J'aime pas les autres

BERTRAND J A.

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 08/08/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Si vous non plus, vous n'aimez pas les autres, cette chronique d'une jeunesse rêveuse est faite pour vous ! Anatole doit se rendre à l'évidence : du plus loin qu'il s'en souvienne, les autres ont toujours été là ! Et, il faut bien l'admettre aussi : quels qu'ils soient, ils ont toujours eu le chic pour lui mettre des bâtons dans les roues. Car, les autres, c'est d'abord l'autorité. Celle de la famille et celle de l'école. Alors, quand le père et l'instituteur ne font qu'un, imaginez les dégâts ! Ajoutez à cela une louche de pension et une cuillérée à soupe de service militaire, et vous comprendrez aisément qu'Anatole, avec son âme de poète, ait nourri quelques réserves à l'égard... des autres. Combien de fois, enfant, s'est-il rêvé en célèbre héros de bande dessinée pour pouvoir régler leurs comptes à toutes les brutes épaisses de ce monde ? En vain, car, dans la vraie vie, les autres ont toujours le dessus.. Heureusement, il y a les femmes, qui, elles, sont des " autres " à part ! Dès l'enfance, Anatole s'est aperçu que des êtres charmants et fascinants se mêlaient aux autres, sous l'apparence de fillettes, jeunes filles, jeunes femmes, aux jupes vaporeuses et au regards explicites. Hélas, sous ses airs émancipés, la gent féminine se montre rarement aussi compréhensive qu'elle n'y paraît. Dès sa première tentative d'étreinte, en cours de récréation, Anatole est vite renvoyé à sa solitude originelle. Le premier flirt
ne sera pas moins glorieux. Et quant à son mariage, autant dire qu'il fut un désastre. N'en demeure pas moins la découverte d'une véritable bénédiction : l'amour ! Même si plus le temps passe, plus les femmes s'avèrent inattendues, complexes, étranges, bref, définitivement autres ! Un régal de finesse et d'humour, entre roman d'apprentissage et récit autobiographique. " L'autobiographie est la forme littéraire la plus romanesque ", écrit J. A. Bertrand. Passé maître dans l'art de la chronique, des fragments et de l'anecdote, J. A. Bertrand poursuit une oeuvre originale et attachante. Avec la nonchalance de celui qui jetterait sur sa vie le regard d'un touriste, il remonte cette fois aux origines de son existence. En faux candide, il s'inspire de son enfance et retrace, sur le ton des confessions, les années de formation qui l'ont conduit à devenir un " apprenti clown-poète ", un philosophe dilettante, dégagé de toutes contingences, semblant planer en toute liberté au-dessus du commun des mortels. J. A. Bertrand prétend qu'il n'aime pas les autres, mais son lecteur n'est pas dupe : c'est tout le contraire ! En témoigne la tendresse ironique de sa dédicace (" À tous ceux que j'aime ")... Avec des apartés d'une drôlerie folle, il sait comme personne mettre le lecteur dans sa poche, comme un complice, un ami de toujours. J. A. Bertrand est un de ces rares écrivains dont le style et l'élégance d'esprit forcent le respect et l'admiration.
6 personnes en parlent

Le titre provoc' m'a évidemment tout de suite attirée... La photo "souvenir d'enfance", attendrie. Qui n'a pas lavé ses petites mains d'enfants sur ces savons jaune (pas sur des citrons...) ? Oui, je sais les plus jeunes n'ont pas connus ces savons. Les plus jeunes sont en pleine jeunesse et l'auteur pensent à eux :" Je n'aime pas donner des conseils, mais je voudrais dire à mes lecteurs en bas âge : profitez de votre enfance. Quoique.Parfois, je me demande si on en profite pas davantage a posteriori. Parce que c'est long l'enfance. C'est interminable. Même sans compter les dimanches de colle. Plusieurs éternités à attendre. Et à attendre quoi ? De devenir vieux ! Pour mieux pouvoir se souvenir de son enfance en accéléré. Parce qu'à partir de là, tout va très vite."Cet extrait est une belle "conclusion" du livre. Un roman où l'auteur vous fait parcourir son enfance comme on feuillette un album photo. Avec les bons et les moins bons souvenirs. Mais toujours avec cette tendresse qu'on a avec le temps passé... Un vrai bon moment de lecture ! Estelle

Estelle
17/07/09
 

J’aime pas les autres est une véritable récréation, qui, contrairement à son titre, raconte avec humour, finesse et une jolie tendresse les années de "formation" de Jacques A. Bertrand... Une éducation stricte, un père instituteur et exigeant, l’école, le pensionnat, le service militaire, les filles, les femmes, si totalement autres, si terriblement attirantes… Un jour, il faut choisir, et parfois la vie ne laisse pas au choix personnel le temps de s’effectuer tout à fait, elle impose dans l'urgence. En résultent des situations compliquées, pourtant, à aucun moment le ton ne s’alourdit, à cause de ce regard particulier, lucide et drôle, porté sur les êtres et les choses…Une grande finesse d’analyse, beaucoup d’esprit aussi, et ce qui pourrait tourner au drame devient presque jubilatoire ! Peut-être surtout parce que la vie est là, précieuse, et qu’il suffit souvent de s’éloigner un peu de la réalité pour qu’elle apparaisse tout autre ! La jeunesse n'est pas une affaire de temps. Elle est... ou n'est pas. Sourire de soi, n’est ce pas la thérapie la plus adaptée à cette maladie incurable qu’est… la vie ? Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.comhttp://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
14/04/09

Anatole Berthaux mène une enfance ordinaire et timide sous la coupe d'un père instituteur au caractère rigide. C'est son parcours initiatique que nous narre avec humour, finesse et ironie l'auteur. Autobiographie romancée ? Jacques A. Bertrand en offre d'ailleurs une intéressante perspective : p. 39-40 : « Tout discours critique sur l'autobiographie, l'autofiction, le narcissisme et le nombrilisme, opposés au prétendu vrai roman, relève de la plus haute fantaisie. L'imagination des plus grands créateurs, si ce n'est celle du Créateur lui-même, est très limitée. Elle consiste essentiellement à réunir deux ou trois éléments qui n'ont pas l'habitude de se côtoyer pour créer une idée, une image, une molécule, une sensation nouvelle. On peut tirer quelque chose de distrayant et d'instructif en juxtaposant deux mots qui, séparément, sont à peine crédibles dans les dictionnaires. Mais l'essentiel est ceci : tout roman est nécessairement biographique, fondé sur des éléments d'expérience ou d'observation transposés. Inversement, l'écriture n'étant jamais qu'une forme de transposition, toute biographie est un roman. Et l'autobiographie est vraisemblablement la forme de littérature la plus romanesque ».On suit donc Anatole jusque dans ses études supérieures et ses premières amours, sa (double) vie de couple inattendue et son détour par le défunt service militaire. C'est tout simple, mais c'est un vrai plaisir. Un très agréable moment de lecture.

Jdhelene
05/04/09
 

J'ai connu Jacques A. Bertrand, il y a une petite quinzaine d'années avec un très beau livre : Le pas du loup, écrit après la mort de sa mère. Dans J'aime pas les autres, Jacques A. Bertrand change de registre et nous livre, à travers la vie d'Anatole Berthaud de la petite école à la grande, une chronique sur l'apprentissage d'un jeune homme dans les années 50/60. La vie du narrateur aurait pu être heureuse s'il n'y avait pas... les autres. C'est un petit livre très plaisant, entre roman et autobiographie, bourré d'humour et de digressions très drôles, dans lesquelles l'auteur nous donne son avis sur des sujets aussi divers que la philosophie, le gruyère et le champagne, la cigarette, l'appartenance à un groupe, ... Si vous voulez vous détendre après une lecture difficile, voici le bon remède : lisez Jacques A. Bertrand. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Ce récit d'un humour à toute épreuve a tout pour plaire : des scènes cocasses, des dialogues inattendus entre JP Sartre et S. de Beauvoir, des petites phrases pleine de justesse...L'ironie et l'impertinence de l'auteur ne sont là que pour camoufler la tendresse qu'il ressent pour les autres (enfin pas tous !!!!).J'ai beaucoup apprécié cette écriture qui a l'air toute simple mais qui en réalité est d'une grande précision.Ces phrases font mouche à chaque fois.Voilà un roman qui détend mais n'abrutit pas et c'est un exercice difficile !!!! Livr-esse

Wakissi
12/06/12
 

Anatole Berthaud nous raconte son histoire, de la cour d’école, avec un père enseignant particulièrement sévère, en passant par le pensionnat, avec des pions tortionnaires et sadiques, jusqu’à l’école militaire. Décidément, la vie n’est pas une partie de plaisir pour ce pauvre Anatole qui a de plus en plus de mal à supporter « les autres ». Passé le moment où l’on veut absolument être aimé par autrui, vient celui où l’on se fait une raison et où l’on accepte l’idée d’être plus heureux seul. Comme l’a si bien dit Sartre : « L’enfer, c’est les autres », alors, à partir de là, pourquoi s’embêter ?Voici un livre bien écrit, plein de finesse et d’humour mais qui me pose un sérieux problème de jugement puisque je n’ai rien retenu de ma lecture… Aussitôt lu, aussitôt oublié ce qui risque de poser problème pour une critique ! Finalement, la lecture a beau être plaisante sur le moment, elle se révèle assez creuse et insipide. Ce personnage de vrai/faux aigri manque de saveur et aurait gagné à être plus acariâtre. En refermant le livre, on s’aperçoit que le sujet manque de profondeur et ne paraît pas assez abouti, ce qui est vraiment dommage parce que le ton y était. Le texte aurait vraiment pu être plus savoureux, mais ne laissera au final qu’un maigre souvenir…

Mokona
28/03/12
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.16 kg

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