Il faut bien que le diable se pose quelque part

JOSSE, DOMINIQUE

livre il faut bien que le diable se pose quelque part
EDITEUR : HARMATTAN
DATE DE PARUTION : 19/12/08
LES NOTES :

à partir de
14,25 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Le jeune Moussa, sa mère, son père, s'implantent dans une vallée ; s'accordent à un village où les rues et les vieilles pierres dégagent une impression de calme et de pérennité. C'est un village de nulle part. L'intégration y semble facile :
à l'âge de Moussa, il s'agit d'amitié, de complicité et d'engagement dans les jeux partagés. Mais les murs sereins recèlent des secrets, des tumultes prêts à s'épanouir. Sous la prudence et le respect, veillent le préjugé, la rancoeur.
1 personne en parle

Nous sommes dans un petit village qu'on suppose au pied des Pyrénées, un petit coin tranquille où la vie coule sans histoires. Jusqu'au jour où arrivent des immigrés clandestins, enfuis de Mauritanie et très noirs. Habib, Yasmina et Moussa, qu'on appellera Bib, Mina et Momo. Le père du narrateur, homme ouvert et progressiste les prend sous son aile, leur trouve un travail et les loge. Il a un drôle de métier, le père, il fabrique des pinces à linge ! Momo devient le plus fidèle compagnon du gamin qui raconte, il est un as au foot et les autres de la classe l'acceptent finalement pas si mal. D'autant que la vanne part vite entre copains, on se fait vite traiter de pédé par exemple...C'est qu'on n'est pas si ouvert que cela dans le village, on trouve toujours à commérer, à se gausser des uns et des autres. Un vrai village de chez nous, quoi. Parfois, c'est la Poularde qui sert de cible, boiteuse, cocue et méchante, cela fait beaucoup pour les chenapans qui ne l'épargnent guère. D'autant que, sainte ou idiote, elle a soigné son infidèle d'époux jusqu'à son dernier jour. Rien de tout cela ne serait bien grave si un jour on ne trouvait pas une poule égorgée sur le seuil des Bouchikri, les Mauritaniens. Égorgée de façon rituelle, dit-on, avec une fine lame qui a entaillé le cou de long en long et fait couler beaucoup de sang, un drame rituel, un maléfice, un rite de sorcellerie, les esprits s'échauffent et on lorgne vers les seuls étrangers du village, c'est vrai, une telle horreur, on n'a jamais vu cela chez nous !Puis arrivent d'autres poules sur trois autres paillassons, le notaire, la Poularde et encore un autre. L'enquête de police ne donne rien jusqu'au jour où le notaire est visé, alors là, on saisit tout ce qui a d'influence au pays, le commissaire, le préfet, le maire, chacun s'en mêle.Quand soudain, le drame survient : la maison de la Poularde est brûlée, et avec elle sa propriétaire. Et c'est sûr, c'est la loupe dont se sert Mina pour lire qui a provoqué l'incendie. Alors on n'hésite pas : ni preuves ni aveux mais de « fortes présomptions » et un avis unanime de la population déclenchent le procès, l'accusation, les coupables sont incarcérés, les parents en prison, Momo dans un cente de détention pour mineurs.Mais rien n'est si simple et la sourde montée du racisme exprimé, qui ne demandait qu'à jaillir au grand jour, va se heurter à une vérité inattendue.C'est Mina, la Mauritanienne, si Noire, si fière d'être Africaine, qui comprend d'où est venu tout le mal et qui résume par un proverbe bien africain : il faut bien que le diable se pose quelque part.C'est bien écrit, avec drôlerie grâce à la plume juvénile du narrateur mais les choses sont dites : le racisme sous-jacent n'attend qu'une infime occasion pour s'exprimer et donner lieu à des manifestations de haine aveugle. Encore combien de temps ce livre sera-t-il d'actualité ?

hebelin
19/07/13
 

Format

  • Poids : 0.22 kg

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