Istanbul

PAMUK, ORHAN

livre istanbul
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/10/08
LES NOTES :

à partir de
10,40 €

SYNOPSIS :

Vaste roman et vaste fresque, Istanbul constitue avant tout l'éducation sentimentale d'un écrivain dans une ville. Oran Pamuk y retrace sa vie intime dans une grande famille bourgeoise de la ville, où l'on se veut laïque et progressiste. À travers son récit de la décomposition progressive de cette famille, qui va perdre à la fois son mode de vie traditionnel et son statut social, c'est la société stambouliote, et au-delà la société turque des années 1950-1960, qu'il décrit. C'est aussi la ville de cette époque, encore très proche, dans sa forme, de ce qu'elle était à l'époque de l'Empire ottoman. Ce monde en train de basculer revit
à travers de superbes descriptions de lieux, de personnages, d'anecdotes et d'instants, relatés avec vivacité et souvent humour. Le récit s'appuie également sur des analyses historiques et politiques incidentes, des témoignages de voyageurs occidentaux d'autrefois, et sur plusieurs centaines de documents présentés in texte : photographies extraites de l'album familial de l'auteur, clichés pris par des photographes turcs et occidentaux, reproductions de dessins et de peintures. Au terme d'une recherche littéraire très aboutie, Oran Pamuk est parvenu à enserrer dans ces pages l'essence même de la ville et l'âme de ses habitants.
1 personne en parle

« Quiconque souhaite donner un sens à sa vie s’interroge également, au moins une fois dans son existence, sur le lieu et l’époque de sa naissance. Que signifie être né à tel endroit du monde et à tel moment de l’Histoire ? Cette famille, ce pays, cette ville qui nous sont attribués à la manière d’un ticket de loterie, que l’on nous demande d’aimer et que l’on finit le plus souvent par aimer pour de bon, sont-ils le fruit d’un partage équitable ? Parfois je trouve que je suis malchanceux d’être né à Istanbul, en voyant ce que l’Empire ottoman a laissé derrière lui tomber en ruine ou se transformer en cendres, dans une ville vieillissant dans une atmosphère de défaite, de pauvreté et de tristesse. » (p. 18-19). En quelques phrases, voilà esquissé dans ses grandes lignes le thème central de ce roman : à travers l’évocation de son enfance et de son adolescence, c’est le portrait de sa ville natale, et non des moindres, Istanbul, que se propose de brosser Orhan Pamuk. Aussi Istanbul n’a-t-il rien à voir avec Alexanderplatz d’Alfred Döblin, roman se déroulant dans l’entre-deux-guerres sur cette place emblématique. Tout à la fois récit d’apprentissage et documentaire illustré, ce roman foisonnant n’a pas d’équivalent. Orhan Pamuk passe ainsi en revue les peintres, photographes et écrivains, occidentaux ou stambouliotes qui ont pu dépeindre la ville, s’arrêtant plus longuement, par exemple, sur les tableaux de Melling ou Constantinople de Théophile Gautier, « le meilleur de tous les livres sur Istanbul écrits au XIXe siècle. »

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : TURC
  • Traducteur : SAVAS DEMIREL