Janus

KOESTLER-A

livre janus
EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 01/04/94
LES NOTES :

à partir de
18,90 €

SYNOPSIS :

Tout homme a deux visages, semblable en cela à Janus, le dieu latin. Individu unique, il n'en appartient pas moins à un ensemble ; familial, social, national, planétaire. Entre le fini et l'infini, entre l'indépendance et la dépendance, il doit trouver son harmonie. Que l'une des deux tendances fasse pencher la balance en sa faveur, et c'est la porte ouverte à tous les désordres pathologiques. L'Histoire et son cortège de larmes et de sang sont là pour en témoigner. Pour que le fléau de la balance ne devienne pas le fil du rasoir, pour que l'Homme ne coure pas à sa perte, il faut écouter
la leçon de Janus. En nous aidant à diagnostiquer le mal, le dieu peut nous conduire à « une autre solution que le désespoir ». Depuis vingt-cinq ans, Arthur Koestler effectue un périple intérieur qui l'a conduit de la politique aux sciences de la vie. Il revient avec Janus à « l'acte de foi d'un agnostique » que lui avait inspiré dans sa jeunesse son séjour dans une prison espagnole. Le même espoir de déchiffrer quelques-uns des hiéroglyphes tracés par l'Infini anime ce livre, où alternent humour et passion, provoquant, mais toujours lucide et extrêmement enrichissant.
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En préambule, l'auteur indique que cet essai est le résumé et la suite de plusieurs livres qu'il a publiés au cours des vingt-cinq années précédentes.Arthur Koestler constate un décalage entre les capacités intellectuelles de l'homo sapiens et certains comportements ancestraux dont il a hérité durant l'évolution, notamment celui qu'il appelle sa tendance à l'intégration, c'est à dire sa recherche de soumission à une autorité, à une cause, ou à un idéal supérieur. L'Histoire de l'humanité - qu'il ne manque pas d'invoquer (guerres de religion, nazisme...) - lui donne raison.Selon Arthur Koestler, la maîtrise de la puissance destructrice de l'énergie nucléaire et la schizophrénie inhérente à l'Homme risquent de conduire l'humanité à s'autodétruire. Son analyse de la nature humaine se rapproche beaucoup de celle de Henri Laborit (auteur du très intéressant L'éloge de la fuite).En conclusion l'auteur considère que l'humanité n'est probablement pas la seule forme de vie "intelligente" de l'univers ; il imagine même un processus de sélection entre diverses formes de vie dans l'univers n'y laissant perdurer que les plus "accomplies" (dont l'humanité telle qu'il la décrit ne fait probablement pas partie). Au-delà de ce fil conducteur, Koestler expose sa conception de l'évolution (critique des néodarwinistes) et analyse les processus créatifs chez l'Homme, notamment dans les domaines artistiques et scientifiques. Il dénonce aussi les orthodoxies scientifiques c'est à dire ceux qui, selon lui, refusent de reconnaître la réalité ou la possibilité de certains faits parce qu'ils préfèrent une mauvaise théorie à une absence de théorie.Les thèses exposées sont souvent intéressantes mais l'ouvrage comporte des digressions qui manquent parfois de clarté (à mes yeux) ou d'à-propos.* * *La quête de l'absolu, autre ouvrage d'Arthur Koestler dans lequel il explique ses écrits antérieurs, traîne à mon chevet depuis plusieurs années. Très intéressant, c'est surtout sa taille qui m'a empêché d'en achever la lecture à ce jour.D'Arthur Koestler, je recommande surtout Les somnambules (histoire de la redécouverte de l'héliocentrisme), Le testament espagnol (récit de son expérience dans un couloir de la mort de Franco) et Spartacus (récit romancé d'une célèbre révolte d'esclaves de l'Empire romain). Apikrus

Apikrus
25/05/13
 

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.47 kg

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