J'abandonne

CLAUDEL, PHILIPPE

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 11/10/06
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le narrateur est un jeune veuf qui vit seul avec sa petite fille de vingt et un mois. Psychologue dans un hôpital, son rôle est d'annoncer aux familles la mort de leurs proches et de les convaincre d'autoriser le prélèvement d'organes sur celui qui vient à peine de disparaître. Mais aujourd'hui, il ne veut plus être une hyène qui bondit sur sa proie pour la dépecer. Son métier le dégoûte. D'ailleurs, tout le dégoûte : la bêtise et la haine de son collègue, la vulgarité de ses contemporains, la violence et la laideur d'un monde qui n'est plus le sien. C'est au confessionnal, la petite pièce où exercent les hyènes, dans un climat de tension extrême, qu'il va peu à peu retrouver la force de continuer à vivre. Bouleversé par une
mère qui vient d'apprendre la mort brutale de sa fille de dix-sept ans, il comprend qu'il ne peut pas abandonner son enfant, innocente et fragile. À ce récit d'un homme blessé, au bord de l'effondrement, se mêlent les mots d'amour et de tendresse d'un père qui refuse de léguer à sa fille un monde de cendres et de ruines. J'abandonne est un cri de détresse face à une société qui se déshumanise. Un regard sans complaisance sur les làchetés et les impostures de l'époque. Mais c'est la compassion qui l'emporte et le lecteur retiendra les gestes d'une infinie douceur et les paroles d'espoir sur lesquels s'achève ce texte poignant. J'abandonne a obtenu le prix Roman France-Télévision en 2000. La première édition a paru chez Balland.
3 personnes en parlent

Un livre qui porte bien son titre : “J’abandonne”, c’est ce qu’on se dit après la lecture de quelques pages. Bon, moi j’ai continué, parce que (dieu merci) il n’était pas très long et puis quand même l’auteur était Philippe Claudel, mais rien n’y a fait… Le héros profondément dépressif est effroyablement ennuyeux : son regard désabusé sur le monde ne se concentre que sur les horreurs qu’il rencontre et qu’il prend plaisir à énumérer, histoire de s’enfoncer un peu plus dans le marasme de son existence. Les références continuelles à sa petite fille n’attendrissent qu’une fois ou deux ; très vite, on rend par les yeux ces mièvreries à pleurer d’ennui. Chaque personnage est une caricature effroyable, ce qui a toutefois le mérite de rendre le collègue du héros (qui est une brute antipathique au possible : macho, raciste, beauf et j’en passe) sympathique (en effet, le narrateur est tellement déprimé que le lecteur a lui aussi envie de lui casser la figure). Quant à la babysitter de la petite (couverte de piercings et ne pensant qu’à faire la fête, elle n’a toujours pas retenu le prénom de la fillette qu’elle garde quand même depuis plus d’un an - bonjour la vraisemblance), elle complète le tableau sombre et pessimiste de ce grossier pavé jeté dans la mare. Je veux bien comprendre qu’on ait des fois envie de cracher sur la société, mais là c’est quand même assez pathétique tellement ça manque de subtilité. Mes impressions de lecture tiennent en deux mots : AU SECOURS ! Après, il est vrai que le livre date de 2000, et j’ai heureusement pu constater que Philippe Claudel a depuis appris à jouer sur la corde sensible avec autrement plus d’habileté (lire Le rapport de Brodeck, voir Il y a longtemps que je t’aime) mais c’est toujours désagréable de se sentir déçu par un auteur que l’on apprécie.

Artsouilleurs
29/06/10
 

J'ai beaucoup aimé ce roman à la fois dur et beau. Une alternance de violence et de tendresse voire de poésie nous entraine dans l'intimité du narrateur, sa vie, son amour pour sa fille de 21 mois, ses tourments, son travail et son collègue qu'il ne supporte plus. Une femme venant d'apprendre le décès de sa fille de 17 ans va l'aider dans son cheminement intérieur.Belle écriture avec des mots justes et forts.

Gigi
12/07/12
 

Poignant Dans un hôpital, deux hommes reçoivent la mère d'une adolescente. Cette femme va apprendre le décès de sa fille par ces hyènes, ainsi qu'ils se surnomment. Et en effet, ils vont lui sauter dessus, lui sortir un formulaire pour le don d'organes. Or le vif du sujet n'est pas d'ébranler les décisions finales des familles éplorées, mais plutôt d'assister au naufrage d'un homme, lui-même confronté et traumatisé par ce choix, mais qui perd pied autrement.

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.17 kg