J'ai renvoye marta

KUPERMAN, NATHALIE

livre j'ai renvoye marta
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 29/03/07
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

" voilà, j'avais une femme de ménage. L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie. marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu
de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. on évitait les soucis. la vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. " sandra engage une femme de ménage. marta entre dans sa maison et le désordre s'installe.
3 personnes en parlent

Pour Sandra avoir une femme de ménage est épuisant: il faut vérifier son travail, la surveiller, lui tendre des pièges, lui faire des cadeaux et nettoyer à fond avant son arrivée puis salir à nouveau pour que ça ne paraisse pas suspect. Quel boulot ! Et puis drôle d' idée aussi de choisir une femme de ménage qui s'appelle Marta comme sa fille et sa grand mère et qui est polonaise comme elle. Ca pourrait prêter à sourire si ce n'est que ça rend Sandra complètement folle: elle nage en pleine confusion, partagée entre un sentiment de haine et d'amour pour Marta. L'amour qui lui rappelle sa grand mère et la haine qui fait remonter en elle le souvenir de sa mère, une folle qui a commis des actes irréparables. L'intrusion d'une étrangère dans son intimité est une épreuve que Sandra ne peut pas supporter car elle risque de fissurer sa carapace. Elle va donc devoir renvoyer Marta...C'est un roman absolument pas gai qui montre comment une situation à priori banale peut mettre en péril l'équilibre mental d'une personne fragile. L'atmosphère y est pesante et angoissante mais il se lit rapidement et facilement. J'ai aimé. molly_moon

un flyer
10/06/14

J'ai renvoyé Marta de Nathalie Kuperman est un drôle de petit roman , un roman malin qui finit avant de commencer et où tout commence à la fin. Vous me suivez ? Je ne suis pas claire ? Hé bien la narratrice, jeune femme à la tête d'une famille recomposée non plus.La situation paraît bien pliée au départ : l'emploi du femme de ménage va bouleverser le fonctionnement d'une famille et le roman pourrait de venir lassant s'il ne basculait tout à coup vers une situation de plus en plus surprenante et folle...De la comédie de moeurs, prévisible et bien rodée, on tombe insensiblement dans une situation beaucoup plus acide.Des phrases apparemment anodines vont prendre un nouveau sens et des idiosyncrasies révéler une nouvelle dimension.Une lecture aisée pour ce roman à l'aspect lisse mais plus vénéneux qu'il n'y paraît... cathulu

cathulu
19/01/13
 

« Je priais pour que jamais mon mari ne découvre qui j'étais dans mes plis ». Eh bien, par l'intermédiaire de l'auteur, le lecteur, lui, explore un peu les coins et recoins de la personnalité « fragile » de Sandra. Aucune situation, aucune parole, aucun geste, de la part des autres et de sa part à elle aussi, car elle est très forte pour l'introspection, ne sont anodins pour cette jeune femme qu'on serait tenté de qualifier de névrosée : Sandra interprète tout, dissèque et analyse tout, elle se fait un monde de tout, imagine plus volontiers le pire que le meilleur et de toute évidence, elle est consciente de ses manies, phobies et suspicions, sans pouvoir les dominer. L'auteur suggère un traumatisme d'enfance : une mère, Isabelle Goldman, abandonnée par son conjoint, le père de Sandra, qui avait décidé de partir quand sa fille marcherait... Sandra a ainsi hérité à un an et demi d'une responsabilité écrasante, elle est devenue un reproche vivant aux yeux de sa mère, qui a fini par sombrer dans la folie. En prenant comme fil conducteur de son récit les conséquences de l'embauche d'une femme de ménage, Nathalie Kuperman dévide l'écheveau de la vie d'une femm ultra sensible, complexe, qui porte aussi en elle le destin tragique de grands parents maternels victimes du nazisme, parce que juifs. Il n'est pas indifférent que Marta la femme de ménage soit polonaise : une forme de ressentiment ancestral resurgit à son contact, auquel s'ajoute le malaise créé par une présence étrangère chez soi. Au fur et à mesure du récit se dégage le portrait en creux de Sandra, par petites touches, au gré des remarques du mari ou des enfants, qui vivent auprès d'elle mais pas vraiment avec elle, et le lecteur s'attache à cette jeune femme, hantée par des démons intérieurs, obsédée par exemple par la propreté : l'épisode des éponges de différentes couleurs pour des usages différents et utilisées selon un cycle en est une illustration pathétique et humoristique. En effet, la tonalité du roman n'est pas aussi sombre que le sujet pourrait le faire redouter, elle est assez légère, l'écriture est nerveuse (comme l'héroïne), les phrases courtes, pour la plupart, sont essentiellement les dialogues que Sandra entretient avec elle-même, entrecoupés des répliques des autres personnages. Avec ce roman, l'auteur nous invite peut-être à faire l'examen de nos propres « plis » et de ceux de nos proches ! Invitation refusée par ceux ou celles que ce genre de personnage fêlé agace quelque peu ! Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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