Il etait une ville

REVERDY, THOMAS B.

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 19/08/15
LES NOTES :

à partir de
14,99 €
nos libraires ont adoré il etait une ville
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Détroit, 2008. Alors que les maisons ne valent plus rien et que les gens s'en vont en les abandonnant, Eugène, un jeune ingénieur français, débarque pour superviser
un projet automobile. Au même moment, l'inspecteur Brown enquête sur la disparition du petit Charlie, qui a grandi dans l'un de ses quartiers désertés.
Le décor omniprésent est le personnage principal de ce roman fait de désespérance, de poésie, de violence et d’amour qui donne à « contempler les ruines de notre propre civilisation », dans laquelle errent quatre fantômes ordinaires qui se révèlent héroïques chacun à leur façon. Triste et beau à la fois.
Corinne ,
Librairie
(Valenciennes)
4 personnes en parlent

Un livre lu dans le cadre du futur prix des lecteurs pour les Escales du Livre 2016.Thomas B Reverdy est un auteur dont j’apprécie les livres et les différents univers dont il nous parle à travers ses livres.Cette fois, il nous emmène à Detroit de nos jours et surtout après la Catastrophe et la faillite économique de cette ville. A travers plusieurs personnages, l’auteur va nous parler de cette ville et de sa situation actuelle. On pourrait croire que l’on se situe dans une ville après une guerre mais Detroit a subi une des plus importantes crises économiques et la description de cette ville anéantie pourrait nous faire penser à des villes après des guerres . A travers plusieurs personnages, l’auteur va nous raconter la vie quotidienne d’habitants de cette ville perdue.Il y a Brown, un policier de Detroit, proche de la retraite et qui est l’un des seuls et derniers qui continue à vouloir enquêter sur la disparition d’enfants et de jeunes adultes. Charlie, un jeune garçon qui a décidé de fuguer et est parti avec des copains de classe, ils vont s’installer dans la Zone, quartier industriel déserté et à l’abandon et où une bande de jeunes squatteurs ont créé une sorte de cour des miracles. Georgia, la grand-mère de Charlie qui a essayé de l’élever seul. Eugène, un jeune ingénieur français muté à détroit après un échec professionnel en Chine et qui doit lancer la production d’une nouvelle voiture, dans cette ville où l’industrie de l’automobile était la plus florissante. Candice, serveuse dans l’un des rares bars qui sont encore ouverts et qui essaie d’oublier son passé proche et de la fin tragique de l’une de ses amies d’enfance,. Mais peut-on croire encore au conte de fées et à d’éventuelles belles histoires d’amour dans cette ville dévastée.D’une écriture fluide, à travers les différents chapitres qui racontent la vie et les différentes aventures de chaque personnage, Thomas B Reverdy campe un paysage de désolation, dans une vile en faillite et en ruines, mais les humains essaient tout de même de survivre et d’avoir un peu d’espoir dans l’avenir. J’ai beaucoup pensé au film de Jarmusch, « only Lovers Left Alive », où certaines scènes avaient été tournées dans des quartiers en ruine de Detroit.« Quand on pense à l’avenir, on a toujours l’impression que la vie n’est qu’un rêve » était une phrase qui m’avait marqué dans « les évaporés » et cela peut aussi correspondre à ce roman.Ce livre nous parle de la situation économique, sociale de Detroit mais aussi de notre société actuelle. Grâce à ces différents personnages, Thomas B Reverdy peut nous parler d’économie, de conditions de travail, de la vie quotidienne. Une lecture plaisante malgré ce climat apocalyptique, mais on pourrait reprocher à l’auteur d’utiliser les mêmes mécanismes romanesques, même si les décors changent : que ce soit le Japon dans les évaporés ou NYC pour « l’envers du décor ». Une lecture qui m’a interéssé mais je vais continuer de lire la sélection pour el prix des lecteurs afin de faire mon choix

catherine
02/11/15
 

Détroit, capitale florissante de l’industrie automobile, subit de plein fouet la crise des Subprimes durant l’année 2008.La ville s’est pour ainsi dire vidée de sa substance, faillite des banques, licenciements, maisons abandonnées.Malgré cela, certains tentent de résister et de survivre dans ce milieu hostile, tout comme Eugène qui vient d’y être parachuté par son entreprise afin de superviser un projet automobile.Charlie, comme tous les enfant tentent de se glisser dans les interstices du désastre et rêvent d’une vie meilleure en refaisant le monde au milieu des terrains vagues.La ville de Détroit est « le personnage central » de ce roman attachant.L’écriture juste et sensible de Thomas Reverdy nous donne à voir la lente agonie d’une ville américaine, parabole glaçante de notre civilisation au bord du gouffre.Une lecture agréable même si ce roman n’a pas à mon sens le même attrait que « les évaporés ».

isabelleisapure
28/09/15
 

Boson ville martyre où comment la population résiste et survie dans une ville abandonnée à elle-même. Un regard intransigant sur le capitalisme, l'économie au détriment du social, de l'humain.

Virago
14/11/15
 

Catastrophe à Détroit La ville de Détroit se vide de ses habitants et ceux qui restent tentent, tant bien que mal de continuer à y croire.Ce nouveau roman de T. Reverdy m'a moins charmée que le précédent "Les évaporés". J'ai eu du mal à passer d'un personnage à l'autre.La fin est une touche d'espoir dans l'avenir, malgré le chaos.

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Format

  • Hauteur : 20.90 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.26 kg