J'aimerais tant te retrouver

BRUCKER, FANNY

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 04/03/09
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Claire a toujours eu un faible pour les hommes divorcés avec enfants, assumant un rôle de gentille belle-mère prête à tous les sacrifices, jusqu'à ce qu'elle se lasse de ce costume trop grand pour elle. elle quitte paris, son travail, son compagnon, pour passer quelques jours, ou quelques mois, dans une maison de vacances au bord de l'atlantique. là, elle veut réfléchir, profiter de l'inconnu, écrire un guide sur les ronds-points, se balader, vivre comme une collégienne sans se soucier du passé ni de l'avenir. Rose-marie, elle, vit dans une sorte de maison du bonheur, protégée du monde, au milieu de ses chevaux et de vieux souvenirs. elle l'avait bâtie avec son mari
et après la mort de ce compagnon chéri, elle a choisi de ne pas la quitter, de ne rien changer à sa vie. mais la mort de sa mère la bouscule et lui donne de nouveaux regrets et de nouvelles envies. Nicolas parcourt rochefort-sur-mer à la recherche de sa mère qui l'a abandonné à sa naissance, il y a plus de trente ans. il a passé une annonce dans une gazette locale et chaque jour, il attend, espère, certain que c'est seulement en la retrouvant qu'il pourra affronter sa vie. Ils se croisent sans se voir, enfermés dans leur douleur et leur secret avant que le hasard, la curiosité ou la chance ne jouent pour eux les entremetteurs. un jeu de piste émouvant et drôle.
4 personnes en parlent

Claire, Rose et Nicolas ont en commun ce besoin de fuir, de s'enfermer dans leur coquille, de se protéger et de chercher. Quoi ? Le bonheur, l'amour, la sécurité. C'est ça, et plus encore. Claire a quitté son compagnon car elle ne supportait plus cette vie qu'elle menait avec les enfants d'une autre et où elle ne trouvait plus sa place. Rose a perdu son mari et s'est réfugiée dans sa maison qui ressemble à un ranch, elle mène une existence tranquille, coupée du reste du monde. Nicolas vient d'apprendre qu'il n'est pas le père de l'enfant de sa partenaire, cela réveille sa blessure secrète : être un orphelin, né sous X. Il a choisi de placarder une petite annonce dans les journaux locaux de Rochefort pour retrouver sa mère. Quarante ans après. En Charente Maritime, ces trois âmes en peine vont se croiser, se toucher, se comprendre et bouleverser tout lecteur qui va vouloir s'intéresser à leurs histoires. Forcément, l'attirance est totale, la séduction imparable. Il y a un charme indéniable derrière ces parcours, les personnages sont remplis de générosité. Ils sont bancals, ont besoin de raccomoder leurs cicatrices, portent un regard lucide et triste sur ce qui les entoure. Mais c'est poignant, c'est très beau, raconté avec justesse, sans pathos. On sent comme une famille de bras cassés qui se serre les coudes parce qu'ils ont compris qu'ensemble c'est tout, et la beauté des paysages, la chaleur derrière les rapports humains, l'espoir de se tendre vers un inconnu meilleur rendent forcément ce roman tendre et attachant. Inutile de préciser que j'ai beaucoup aimé. Voici typiquement le genre de lecture réconfortante, qui inspire mille pensées et qui provoque milles soupirs. J'en avais vraiment besoin, j'ai franchement savouré ! « Cet endroit était merveilleux comme un dessin d'enfant. Un dessin qu'elle avait fait, ou qu'elle avait vu, elle ne se souvenait plus. Séjourner ici revenait à s'installer dans un livre. Un album aux grosses pages en carton colorées, avec des animaux partout dont on retient les noms, des fleurs, un arrosoir, des pommes rouges et des papillons. »

Clarabel
22/03/09
 

Je vous mets la couverture du broché car celle de la collection Piment de France Loisirs n'est vraiment pas à la hauteur de ce roman.Les chemins de 3 personnages vont se croiser pour ne plus faire qu'un. Destination ? Le bonheur ! enfin, la Charente Maritime. Chacun traîne une valise bien chargée. Mais elle semble beaucoup moins lourde quand on n'est plus seul(e) à la porter. On peut la poser sur le couvre-lit d'une chambre d'hôte, déballer ses vêtements et les glisser dans une armoire. On peut même décider de les poser définitivement ses valises, de ne plus jamais les remplir, parce qu'on n'a plus rien ni personne à fuir. Alors on baisse la garde, on lâche prise et on est prêt à l'accueillir ce bonheur qu'on croyait réservé aux autres. Voilà la substantifique moelle de ce roman qui m'a beaucoup plu vous le comprenez. J'ai adoré l'entrée en matière. Quand on fait connaissance avec les trois protagonistes, ils sont chacun dans leur voiture à l'arrêt à cause des embouteillages, des feux rouges ou d'un passage à niveau. A un carrefour de leur vie ? Ils ne le savent pas encore, mais oui !Claire a pour passagère une bouteille de Téquila et fuit un homme dont les deux filles sont de vraies pestes. Elle écoute Rose et Keren Ann, lit "Belle du seigneur" (oui, oui Lorette !!!) et Rilke (oui, oui, lorette, je te le mets de côté !). Elle s'interroge sur son envie d'être mère (ou pas). Une chose est sûre : elle veut changer de vie. Nicolas, né sous X, part pour Rochefort, à la recherche de sa mère biologique, 40 ans après. Il publie une annonce dans la gazette locale dont la dernière phrase donne le titre du roman. Il croit voir sa mère partout. Il part pour fuir lui aussi, une femme dont l'enfant n'est finalement pas le sien. Et il y a Rose-Marie, notre ourse mal léchée, notre cowgirl qui murmure à l'oreille des chevaux, et a perdu son mari trop tôt. Elle fuit la compagnie des humains, elle s'est forgée une sacrée carapace. Et ces trois là qui boitent vont se rencontrer, je ne vous dis pas comment ni pourquoi mais ça va fonctionner !!! Et alors vous savez comme j'aime quand les éclopés de la vie se serrent les coudes pour aller vers une vie meilleure. Alors ce roman bein je l'ai dévoré, tout simplement. Et le billet de Clarabel, conquise et de Cathulu qui comme moi trouve la fin peut être un peu prévisible mais le roman tellement positif et sensible qu'elle en a fait un hérisson (j'en ai corné des pages moi aussi...) !!Une lecture réconfortante que je mets dans la pile : à prêter à sand et Lorette ! http://facetiesdelucie.canalblog.com/archives/2012/04/18/24017633.html

lucie38
15/06/13
 

Une petite annonce fonctionnant comme un aimant et commençant par ces mots: J'aimerais tant te retrouver. Une bouteille à la mère lancée par un homme abandonné à sa naissance. Un texte qui va attirer l'attention de deux femmes très différentes et nouer les destins de ces trois personnages.L'une de ces protagonistes est Rose-Marie, une femme "naturelle" qui vit en compagnie de chiens et de chevaux, sans oublier un âne tonitruant et qui, ayant perdu l'homme aimé ,affirme : "Je crois que je me suis davantage employée à me suffire à moi même qu'à rencontrer quelqu'un."51MEE0Chm5L._SL500_AA240_.jpgJouant le rôle de la briseuse de solitude,Claire va débouler dans la maison et l'existence de Rose -Marie, pleine d'énergie et de vie mais décidée à faire une pause dans sa série d'hommes- divorcés- avec- enfants, condition sine qua non car "Face à la maternité, [elle] était objecteur de conscience."Avec jubilation et tendresse, Fanny Brucker va tricoter les destins de ces trois personnages, destins qui se nouent autour des thèmes de la maternité et de la perte. Ces pertes nécessaires qu'il nous faut apprendre à accepter comme Rose-Marie"désormais habituée à devoir rendre à la mort des êtres qu'elle avait empruntés le plus longtemps possible à la vie, comme un livre de bibliothèque qu'on aurait aimé pouvoir garder toujours."Évitant tous les écueils de la facilité, l'auteure réussit à établir un subtil équilibre entre ses personnages qui ne se contentent pas de subir ou de regimber contre leur destin mais apprennent à l'apprivoiser petit à petit.Parfois traversé de violence, ce texte , bourré d'énergie et de tendresse jamais mièvre, nous fait souvent frémir et même si la fin , un peu télescopée à mon goût, vient un tantinet gâcher notre plaisir, je le range sans hésitation dans la catégorie des romans confortables et sensibles. Un livre bien évidemment tout hérissé de marque-pages ! cathulu

cathulu
21/07/12
 

Le roman de Fanny Brucker est authentique. Si vous aimez les tranches de vie – c’est à la mode -, si les émotions simples vous transportent, « J’aimerais tant te retrouver » ne peut que vous séduire. Chacun de leur côté, Claire, Rose et Nicolas sont en quête de vérité. Entre blessures d’enfance et vie d’adulte ratée, leur errance intérieure et la force du hasard les mènent un jour sur un même chemin. Rose a fui l’agitation, elle vit en sympathique ermite au milieu de ses chevaux, consentant à « faire chambre d’hôte » si la tête du visiteur lui revient. Claire, qui vient de quitter un compagnon trop fade, se retrouve seule face à ses doutes et à sa propre remise en question. Nicolas recherche la mère qui l’a abandonné, convaincu d’entrevoir le bout du tunnel et prêt à balayer d’un revers de main les effets délétères d’un « Né sous X » qui le talonne et l’empoisonne. On se doutait bien que ces trois-là allaient se rencontrer. Chaque mot est pesé, chaque verbe est à sa place dans cette jolie partition de Fanny Brucker. On y découvre des caractères, simples et vrais, beaux et émouvants – chapeau bas à celle qui ne ressent pas un gros pincement au cœur lorsque Rose accompagne Sandra.« J’aimerais tant te retrouver » n’est pas un roman léger. Du fond de leur souffrance, ces trois êtres en rupture sonnent terriblement juste. Après « Far Ouest », son premier roman, Fanny Brucker, emportée par un goût maîtrisé pour la métaphore, semble bien emboîter le pas à Anna Gavalda, Claudie Gallay et les autres.Carole Belahrach Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.38 kg

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