Jan karski

HAENEL, YANNICK

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
16,75 €
nos libraires ont adoré jan karski

SYNOPSIS :

Jan Karski est ce résistant polonais qui, en 1942, tandis que la Pologne est dévastée à la fois par les nazis et par les soviétiques, a réussi à entrer clandestinement dans le ghetto de Varsovie, afin de témoigner de l'extermination des Juifs d'Europe. Trente-cinq ans plus tard, il relatera sa traversée du ghetto dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann. Ce livre raconte comment Jan Karski a risqué sa vie pour porter le message des Juifs du ghetto ; comment il a tenté d'avertir les Alliés ; comment il a rencontré personnellement le président Roosevelt. Et surtout comment il s'est confronté à l'incrédulité, au soupçon, au refus. Pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l'extermination des Juifs d'Europe ? En quoi cette passivité est-elle une complicité ? La figure héroïque de Jan Karski révèle un point de vue nouveau sur cette question. Le livre décrit d'abord le témoignage de Jan Karski dans Shoah, puis rend compte de ses " mémoires de guerre " - d'abord prisonnier des camps soviétiques,
puis résistant torturé par la Gestapo. Enfin, il s'interroge sur la vie de Karski aux Etats-Unis jusqu'à sa mort en 2000. Vie discrète de professeur d'Université qui se tait pendant trente-cinq ans. Qu'y a t-il dans ce silence ? Comment vit-on quand on sait que le monde occidental s'est bâti sur "l'abandon des Juifs" par les Alliés, comme dit l'historien David S. Wyman ? C'est là que l'auteur recourt au roman - ou plutôt à la fiction intuitive. Il interroge l'effroyable solitude de Jan Karski, ses nuits blanches, son catholicisme inquiet, sa fondamentale insoumission aux idéologies, les questions qu'il se pose sur la responsabilité, le mal, l'humanité. En se concentrant sur le massacre de Katyn et l'infamie du pacte germano-soviétique, il médite sur le XXe siècle comme histoire de l'infamie. Il montre comment Jan Karski n'a cessé d'être hanté par le message du ghetto de Varsovie ; et comment, même dans son silence, il n'a cessé de le répéter - témoignant ainsi pour un héroïsme de la mémoire.
Retenez ce nom : il devrait résonner haut dans cette rentrée littéraire 2009 !
Jan Karski est ce jeune étudiant polonais choisi presque par hasard par les autorités de la résistance polonaise pour aller dénoncer aux puissances alliées l'horreur du ghetto de Varsovie ou l'inacceptable réalité d'Auschwitz.
Fasciné par son destin hors du commun, Yannick Haenel lui a prêté sa plume et sa voix.
Et au fil de ce récit étonnant, inclassable, entre fiction et document, Jan Karski, l'aristocratique silhouette entrevue dans le Shoah de Lanzmann s'impose comme l'incarnation de tous les témoins impuissants de l'histoire, ceux qui ont hurlé en vain des vérités dérangeantes sans jamais être vraiment écoutés, ceux qui, nuit après nuit, ressassent leurs cauchemars et cherchent le mot juste qui saura convaincre...
"Qui témoigne pour le témoin ?" s'interrogeait Paul Celan . Yannick Haenel l'a fait. Magistralement.

isabelle (lille)
14 personnes en parlent

Dès les premières lignes de ce livre, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir dans les mains un texte très fort, très puissant. Le livre est divisé en 3 parties. La première est une présentation du témoignage de Karski dans le film “Shoah” ; la deuxième est un résumé du livre écrit par Karski sur son histoire ; la troisième est une fiction qui s’appuie sur des éléments de la vie de Karski. Dans la troisième partie on ne sait pas vraiment ce qui est vrai ou ce qui ne l’est pas mais je pense que l’analyse de Haenel est très brillante et très intelligente, aussi je ne pense pas que cette partie soit une abjection en ce sens où Haenel prend la parole pour Karski mais, qu’au contraire, il a cherché à traduire le plus sincèrement possible les sentiments que Karski a dû ressentir.Je pense que c’est une lecture dont on ne sort pas vraiment indemne. On a beau connaître assez bien l’histoire de ce génocide, on a beau savoir que les alliés n’ont rien fait, chaque lecture sur ce sujet est bouleversante. Ici, on en apprend beaucoup sur le peuple Polonais et en particulier sur la résistance polonaise pendant la guerre. C’est un témoignage très beau qui a le mérite de rester particulièrement neutre, il ne cherche pas à attendrir mais juste à dire ce qui s’est passé, rien de plus et rien de moins.C’est un livre magnifique, qui n’a rien à voir avec Cercle. Haenel a fait un très beau travail et a réussi avec brio à mélanger roman, essai et biographie.Article complet disponible sur mon site.

Artsouilleurs
10/09/09
 

Cet ouvrage se décompose en trois parties distinctes. La première retrace le témoignage de Jan Karski dans "Shoah", le film de Claude Lanzmann ; la deuxième reprend en le résumant le récit autobiographique de ses tribulations, publié au Etats-Unis sous le titre "Story of a Secret State ; la troisième, enfin, tente par le biais de la fiction de reconstruire le cheminement de Karski durant et après la guerre.Ce roman, s'il m'a beaucoup touchée au moment de la lecture, me laisse cependant une impression mitigée. L'écriture, très réussie il faut le reconnaître, joue sur l'émotion. Haenel a choisi de susciter chez son lecteur l'horreur et l'indignation ; qu'il ait également souhaité faire appel à son esprit critique et à sa réflexion est plus douteux...

Schlabaya
19/08/10

Incontournable ! Ce livre choc est un mélange des genres, fiction, documentaire, témoignage. En peu de pages, c'est une prise de conscience.Dans un style sobre et irréprochable,Yannick Haenel, remarqué déjà dans "le cercle", réussit une fois le livre refermé à ne pas nous le faire quitter .

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

**** Ce roman controversé est à recommander, parce qu’au delàdu thème de la Shoah, l’auteur évoque la notion symboliqueet la responsabilité du témoin face à l’Histoire et s’interrogesur la non intervention des Alliés dans l’extermination desjuifs d’Europe de l’Est.

90011447
19/09/14
 

Si Jan Karski est sous-titré roman, il n'en est un que dans sa dernière partie, où Haenel se met enfin à la place de cet homme et en fait un personnage qui s'interroge inlassablement sur les raisons qui ont poussé les Alliés à ne pas agir alors qu'ils savaient que les Juifs étaient exterminés. Il a rencontré Roosevelt, a témoigné infatiguablement et nul n'a pris le relais : les médias ont atténué ses révélations, les gouvernements l'ont poliment écouté et lui ont tout aussi poliment tourné le dos, pour des raisons politico-économiques qui font froid dans le dos mais n'en sont pas pour autant des révélations fracassantes. Et de fait, le problème de cet ouvrage n'est pas son fond : la vie de Karski, résistant, aventurier qui survécut à presque tout, mérite bien évidemment d'être racontée. Mais la forme choisie par Haenel se révèle vite limitée : la première partie est purement descriptive (il raconte l'intervention de Karski dans Shoah, retraçant même les intonations et les plans de caméra, exercice que je trouve franchement un peu vain) et la deuxième est paraphrastique (Haenel résume le témoignage de Karski paru en 1944 sous le titre Story of a secret state). Et je ne peux que m'interroger sur cet étrange choix formel, qui est bien évidemment source de nombreuses répétitions et qui fait à mon avis de Jan Karski une espèce d'essai déguisé (le Prix Médicis ne s'y est pas trompé, qui l'avait sélectionné dans cette catégorie contrairement au Goncourt) qui manque de force. Je pense que Karski aurait mérité qu'on prenne la peine de lui consacrer un véritable roman (c'est d'ailleurs la dernière partie la plus réussie quand Haenel ose enfin se plonger dans la fiction, comme s'il avait été réticent dans les deux premières parties à se défaire du cadre de la réalité) ou au contraire un véritable essai d'historien et pas cet ouvrage hybride que je trouve inabouti et qui n'a étrangement suscité en moi aucune émotion particulière.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Sobre et poignant, avec les moyens du documentaire puis de la fiction, ce témoignage bouleversant raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste.

Au delà de toute polémique, ce livre est une claque. Bien construit, passionnant, éclairant, il a le mérite d'être bien écrit, de pouvoir être lu par tous, et surtout de nous présenter un personnage hors du commun. Je ne connaissais pas l'histoire de cet homme et de sa mission, ce roman est une révélation, le texte est parfois insoutenable d'émotion mais on ne peut plus le quitter. Je l'ai lu en une nuit, j'en reste affectée. C'est énorme pour un roman. laurence

laurence
30/07/11
 

Le livre est construit en trois parties. La première partie, très courte, m’a d’abord laissée assez perplexe ; je n’en voyais pas bien l’utilité, et je ne la trouvais pas si intéressante que cela. En fait dans ce premier chapitre, l’auteur nous décrit le témoignage de Jan Karski tel qu’il est visible dans le film Shoah de Claude Lanzmann. N’ayant pas vu le film, j’ai trouvé ça assez bizarre de voir cette scène décrite aussi précisément, et puis il me manquait tout l’arrière plan pour bien la comprendre. A la fin de la lecture, ce chapitre prend finalement tout son sens, la boucle est bouclée ; et je crois que ce chapitre se trouve juste à sa place.La deuxième partie, très intéressante sur le plan historique nous raconte non seulement la vie de Jan Karski, le rôle qu’il a eu pendant la seconde guerre mondiale, mais aussi tout un pan de l’histoire de la Pologne, et de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas du tout pour ma part. La langue est claire, précise, efficace. Cette partie a donc été très enrichissante et m’a même donnée envie de me renseigner d’avantage sur ce sujet.Enfin, la troisième partie, celle que j’ai préférée de loin, la plus dérangeante aussi. Dans ce dernier chapitre l’auteur se met à la place de Jan Karski et imagine ses pensées tout au long de ces années, son opinion sur ce qu’il a vu et la réaction des gens qu’il a rencontrés. J’appréhendais un peu ce chapitre tout en l’attendant avec impatience. Je me demandais ce que ça pouvait donner, et je trouvais ça bizarre, presque une trahison de prétendre révéler les pensées de quelqu’un ; car même si ce chapitre est présenté comme fictionnel, le narrateur a bel et bien existé. Et au final ça été le plus beau moment de ma lecture, un chapitre fort. J’ai lu cette partie pratiquement d’une traite, on y est d’ailleurs invités par la mise en page. Si les deux premières parties sont articulées en paragraphes clairs et aérés, ici toutes les phrases s’enchainent sans pause, sans espace, comme le cheminement de la pensée, un peu comme une écriture automatique. On sent, une espèce d’urgence, un besoin de se confier, de témoigner à tout prix. Et au bout d’un moment, l’auteur et le narrateur se confondait vraiment dans mon esprit, et même maintenant j’ai du mal à séparer l’un de l’autre. Qui a réellement besoin de témoigner dans cette partie ? Le narrateur ou bien l’auteur ? J’ai trouvé cette partie très touchante d’une part, parce qu’elle rend Jan Karski très humain, au-delà de l’image de héros qu’on lui attribue ; mais aussi et surtout très dérangeante, qui pousse énormément à réfléchir, sur le rôle des différents protagonistes au cours de la guerre, sur la responsabilité et la culpabilité aussi. Je ne veux pas trop en dire ici, mais disons que l’image héroïque des Alliés est pas mal égratignée. Cette partie pose la question de l’identité du messager qui devient témoin, et aussi comment (sur)vivre avec une telle expérience.Cet ouvrage est un très beau symbole du « Devoir de Mémoire », dans le beau sens noble du terme et pas dans sa version malmenée par la vie courante et l’emploi qu’en on fait les hommes politiques.

un flyer
13/05/11

UNE CONSTRUCTION ENNUYANTE POUR UN RÉCIT ACCUSATEURJan Karski de Yannick Haenel ne m’a pas plongé dans une histoire passionnante comme je m’y attendais : sa construction en trois temps a placé la partie la moins ennuyante, la partie fictive et narrative, en dernier. Les deux premières parties sont quand à elle une analyse filmique d’un passage du film Shoah et le résumé du livre de Karski lui-même...

constance93
22/04/11
 

Le livre est composé de trois parties.Tout d'abord, l'auteur analyse l'interview de Jan Karski par Claude Lanzman au début du film "Shoah". Jan Karski évoque sa mission de messager auprès des alliés et du gouvernement polonais en exil. Deux leaders juifs polonais l'avaient missionné pour témoigner sur le ghetto de Varsovie et sur les camps de concentration.On suit dans cet interview toute la souffrance du souvenir, l'insuffisance de la parole.Dans la seconde partie, l'auteur reprend le récit de Jan Karski publié en 1944.Jan Karski livre son témoignange sur les horreurs vécues par les polonais, peuple abandonné de tous et détruit à la fois par les nazis et par les russes. C'est la partie la plus active du livre qui raconte l'action de résistant de Jan Karski. C'est un vibrant hommage et une reconnaissance de la Pologne.La troisième partie est une fiction. L'auteur s'appuie sur les éléments de la vie de Jan Karski pour interpréter ses actes et ses paroles. Il accuse notamment les alliés, et particulièrement les Etats-unis d'avoir refusé d'aider les juifs européens par peur d'une immigration massive. Il réfléchit sur la culpabilité et la réalité même de l'humanité. Après de longues nuits blanches et le silence, Jan Karski reprend sous l'influence de ses étudiants son devoir de témoignage.Cela restera un témoignage incontournable de "ce crime contre l'humanité" ou "crime de l'humanité" que fut l'extermination des juifs européens pendant la seconde guerre mondiale avec de plus, un vibrant réquisitoire pour le peuple de Pologne."Face au cavalier polonais de Rembrandt, j'ai pris la décision de rester en Amérique"" Face au cavalier polonais, je regarde, j'écoute, je suis enfin chez moi"

jostein
07/03/11
 

Je suis déçu par ce livre abordant un thème pourtant d'une force inouïe. Dans le troisième chapitre, l'auteur livre la pensée de Karski sans nous avertir qu'il s'agit en fait d'une fiction. Est ce bien honnête ? Cela me dérange d'autant plus qu'il assimile de façon récurrente (exemple page 128) les forces alliées aux nazis, le bureau ovale de la maison blanche à une salle d'interrogatoire de la Gestapo. Cet amalgame est outrancier, répété et d'autant plus choquant lorsqu'on découvre que finalement ce qu'on vient de lire n'est pas la pensée de Karski mais juste ce que Haenel a bien voulu écrire en se mettant dans la peau de Karski. Ce livre aurait pu me bouleverser, il m'a juste agacé.

halex21
28/04/10
 

Une biographie semi-romancée de Jan Karski, ancien courrier du gouvernement polonais en exil, en 1942. C'est surtout le témoignage d'un homme brisé, plaidant auprès des pays occidentaux la cause de la communauté juive exterminée dans les camps de concentration. Mais, la concience du monde existe-t-elle vraiment ?Karski relate sa mobilisation en 1939 et son affectation à Oswiecim (futur camp d'Auschwitz), son transfert en Ukraine, à Kozielszyna (c'est de ce camp que partiront plus tard les officiers vers Starobielsk où ils seront exécutés et enterrés dans les fosses communes de Katyn), son évasion du train et, finalement, son entrée dans la Résistance.Il décrit la vie quotidienne en Pologne pendant la guerre en insistant, d'un côté, sur la volonté de l'occupant allemand d'affamer le peuple, de lui couper tout accès à l'éducation, de séparer les familles, d'anéantir, et, d'un autre côté, sur la solidarité des Polonais qui résistaient avec courage.Deux premiers tiers du livre sont documentaires et contiennent des extraits des entretiens de Karski avec Claude Lanzmann lors du tournage du film « Shoah », ainsi que le résumé du livre-témoignage écrit par Karski-même: « Histoire d'un Etat secret ». La dernière partie est fictive mais largement basée sur les documents concernant la vie de Jan Karski.

Bogusia
16/03/10
 

Incontournable ! Ce livre choc est un mélange des genres, fiction, documentaire, témoignage. En peu de pages, c'est une prise de conscience.Dans un style sobre et irréprochable,Yannick Haenel, remarqué déjà dans "le cercle", réussit une fois le livre refermé à ne pas nous le faire quitter .

Révélation Au delà de toute polémique, ce livre est une claque. Bien construit, passionnant, éclairant, il a le mérite d'être bien écrit, de pouvoir être lu par tous, et surtout de nous présenter un personnage hors du commun. Je ne connaissais pas l'histoire de cet homme et de sa mission, ce roman est une révélation, le texte est parfois insoutenable d'émotion mais on ne peut plus le quitter. Je l'ai lu en une nuit, j'en reste affectée. C'est énorme pour un roman.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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