livre j'ai tue
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 03/11/88
LES NOTES :

à partir de
4,60 €

SYNOPSIS :

" Le docteur Iachvine se tourna brusquement vers moi, et je remarquai que son regard se faisait soudain pesant : [...] - J'ai tué, précisa-t-il. - Quand cela ? repris-je de façon saugrenue. Iachvine indiqua le chiffre " 2 " et répondit : - Pensez un peu, quelle coïncidence. Dès que vous avez commencé à parler de la mort, j'ai regardé le calendrier, et j'ai vu que nous étions le 2. Du
reste chaque année cette nuit-lâ me revient en mémoire. Voyez-vous, il y a de cela sept ans nuit pour nuit, et même... Iachvine sortit une montre noire, la regarda... oui, presque heure pour heure, dans la nuit du 1 er au 2 février, je l'ai tué. - Qui cela ? Un patientoe demanda Guins. - Oui, un patient. - Mais non sciemment ? fis-je. - Si, de façon délibérée, répondit Iachvine. "
2 personnes en parlent

Ce mini-recueil rassemble trois nouvelles de Boulgakov parmi les près de deux cents récits qu’il écrivit. Dans Le brasier du khan, un singulier personnage se joint à un groupe de touristes venus visiter un palais russe abandonné par ses habitants suite à la révolution. Seuls la gardienne et l’ex-valet de chambre, tous deux d’un âge vénérable logent encore dans les dépendance et assurent les visites. Si je n’ai pas été follement emballée par l’histoire, force m’est de reconnaître que l’auteur a su me surprendre par une construction habile.L’Île pourpre est présentée comme un pastiche d’un roman de Jules Verne mais la dimension politique est toujours bien présente. La nouvelle est assez longue, surtout quand, comme moi, on n’aime pas les histoires à la Jules Verne. J’ai néanmoins apprécié l’aspect « pastiche » mais, encore une fois, l’aspect politique m’a un peu barbée.Enfin, J’ai tué, bien que plus sobre et « efficace » dans son objectif n’a pas réussi non plus à m’emporter. Je m’attendais à une histoire plus vicieuse.En définitive, Boulgakov ne m’aura pas convaincue, avec ces textes courts, de m’attaquer pour la Xième fois à son roman Le Maître et Marguerite qui ne fait plus qu’un avec l’étagère sur laquelle il est incrusté depuis près de dix ans…Si je n’ai rien contre les textes orientés politiquement, j’ai également besoin qu’une histoire se déploie au-delà de cet angle et je n’ai rien trouvé de tel jusqu’à présent chez cet écrivain.

mycupoftea
20/02/14
 

Un recueil de six nouvelles écrites entre 1919 et 1920 : La barbarie de la guerre civile en décrite dans "J'ai tué" et la couronne rouge, l'après tsarisme illustrée dans Le feu du Khan Tougaï , l'état d'ignorance endémique de la population rurale russe en 1916 dans l'éruption étoilée, la vie communautaire imposée dans les années 20 dans "Psaume" . Mais la nouvelle certainement la plus étonnante de ce recueil est peut être "Le Raid". BOULAKOV réussit a rendre palpable la sauvagerie et la bestialité de la scène en transformant le regard de la victime en celui d'un animal. Nous avons quelquefois l'impression d'assister à la mise à mort d'un taureau face à un picador. Un texte magnifique. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
08/03/11
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg
  • Langage original : RUSSE