Impardonnables

DJIAN, PHILIPPE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/01/09
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Je songeais à me remettre à l'écriture d'un roman pour dresser un rempart autour de moi, j'y songeais sérieusement. Je tenais le coup, depuis des années, au moyen de quelques articles, de quelques vagues nouvelles, semblant plus occupé que je
ne l'étais réellement, mais aujourd'hui, dans cette situation, le retour au roman semblait s'imposer. Son épreuve semblait s'imposer. Ecrire un roman requérait tant d'énergie que tout le reste passait au second plan. C'était l'avantage. »
Il y a certes la disparition mystérieuse de sa fille, une mort violente, un décès par accident, bref tous les ingrédients classiques du polar.
Mais c'est une enquête sur sa vie que nous invite l'auteur sur l'air du "temps est loin de nos 30, 30, voir 40 ans,
Philippe Djian 2/3 lucide, 1/3 cynique pose un regard crépusculaire sur sa vie, son œuvre, ses femmes, ses filles.
Tout passe sauf le style Djian fougueux et sans concession.

catherine (villeneuve)
Il y a certes la disparition mystérieuse de sa fille, une mort violente, un décès par accident, bref tous les ingrédients classiques du polar.
Mais c'est une enquête sur sa vie que nous invite l'auteur sur l'air du "temps est loin de nos 30, 30, voir 40 ans,
Philippe Djian 2/3 lucide, 1/3 cynique pose un regard crépusculaire sur sa vie, son œuvre, ses femmes, ses filles.
Tout passe sauf le style Djian fougueux et sans concession.
Catherine ,
Librairie
(Roubaix)
5 personnes en parlent

-impardonnables- : les femmes de la vie de Francis?Tranche de vie tumultueuse de la vie d'un homme que le destin n'épargne pas et qui aspire pourtant à un peu plus de sérénité, la soixantaine installée. C'est l'histoire d'un homme qui a tenté péniblement de se reconstruire suite à la mort brutale de sa femme et d'une de ses filles. Mais la vie auprès de sa deuxième fille (et la plus chère) et de sa deuxième femme n'a rien d' évidemment!Roman qui glisse, d'une lecture agréable et mine de rien, prenante. Ni le désarroi, ni le ton désabusé du narrateur, ne sont pesants. Car il use de recul et même d'une certaine ironie!

Zhayah
26/03/09
 

Francis, la soixantaine, est un écrivain à succès qui n’a pas été épargné par la vie. Sa femme et l’une de ses deux filles ont péri sous ses yeux dans l’explosion de leur voiture. Des années après, malgré un remariage avec Judith, agent immobilier, et son déménagement sur la côte basque, il ne parvient toujours pas à effacer les terribles images de son esprit. D’autant que la soudaine disparition de sa fille Alice, actrice en vogue, ex-junkie mère de jumelles, va raviver la douleur de plaies loin d’être refermées et mettre à mal l’équilibre précaire qu’il était parvenu à construire.Ce roman psychologique, aux fausses allures de huis-clos, plonge le lecteur dans un univers oppressant. Dès le départ, la disparition inexpliquée de la fille bouleverse le père et c’est bien normal. Mais l’obsession et les efforts qu’il mène pour la retrouver vont vite gagner du terrain dans sa vie amoureuse. Bientôt, il soupçonne sa femme de le tromper et s’engouffre plus ou moins dans la paranoïa. Dans le même temps, les souvenirs refont surface et s’insinuent de manière confuse dans la narration. On se perd parfois entre les différentes époques mais c’est justement en cela que le roman est réussi puisque l’auteur parvient à nous projeter dans l’esprit quelque peu malade du personnage principal. Non pas qu’il soit fou – à bien y regarder, il est sans doute celui qui a le plus les pieds sur terre avec Judith – mais il s’agit de l’esprit d’un homme en perte de repères, qui doute de tous ceux qui l’entourent parce qu’il doute d’abord de lui, qui refuse de pardonner à ses proches parce qu’il ne parvient pas lui-même à se pardonner. le roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par André Téchiné avec André Dussollier, Carole Bouquet et Mélanie Thierry. J’avoue que je suis assez curieuse de savoir ce que ça donne. http://leslecturesdenaurile.wordpress.com

Naurile
22/01/15
 

Ce roman n'est pas sans qualités : une narration un peu bousculée, avec des ruptures de chronologie (bon, elles ne sont pas toujours bienvenues, surtout à la fin, que j'ai trouvé globalement bâclée), le sens de la formule (j'ai beaucoup aimé l'idée selon laquelle les écrivains ressembleraient physiquement à leur prose et quelques remarques sur l'écriture et sur le deuil) et un style relativement enlevé même s'il est parfois répétitif. Malgré de multiples rebondissements (disparition d'Alice, réglée au quart du bouquin, éloignement et infidélité de Judith, mystère sur l'identité de l'amant (en réalité un secret de polichinelle pour un lecteur attentif), séparations et retrouvailles multiples, tentative de suicide, tentative de meutre, mort d'un des personnages et j'en passe), l'histoire est banale mais elle n'est finalement pas le noeud de ce roman : c'est un roman sur un écrivain sur le retour, qui s'interroge sur sa capacité créatrice, fortement malmenée par la vie et sur ses relations avec les femmes de sa vie. C'est pas mal, mais franchement pas bouleversant, au point qu'en bonne rabat-joie, j'ai un peu de mal à comprendre l'engouement que cet auteur suscite.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Francis, écrivain sexagénaire, ancien abonné au succès, a perdu sa femme et l'une de ses filles dans un terrible accident de voiture, une dizaine d'années auparavant. Aujourd'hui, installé au pays basque avec sa nouvelle épouse, Judith, il s'occupe de loin en loin de sa seconde fille Alice, comédienne, et de ses petites-filles, Anne-Lucie et Lucie-Anne. Il vivote tant bien que mal des ultimes retombées de ses triomphes déjà anciens et aimerait se replonger dans l'écriture.Mais au fil du récit, la vie de Francis va basculer : sa fille Alice disparait (enlèvement, décès, fuite ?) ; il perd peu à peu sa compagne à force de trop vouloir la garder ; il renoue une amitié de jeunesse avec une femme devenue détective privée, Anne-Marguerite, bientôt atteinte d'un cancer ; il sauve Jérémie, le fils d'Anne-Marguerite, de la mort – et la suite et la fin de l'histoire nous apprendront qu'il n'aurait peut-être pas dû... Impossible de résumer cette intrigue brinquebalante, avec sa multiplicité d'histoires, de rebondissements et de personnages. Le tout, totalement invraisemblable, n'en reste pas moins presque banal.Ce roman n'est pas sans qualité : Francis, le personnage central, est magnifiquement incarné (fiévreusement égocentrique et infantile, il manie l'autodérision avec délice, est totalement déraisonnable, et malgré tout attachant) ; la narration bousculée, avec ses ellipses et ses ruptures de chronologie (parfois déroutantes, surtout sur la fin du roman où tout s'accélère) est très dynamique ; le style, dont le négligé n'est qu'apparent, est nerveux et incisif. Toutefois, malgré toutes ces qualités stylistiques, ou peut-être justement à cause d'un excès de style, le roman garde à distance son lecteur : il est difficile de réellement s'intéresser à ce qu'il va advenir.Impardonnables dit la violence de la société, les familles brisées par des passions, la difficulté du pardon et de la miséricorde et, surtout, la complexité de vivre et aimer...

Kara
15/11/11
 

Bibliothécaire Ce roman (et son personnage principal) est à la fois irritant et humain. Par moments, on ne comprend pas du tout l’entêtement enfantin de Francis, par moments on se dit qu’il est à bout et que c’est lui-même, son destin, qu’il trouve finalement impardonnables ; son cynisme paraît alors presque compréhensible et son personnage attachant dans sa rudesse mêlé de naïveté.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.31 kg

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