chose est poussée à l'extrême, jusqu'à être oublié par sa propre mère, s'effacer des photographies, disparaître complètement du monde réel. Seul son frère Joël se souvient de lui, mais il ne peut pas communiquer, prisonnier de sa prison de chair, à sa manière un oublié lui aussi.J'avais été emportée et émue par Magnus, et Sylvie Germain réitère le charme avec Hors champ. Elle est décidément un auteur que j'aime énormément, qui aborde des sujets graves avec une plume légère qui m'emporte à chaque fois. Ce fut encore un plaisir de la lire. Ladilae

Ladilae
07/01/12
 

Format

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