Jacques le fataliste et son maitre

DIDEROT, DENIS

livre jacques le fataliste et son maitre
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 28/04/06
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

« Jacques : Je ne sais si je la violai, mais je sais bien que je ne lui fis pas de mal, et qu'elle ne m'en fit point. D'abord en détournant sa bouche de mes baisers, elle l'approcha de mon oreille et me dit tout bas : "Non, non, Jacques, non..." À ce mot, je fais semblant de sortir du lit, et de m'avancer vers l'escalier. Elle me retint et me dit encore
à l'oreille : "Je ne vous aurais jamais cru si méchant... mais du moins, promettez-moi, jurez-moi... - Quoi oe - Que Bigre n'en saura rien." Le maître : Tu promis, tu juras, et tout alla fort bien. Jacques : Et puis très bien encore. Le maître : Et puis encore très bien oe Jacques : C'est précisément comme si vous y aviez été. »
2 personnes en parlent

Jacques et son maître sont en voyage, de où ils viennent, jusqu'où ils vont, cela nous ne le saurons pas vraiment. Et peu importe. Car ce qui est essentiel, c'est l'instant même de ce voyage, ces moments où les deux hommes vont vivre quelques péripéties et surtout se raconter ou entendre des "histoires".Ce roman qui se prend à réfléchir sur le roman est une formidable machinerie littéraire, un jeu constant entre le narrateur et son lecteur, sorte d'interaction entre les deux qui débouche sur un texte jubilatoire (et quelque peu frustrant: nous les connaîtrons quand, que diable, ces amours de Jacques !).Jacques et son fameux fatalisme, qui veut que "tout soit écrit là-haut", au contraire du maître qui lui adhère au libre-arbitre. Quel bonheur de lire les échanges de ces deux hommes, finalement complices, et de suivre cet espèce de trait d'union que représente le roman tout entier entre deux situations dont on ne connaîtra pas grand chose. Maltese

Maltese
28/10/09
 

Ce récit se construit en réalité autour de trois niveaux. Le premier raconte les aventures de Jacques et de son maître sur leur route. Le second est consacré aux anecdotes ; la principale étant l’histoire des amours de Jacques qu’on ne cesse de quitter pour d’autres. Le dernier niveau est celui des commentaires du narrateur au lecteur.Ce procédé est assez amusant et fantasque pour m’avoir séduit, mais je reproche au narrateur d’en avoir un peu trop usé, car les soixante dernières pages m’ont paru très longues. En vérité, j’ai commencé à sérieusement me lasser un peu avant, à partir d’une anecdote qui m’a cruellement rappelé un de mes romans préférés : Les liaisons dangereuses de Laclos, mais en moins bien. Et c’est là que le bas blesse, la lassitude imaginaire du lecteur dont le narrateur se moquait au départ et devenue bien réelle et j’en ai eu assez de tourner autour du pot. D’autant que l’histoire avançant, j’ai commencé à me dire que le pot ne devait pas dissimuler grand-chose d’extraordinaire et je me suis mise à survoler les pages pour atteindre le but plus vite. [Plus sur :]

Belykhalil
30/09/14
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.50 cm
  • Poids : 0.21 kg