Inassouvies, nos vies

DIOME, FATOU

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 16/08/08
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Betty, la trentaine solitaire, passe son temps libre à observer les habitants de l'immeuble d'en face. Pas dans une intention de voyeurisme mais pour créer des liens. Son attention se focalise sur une vieille dame qui vit avec ses chats. A cause de son air joyeux, elle la baptise Félicité et se prend d'affection
pour elle. Lorsque Félicité est envoyée dans une maison de retraite, Betty, bouleversée, remue ciel et terre pour la retrouver. Une véritable amitié est née. "Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère !" Fatou Diomé
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Première rencontre avec Fatou Diome et je ne suis pas déçue de ce beau voyage et cette expérience enrichissante. Ouvrir Inassouvies, nos vies c'est un peu commencer un dialogue avec Fatou Diome, le temps d'un thé pour infuser nos vies et partager leur saveur. L'espace de la feuille blanche est donné comme une ouverture au dialogue avec son lecteur car "Que garde-t-on des humains? Que gardent-ils de nous? Que reste-t-il de nos rencontres?[...]L'ordinateur véhicule des amitiés dyslexiques. Derrière l'écran, les tendresses sont des mets succulents sous cloche, hors d'atteinte."C'est l'histoire de Betty, une jeune femme, qui vit un peu en marge de la société, venue d'Afrique, elle s'est installée à Strasbourg. Elle semble désabusée par le quotidien et trouve refuge dans son appartement où elle passe le plus clair de son temps à épier ses voisins de l'immeuble d'en face avec une curiosité toute émoussée. Une sorte de Fenêtre sur cours , mais en beaucoup plus poétique.L'immeuble est cossu, la population est plutôt riche. Parmi elle, vit une vieille dame qui soliloque avec son chat. Elle tente d'interpréter le quotidien de ses voisins par ce qu'ils donnent à voir depuis l'angle de vue de sa fenêtre. Petit à petit, Betty va apprivoiser Félicité, la vieille dame, veuve de guerre. Très rapidement, à la demande de la famille, Félicité sera internée en maison de retraite."Incroyable, ce que l'absence d'une personne qui ne vous est rien peut, soudain, bouleverser l'équilibre de votre vie. Comme la façade des immeubles et les arbres, que nous remarquons à peine en traversant la rue, les visages familiers sont des repères sans lesquels le cerveau se trouve désorienté et opère des vrilles sur lui-même." Betty lui rendra visite, lui fera la lecture.La plume de Fatou Diome enchante le quotidien, dans son caractère inassouvi: inassouvies nos attentes, inassouvies nos rencontres, inassouvi notre désir de communion avec autrui..." Nous sommes là, comme des petits poissons jetés dans la nacelle du monde."Toutes les anecdotes du voisinage de Betty résonnent en nous. On accompagne les pérégrinations de l'esprit de Betty sur des sujets tels que la vieillesse, la mort, l'amour, l'attente... la vie en somme."La facilité des échanges est une illusion de notre époque. En multipliant les moyens de communication, la société moderne a rehaussé, proportionnellement, ses barrières."Des barques se croisent sur l'océan de la vie... Je n'écouterai plus jamais Djelimoussa Cissoko et la Kora sans penser à ce magnifique roman.Analyser la violence de certains courants de la vie avec Fatou Diome est un formidable voyage poétique. "Tant qu'on respire, chaque jour mérite d'être joliment habillé". Vivre est un condiment étrange, indispensable à toutes les sauces, mais qui ne révèle sa saveur qu'au contact d'autres épices.

Mirontaine
06/06/13
 

A travers le parcours et les rencontres de son héroïne Betty, Fatou Diome nous emmène au cœur de notre existence et de nos quêtes personnelles. Nos espérances inassouvies, notre besoin d'amour inassouvi... Un roman poétique dans lequel l'auteur manie la langue avec une grande élégance.

Etudiante
05/10/10
 

Le dernier roman de Fatou Diome file une métaphore maritime pour mener une réflexion parallèle sur la vie et l'écriture, mais l'auteure n'est-elle pas fille d'une île ouverte sur l'Atlantique ? Et de nous embarquer sur l'océan... Comment vivre , murmure le coquillage porté à notre oreille : Rester au port ou se laisser dériver, accepter le tangage et ramer à contre-courant vers des horizons sans cesse repoussés ? Betty, la narratrice, cherche anxieusement la réponse dans le mystère des personnages qui l'entourent. Mais, pour y accéder, elle devra passer par trois étapes de l'écriture. La langue de Fatou Diome se fait musique océane : elle est bercement d'un clapotis mélancolique ou roulis de houle qui malmène le coeur, elle est fracas exubérant des vagues qui se brisent en  éclaboussant du sel de leurs embruns ou écume poétique miroitant à la surface de l'eau, toujours ponctuée du refrain lancinant du ressac. «Ouïr le vacarme du vivant en soi» : Fatou Diome accueille cette mélodie «comme on accueille un hôte invisible». Egrénant ses mots sur les cordes d'une kora, elle chante une musique «qui soulage le coeur» des humains, en portant «jusqu'aux oreilles des dieux» les peines de ces pauvres mortels aux désirs inassouvis. Critique complète sur: http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/ 

ECaminade
04/12/09
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.27 kg

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