Hygiene de l'assassin

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/10/04
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque
entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci où se révèle alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Dans ce premier roman d'une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli..
15 personnes en parlent

J'ai attendu 20 ans (enfin presque) avant de tenter de lire Amélie Nothomb. Bon j'ai vu le film Stupeur et Tremblements mais ça ne compte pas hein. Quelle découverte !!! (et pourtant, tout le monde en parle). Un roman construit comme une pièce de théâtre, tout en dialogues savoureux , des joutes verbales croustillantes entre ce vieil écrivain au bord de la mort et les journalistes qui se précipitent à son chevet. Pretextat Tach fait partie de ses personnages qu'on adore détester, qu'on adore voir succomber devant l'impitoyable Nina, jusqu'à la révélation de son (terrible ?) secret. Et au delà de ça, une étude passionnante du rapport de l'auteur à son écriture, et du notre, lecteur, à nos lectures. Au fond, savons-nous si bien lire ? Jubilatoire !!

maryRed
14/03/11
 

Prétextat Tach. Consonnes assourdissantes, voyelles faiblardes et pauvres. Personnage grossier, cruel, sadique, irritable et horrible. L’analogie est quasi-parfaite. Après la psychanalyse des rêves, place à celle des noms, des prénoms. Chaque son a sa signification. Prononcer Prétextat Tach, c’est se faire violence, la bouche se crispe, les dents se serrent, la gorge racle et s’irrite. Interviewer cet homme revient à peu près au même…Pourtant 5 journalistes vont se rendre chez lui, 5 individus, 5 êtres qui vont approcher un écrivain – ou une créature, je ne sais pas – dont la morsure laisse des marques profondes. Ils vont se succéder, l’un après l’autre, et tenter de faire parler l’homme qui va bientôt mourir. L’homme qui, dans sa chaise étroite attend, inlassablement, la Dame Noire, celle de l’Espérance. Car Prétextat Tach, on le découvrira assez tard, cache un lourd secret, dont les plaies, les souvenirs douloureux, filtrent aux travers de son œuvre. Hygiène de l’Assassin était le nom de son dernier roman. Un roman qui résonne d’insousiance, de jeunesse fragile, de teints pâles et parfaits, qui cachent un mal-être intense. Se baigner dans le lac, comme pour se purifier du Monde, comme pour s’excuser de vivre, de grandir, de vieillir. Voilà le rituel auquel se soumettait Tach et sa cousine Léopoldine, jusqu’à ce que le temps les rattrape, et que le sang ruisselle le long de la chair… Avec la dernière journaliste, le dialogue va prendre une tournure différente. Les mots vont le mettre à nu et l’écrivain sera confronté à lui-même. Une parole qui exhorte, une parole crue qui laisse entrevoir, sous cet amas de graisse, un homme faible et sensible…Le roman aurait pu être une réussite. L’histoire avait de quoi plaire. Originale, intrigante, audacieuse. Le roman se lit facilement, trop facilement. Les dialogues auraient pu nous mener vers les rouages, les mécaniques profondes de l’homme, avec un grand H. Les quatre premiers sont dénués d’intérêt. Le dernier où l’être infâme commence à se dévoiler, tourne au tragique cliché, aux rebondissements prévisibles et aux sentiments superflus. Prétextat Tach, caricature grossière de Socrate, dans son extrême agaçant et dérangeant, l’analyse philosophique en moins. Déçu, déçu par ce roman, dont je n’ai pu saisir le génie. Un génie dont la silhouette imposante de Tach m’étouffait l’aura. Un aura dont j’aurais pourtant tenté de chercher l’éclat, aux travers des mots, des phrases, qui fourmillent dans le roman. En vain. Je me suis baigné dans ce lac d’eau glacée, moi aussi. Un bain étrange et qui ne laisse pas indifférent. Mais je préfère, de loin, la rive accueillante et curieuse, à ces eaux troubles. Troublées par le sang, le sang opaque qui, à celui qui aurait le malheur de boire la tasse, laisse un goût désagréable. Dommage.

Loach
23/05/11
 

Premier "contact" avec Nothomb, à ses débuts. Ecriture parfaite, ciselée, mais thématiques et idées dérangeantes, je n'aime pas l'univers de cet auteur. Canel

Canel
31/01/16
 

Prétextat Tach, auteur ayant remporté le prix Nobel de littérature, est sur la fin de sa vie. Diagnostiqué d’un cancer rare, il finit par accorder quelques interviews après avoir vécu en reclus toute sa vie.Les premiers journalistes se confronteront à sa singulière personnalité, sans en tirer profit. Puis arrivera une cinquième qui lui tiendra tête, et il se prendra au jeu.J’aime beaucoup cette façon naturelle dont Amélie Nothomb utilise des mots « compliqués », en rapport au monde littéraire, très souvent à la suite d’ailleurs, ce qui oblige le lecteur à prêter attention pour comprendre, comme pour le forcer à bien suivre l’histoire.L’humour noir et le cynisme sont vraiment très présents dans ce roman, pour mon plus grand bonheur.La plume d’Amélie est très agréable à suivre, d’autant plus que le dialogue est omniprésent, dynamisant à merveille le roman.J’aime beaucoup la personnalité de Prétextat Tach. Il envoie carrément promener le premier journaliste à qui il accorde une interview (les autres également, par la suite) et avec raison à mon avis. Ces journalistes arrivent en terrain conquis et semblent connaître le travail de l’auteur, ils semblent le comprendre et n’hésitent pas à analyser sa personnalité. Prétextat les contredit, leur répond avec sarcasme et ironie tout en leur donnant une petite leçon.J’adore sa franchise et son mépris des personnes qui viennent l’interviewer. Il « remet les pendules à l’heure » et critique de façon très hautaine, certes, mais tellement vraie.Sa vision sur la vie et l’humanité est jubilatoire, j’ai énormément sourit au fil de ma lecture.Je pourrai citer un nombre incalculable de phrases, mais celle-ci m’a particulièrement plu : « Un jour, un homme très sérieux m’a dit que si on jouissait en faisant l’amour, c’était parce qu’on créait la vie. Vous vous rendez compte ? Comme s’il pouvait y avoir quelque jouissance à créer une chose aussi triste et moche que la vie ! »L’intrigue est simple, mais diablement efficace.Une bonne partie du roman critique la lecture et l’écriture en elle-même, au travers des paroles de Prétextat, mais surtout de l’irritante habitude qu’ont certaines personnes à sur-analyser les écrits de grands romanciers. On a tous en mémoire des cours de français où les professeurs trouvaient mille métaphores à travers un livre, et où les élèves finissaient toujours par se dire que ça allait trop loin.J’ai retrouvé ça dans le roman, et c’est pour mon plus grand plaisir que Prétextat critique cette façon de penser. Quand une critique disait d’un de ses romans « Un conte de fées riche de symboles, une métaphore onirique du péché originel… », l’écrivain répondait « Je peux me permettre d’écrire les vérités les plus risquées, on n’y verra jamais que des métaphores. »Ce roman est pratiquement tout en dialogue, il n’y a que très peu de descriptions, mais ça ne m’a pas du tout gêné, au contraire. Le fait de suivre les interviews par les paroles seulement donne l’impression de participer à l’échange entre l’écrivain et les différents journalistes, comme si on était dans la même salle, avec eux.Décidément, j’enchaîne les coups de cœur récemment, mais celui-ci arrive en tête.Ce roman est une perle, je le conseille absolument !

Nathouelecture
05/10/15
 

Prétextat Tach, 83 ans, est un monstre dans tous les domaines. Physiquement, il est plus qu’obèse, son poids l’a rendu complètement impotent et l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant et à recevoir sa toilette par une infirmière. Moralement, il est parfaitement imbu de sa personne, misanthrope et misogyne au plus haut point et d’un cynisme sans borne. Mais c’est aussi un monstre de littérature, récompensé par le prix Nobel. Et l’on vient d’annoncer que le vieillard, atteint d’une maladie rare, n’a plus que deux mois à vivre. Tous les journalistes se précipitent pour recueillir les dernières paroles du maître. Tous se font sauvagement éconduire.Après que le quatrième interviewer se sauve horrifié et dégoûté par l’ignoble personnage, Nina, jeune journaliste téméraire à la répartie acerbe, décide de tenter sa chance et de faire avouer non seulement la supercherie littéraire de l’auteur mais son crime au bourreau, un crime qu’elle seule semble avoir débusqué sous les mots…Grandiose ! L’auteure belge nous donne à lire une joute verbale d’une intensité remarquable. Nina, plus cynique encore que Tach, parvient à pousser l’horrible vieillard dans ses retranchements les plus profonds. Les dialogues, d’un raffinement et cruauté aussi admirables que pervers, se laissent déguster avec un contentement sans nom. Pas de temps mort dans ce huis-clos où la grande faucheuse se fait pourtant de plus en plus présente au fil des pages. Je ne pouvais qu’adorer ce chef-d’oeuvre d’humour noir et de cynisme érudit ! Un premier roman remarquable, dans lequel on perce déjà les thèmes de prédilection de Nothomb (la monstruosité de l’obésité notamment que l’on retrouvera notamment dans Les Catilinaires) qui avait largement mérité sa récompense au Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999. http://leslecturesdenaurile.wordpress.com

Naurile
17/01/15
 

Probablement le meilleur livre d'Amélie Nothomb ! Excellentissime de cynisme, d'écriture au couteau, d'humour, de finesse.Prétextat Tach, un célèbre écrivain, obèse, handicapé mais surtout très arrogant est en fin de vie. 4 journalistes sont là pour l'interviewer mais ils ne se doutent pas de ce qu'il leur réserve : humiliation, pièges...Il n'y a que la dernière qui réussit à lui tenir tête, à l'ébranler même !Une joute verbale époustouflante !

saomalgar
26/08/13
 

Voilà bien des années que je ne m'étais pas plongée dans l'univers d'Amélie Nothomb, dont j'ai dévoré (presque) tous les premiers romans. Le presque a son importance car je n'avais pas lu "Hygiène de l'assassin". Plus exactement, j'avais essayé de le lire et je l'avais abandonné car je suis assez hermétique aux romans "à dialogues". Par la suite, j'ai cessé de lire la romancière, lassée de ses thèmes récurrents (la laideur, l'obésité, les histoires d'amour "bizarres). Son humour noir, accrocheur au départ, a fini par m'agacer. Je n'étais pas mécontente toutefois de retrouver, l'espace de quelques heures, l'univers de la romancière. Le début de l'écoute, laborieux en raison des dialogues, a bien failli me décourager. Puis contre toute attente, au bout d'une heure, j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire... En résumé, voici de quoi il s'agit : Nous sommes en 1990, peu avant la guerre du golfe. Pretextat Tach, vieil écrivain sachant sa mort prochaine, accepte de donner quelques interviews. Laid, obèse et misanthrope (un affreux personnage à tous niveaux), il écourte les premiers entretiens, ridiculisant les journalistes. Puis arrive le tour d'une jeune femme qui, à la différence de ses confrères, connaît parfaitement l'oeuvre de l'écrivain. Mieux, elle a su lire entre les lignes... Une joute verbale se met en place. Pretextat use et abuse de la mauvaise fois et de la vulgarité qui le caractérisent pour tenter de déstabiliser la jeune femme. Mais cette dernière ne se laisse pas démonter et amène le vieillard à livrer les secrets qui ont nourri son oeuvre. La lectrice, Guila Clara Dessous, change de voix selon les personnages rendant les dialogues très vivants et je dois dire que je me suis régalée à écouter la journaliste mettre à nu les secrets du prétentieux Pretextat. La fin est un peu décevante mais logique. Relirai-je pour autant Amélie Nothomb ? Pas tout de suite, c'est certain. J'aurai trop peur de me lasser de nouveau. Une agréable lecture [http://http://sylire.over-blog.com

sylire
10/07/13
 

Ce roman met en scène un écrivain octogénaire, Prétextat Tach, Prix Nobel de littérature. Il lui reste peu de temps à vivre et il a accepté, même s'il refuse de l'avouer et préfère faire croire qu'on le lui impose, une série d'interviews. Plusieurs journalistes se succèdent donc chez lui et l'écrivain n'en fait qu'une bouchée. Arrive ensuite une jeune journaliste.Autant j'avais apprécié Stupeurs et tremblement, autant j'ai du mal à comprendre comment Amélie Nothomb a pu percer avec ce roman-ci, que je trouve dépourvu de finesse. L'écrivain est une caricature du vieil écrivain grincheux et le duo et le contraste que forment cet écrivain et cette jeune fille ne brille pas par son originalité. Je vais encore me démarquer de mes copines (je vous promets les filles que je ne le fais pas exprès) mais je n'ai pas non plus du tout aimé la lecture théâtralisée qu'en fait Guila Clara Kessous. J'ai demandé l'avis de mon mari qui a, comme moi, eu l'impression qu'elle lisait un conte pour enfants. A signaler aussi que j'aime beaucoup les interviews d'auteurs mais que celle d'Amélie Nothomb me fut presque insuportable: j'ai vraiment l'impression qu'elle récite un texte et qu'il n'y a aucune spontanéité dans ce qu'elle dit. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
30/05/13
 

L'illustre romancier et Prix Nobel de Littérature Prétextat Tach n'a plus que deux mois à vivre. Cet écrivain de quatre-vingt trois ans, nombreux romans est atteint d'une maladie incurable. Dès que la nouvelle devient publique des journalistes se précipitent à son chevet ; or Prétextat T qui a toujours refusé les interview "convie " à son chevet 5 heureux élus.... pour mieux les humilier et les faire fuir .... hormis Nina , qui parvient à le déstabiliser et à passer un pacte avec lui : "si je perds, je ramperai devant vous. Mais si je parviens à découvrir ce que vous cachez, c'est vous qui ramperez devant moi ! »Amélie Nothomb nous offre un très joli texte,un huis-clos étouffant et bluffant.

dvan
10/03/13
 

Il était une fois deux passionnés qui décidèrent de créer une maison d'édition, et de publier dix romans en version manuscrite, au tarif totalement prohibitif de 93 euros l'ouvrage. Pour ouvrir le bal, ma si chère Amélie, avec le manuscrit de son tout premier roman publié, en 1992, "Hygiène de l'assassin". C'était pour moi irrésistible (bien que totalement déraisonnable).L'objet m'a déçue, c'est un fait. Je m'attendais à du luxe, de la douceur, j'avais en tête une sorte de Pléiade plus-plus, j'ai manipulé du carton, une sensation assez rustique, peu conforme à mes attentes. Je ne regrette pourtant pas du tout, parce que ça reste une folie, parce que lire une version manuscrite permet de ressentir plein de choses, de constater qu'elle ne fait pas de fautes (bon j'ai cru en relever deux, sans pouvoir être sûre de mon fait tant l'écriture peut parfois être ardue à déchiffrer) (en revanche il y a des erreurs de tiret), voir le changement de stylo, le moment où il fatigue, se fait plus pâle, les très rares ratures (incroyable ce premier jet qui est de suite le bon), les moments où la plume s'emballe, l'écriture soudain plus ample permettant de voir qu'il y a eu pause, et puis ce bonheur indicible du manuscrit, quoi.Hygiène de l'assassin, (elle souligne les titres, Amélie, en même temps l'italique à la main, ce ne serait pas évident), donc, premier roman qui a lancé la carrière d'Amélie Nothomb. Je l'avais lu, à l'époque, mon souvenir en était vague, le relire 20 ans plus tard c'est comme le découvrir, et j'en ai surtout vu les défauts (je suis tellement française...). Histoire d'un prix Nobel de littérature (Prétextat Tach, non mais ce nom ! N'est-il pas génial ? Connotations à la fois distinguée -le prénom, existant, assassiné sur ordre de Frénégonde, tiens - et immensément triviale - prétexte à tache...) mourant qui autorise quelques ultimes entretiens journalistiques, et qui se lance dans un dialogue/duel avec une jeune péronnelle. Ca finit mal. Les dialogues (et même l'action, soyons honnête, comment expédier en une phrase bancale l'acte final...) comportent une grande part de maladresse, une outrance dans plusieurs domaines qui est non seulement répétitive mais également quelque peu lassante, et pourtant c'est empli d'excellentes choses (et témoigne d'une érudition certaine (philo etc.) et d'un si communicatif amour de la langue française, avec une apologie enthousiasmante de la conjugaison, de la syntaxe, de la réthorique et des sophismes, adossée à une amusante allergie aux métaphores et à la dialectique) (j'ai évidemment beaucoup pensé à Muriel Barbery) et pas un instant on n'a envie de le reposer. Sylvie Sagnes

SagnesSy
26/09/12
 

C'est un livre piquant, à l'humour acide et aux réparties cinglantes, les personnages des journalistes étant relativement suêrficiels comparés à celui de Prétextat Tach, plein de revers mystérieux...

Arfirith
26/08/12
 

J'ai relu pour le plaisir (de vous en parler) le premier roman d'Amélie Nothomb. Hygiène de l'assassin nous raconte l'histoire d'un homme Prétextat Tach, écrivain et personnage à part entière. Il vit replié chez lui et n'a pas écrit une ligne depuis ses 59 ans (il en a 83 dans le roman). Cet homme inaccessible avec un physique ingrat convoite la curiosité des journalistes. Seulement 4 vont avoir la chance (ou pas...) d'interviewer Prétextat. Quatres hommes et une femme, les quatres premiers vont être plutôt expédiés, Prétextat se joue d'eux. Mais la jeune femme, elle, va lever un mystère sur Prétextat qui va plus facilement se livrer à Nina, qui semble être la seule à connaître la vrai histoire de Prétextat Tach. On va découvrir le vrai visage de notre personnage principal. Ce roman soulève de nombreuses questions sur l'âme humaine et surtout sur l'envers du décor d'une personnalité aussi forte que celle de Prétextat.C'est un roman court (180 pages) qui est une belle entrée en matière dans l'univers d'Amélie Nothomb, j'apprécie beaucoup les descriptions de l'auteur, on se croirait vraiment dans la scène, on est complètement intégré à l'histoire et on a envie de comprendre le pourquoi du comment.

Bookinwoman
10/08/12
 

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour décrire ce livre est "bizarre".Le personnage principal est un homme gros, laid, écœurant, méchant et prétentieux. Il n'est pas question de l'apprécier ou de s'y identifier ; juste d'assister à un échange, des échanges, grossiers, ridicules, incohérents, mais pleins de conviction. Jusqu'au cinquième journaliste qui lui tiendra tête et à qui il pourra, enfin, raconter son histoire.Les dialogues sont surprenants, entre le ridicule et le génie, tellement la stupidité du contenu fait pourtant preuve de logique. Le lecteur se retrouve coi devant le texte, mais incapable d'en détacher les yeux. On est emporté dans ce récit des plus inattendus, qui ne cesse de nous prendre par surprise et se clôture en apothéose.Amélie Nothomb parvient à captiver, à proposer une histoire intéressante, en laissant pourtant le lecteur à l'extérieur du roman, en simple spectateur d'un récit dont les journalistes sont eux-même simples spectateurs car c'est bien Prétextat Tach qui mène la danse, y compris avec le dernier journaliste à qui il finira par faire faire exactement ce qu'il veut.Brillant !

Aidoku
02/07/12
 

Étonnante et dérangeante histoire, construite comme des actes d'une pièce de théâtre, qui nous laisse à penser , au delà de la folie assassine d'un écrivain au bord de la mort, le sens que l'on donne à la célébrité,à la littérature, aux rapports entre l'écrivain et son lecteur. Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
06/09/10
 

C'est juste un pur délice de voir ces pauvres journalistes rejetés les uns après les autres par cet auteur odieux, qui prend un malin plaisir à cet excercice.A chaque entretien, on hésite entre avoir pitié pour ces pauvres hommes, et sourire de la facilité avec laquelle Monsieur Tach les fait tourner en bourrique!Quelle surprise de voir arriver ce dernier journaliste, qui va rentrer dans le jeu malsain de Prétextat, et même le retourner à son avantage!Cette rencontre va les boulverser tout les deux à un point qu'ils n'auraient jamais imaginer ...Un livre plein de vigueur qui se dévore d'une traite. http://archessia.skyrock.com/

Archessia
24/04/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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