J'ai nom sans bruit

JARRY-I

livre j'ai nom sans bruit
EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 25/08/04
LES NOTES :

à partir de
17,75 €

SYNOPSIS :

À bout de ressources, après plusieurs mois passés dans la rue, Marie part vivre à la campagne. Elle laisse à Paris sa fille de cinq ans, Nisa, placée dans une institution. Depuis la mort de son mari, elle vit dans le chagrin et la solitude. Elle était poète, elle n'écrit plus. La poésie ne lui était d'aucun secours. Isolée dans une petite maison, elle ne pense qu'à récupérer sa fille. Elle va vivre une ultime épreuve, la perte des mots. Elle ne sait plus parler, ne peut plus s'exprimer. Son désarroi lui a ôté ce qu'elle avait de plus précieux.   L'écriture limpide et élégante d'Isabelle
Jarry, son regard aigu et sensible sur les êtres et la nature est un des charmes de ce beau roman qui traite de la perte d'un être aimé et de ce qui donne son sens à la vie. Mais ce livre est aussi la critique d'une société où le lien social s'est délité, où la création est en danger, où le sens se dilue et l'espoir s'amenuise. Marie a dédié sa vie à l'art et refuse la tyrannie de l'argent. C'est une rebelle. Elle choisit l'inconfort et la rigueur plutôt que de se laisser corrompre. Ce personnage lumineux possède une pureté qui nous touche, une sagesse qui a la force de l'universel.    
6 personnes en parlent

Rendue complètement "hors de toute réalité" par la mort de son époux, l'héroïne de J'ai nom silence a perdu tout ce qui la rattachait à la société: domicile et relations avec les autres.Même les mots lui font défaut. Les mots qu'elle aimait lire et polir puisqu'elle était poète .Elle va connaître un temps "la vie de la rue" avant de se réfugier à la campagne dans une maison rattachée à son mari.Là, elle va construire son "nid", bataillant avec les plantes et apprivoisant la nature et les souvenirs d'enfance du père de son enfant. Seule lueur en effet dans cette anesthésie des sens et des pensées, sa fille de 5 ans provisoirement confiée à une institution.Bon là, je sais, tout semble désespérant , mais pas du tout. On sent la narratrice âpre et écorchée mais portée par une vitalité presque animale (voir la scène avec le notaire peu scrupuleux...) dans son désir de récupérer sa fille et c'est ce qui va la sauver.Isabelle jarry décrit avec précision notre société de consommation inhumaine et stérile, elle revendique avec force une place pour l'art . Sa langue est âpre et précise, d'une grande limpidité. cathulu

cathulu
21/07/12
 

L’envers du décorLa narratrice de ce récit s’appelle Marie. Au début du récit, elle se réfugie dans une maison de campagne inhabitée depuis des années pour fuir la rue. Son histoire, de la mort de son époux à la dégringolade qui a suivi, nous la découvrons petit à petit, dans le silence de ses souvenirs. On observe la surprise d’une femme face à cette perte d’elle-même qu’elle effectue : “j’étais une ombre condamnée aux zones d’ombre, une créature errante et misérable, un rebut tombé en disgrâce dans la laideur de l’envers du décor”. Où est passé la passionnée de poésie médiévale ? La poète ? L’épouse et la mère aimante ?Celle qui n’attachait pas d’importance au matériel ? ... http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/

constance93
17/03/12
 

La narratrice, jeune femme poète, se retrouve littéralement à la rue après le décès de son mari, photographe. Factures en retard, impayés, succession qui n'arrive pas, font que la garde de sa fille lui est même retirée.Après quelques mois d'érrance dans le Paris estival, elle se souvient d'une maison de famille de son mari et décide de s'y rendre. La demeure est délabrée, mais la jeune femme la rend peu à peu habitable.Elle va ainsi, par petites touches, retrouver le contact des autres et espérer récupérer sa fille, placée.S'intercalle dans sa narration des souvenirs de son mariage, de la naissance de sa fille, de son métier de poète, de sa vie d'avant.Mais ce qui lui fait le plus peur, c'est d'avoir perdu certains mots du quotidien. C'est cet aspect de l'histoire qui m'a touché. Son aphasie dont elle ne prend conscience que tardivement, lorsqu'elle reprend pied dans le quotidien. Une aphasie en forme de vortex aspirante vers le néant des mots.Troublant et terrifiant. Ce qui m'a mis très mal à l'aise sur la fin.Un roman bien écrit et au sujet intéressant traité tout en finesse.L'image que je retiendrai :Celle des bancs de la ville, pas si dur, finalement, quand on est obligé de dormir dessus. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
26/02/12
 

BouleversantUn grand roman sur une femme qui perd tout : son mari, sa fille, son logement. Elle lutte pour se reconstruire et récupèrer sa fille arrachée par les services sociaux.Iphigénie

Bouleversant Un grand roman sur une femme qui perd tout : son mari, sa fille, son logement. Elle lutte pour se reconstruire et récupèrer sa fille arrachée par les services sociaux.

Tendre et humain Après avoir surmonté l'humiliation, la saleté, la pauvreté et la solitude, cette mère tente de se surpasser : récupérer sa fille, certes, mais aussi récupérer le langage, le poids et le sens des mots.

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.30 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition