Je, francois villon

TEULE, JEAN

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 17/01/06
LES NOTES :

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14,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis. Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a
commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté. Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.
22 personnes en parlent

Une biographie romancée dans laquelle Teulé, avec talent, imagine ce qu'a pu être la vie de François Villon, qui disparaît un beau jour sur les routes non loin de Paris.L'auteur parvient à retranscrire de façon réaliste et sans aucune fioritures la vie parisienne du XVème siècle. On découvre un monde très dur, habité de brigands, truands... en tout genre, monde qui oscille entre humanisme et obscurantisme.Villon est un personnage entier, qui va jusqu'au bout de chacune de ses expériences. Il nous apparaît tantôt cruel, tantôt plein d'amour, tantôt facétieux, tantôt doutant de lui-même et de ses (mé)faits.Un très bel hommage dont le texte est saupoudré de certains des poémes du poète maudit. Maltese

Maltese
26/03/09
 

Teulé, dans ce 3ème volet de sa trilogie sur les poêtes maudits,entre dans la peau de Villon et nous dépeint de façon terrible et magnifique à la fois, sa vie "supposée . Villon serait né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. Son père aurait été pendu et sa mère enterrée vive injustement. Recueilli par le chanoine Guillaume à St Benoit, il mène au Quartier Latin une vie étudiante faite d'insouciance, de provocations, débauches, larcins, crimes et ... poésie. Porte parole de la société des bas-fonds, et contemporain d'une France ruinée et ravagée sous Charles VII (fin de la guerre de Cent ans, famine, épidémies, inquisition…), Villon vit une vie sans limites: il traîne dans les ribauds (Ballade de Margot), dans les tavernes, fréquente les Coquillards, tue, ment, vole, sacrifie Isabelle sa bien aimée et se forge à "son insu" une réputation qu'il assume tant bien que mal. Navigant entre les sentiments les plus nobles et les actes les plus atroces, il devient au nom de l'absolue liberté, une légende adulée par les jeunes.

Alcapone
16/02/09
 

Ll est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois.Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans.Le récit de la vie du poète nous plonge dans l'atmosphère du Paris moyenâgeux, avec ses rues pestilentielles, ses sévices, sa pauvreté.Comme toujours, Jean Teulé a travaillé sa documentation avec beaucoup de méticulosité avant de s'emparer de la vie de ces illustres poètes. Il réussit à merveille cette alchimie entre faits de vie, évènements historiques avérés et création romanesque.Patricia V.

Un roman intéressant sur la notion de culpabilité, rude et très éprouvant . On peut même dire que c'est horrible. Jean Teulé se complait dans cette horreur.

BMJACOU
11/04/14
 

…L’an mil [quatre] cent cinquante-six,Je, François Villon, écolier,…Jean Teulé emprunte son titre à un poème de François Villon pour se mettre dans la peau du premier poète maudit et nous raconter à la première personne sa folle vie. Une biographie à la façon de Jean Teulé qui, partant de faits réels en rajoute tellement qu’il en fait un récit picaresque. Avec lui, on sait à quoi s'attendre puisqu’il prend un malin plaisir à en faire trop !Ici, on est plongé dans le Paris aux ruelles boueuses, malodorantes et sombres de la fin du moyen-âge où vols, viols, rixes et crimes sont monnaie courante. Sans compter avec une justice d’une extrême cruauté, les pendaisons précédées de toutes sortes de tortures étant un spectacle fort prisé de la foule.On sent chez l’auteur une vraie tendresse pour François de Montcorbier dit Villon comme pour deux autres poètes maudits que sont Rimbaud et Verlaine.Et puis pour le lecteur c’est l’occasion de redécouvrir les poèmes de Villon oubliés depuis le collège ! Bien sais, si j’eusse étudiéDu temps de ma jeunesse folle….

Ludeca
29/10/13
 

Bonjour,jean teulé est pour moi l'un des meilleurs écrivain du moment,qui d'autres que lui peut nous faire rire avec de telles atrocités?je dois dire que je ne connaissais pas françois villon avant de lire ce roman,c'est chose faite . même si a certains moments j'ai trouvé que c'était trop gros pour être vrai.mais c'est une bonne façon de découvrir la façon de vivre a cette époque.il y a tellement de poésie dans ce livre.cette histoire racontée par n'importe qui d'autre aurait était une histoire d'horreur mais la elle m'a fait sourire!j'avais déja lu darling et le montespan et je ne suis jamais déçue avec cet auteur et n'hésiterais pas a lire un autre de ces livres.j'étais tellement passionnée par ma lecture que ma famille m'a demandé ce que je lisais,lorsque je leur ai raconté l'histoire et lu quelque extraits,ma mêre a voulu le lire,je lui ai donc prêté,mais je lui ai dis comme a vous :ce livre n'est pas pour les bébés,a réserver a un public averti.

paraty62
15/09/13
 

Jolie biographie romancée sur François Villon, poète à la mauvaise réputation. Jean Teulé raconte la vie de ce poète, depuis sa naissance jusqu'à sa disparition 30 ans plus tard. Certes la vie de Villon ne fut pas une partie de plaisir, lui-même vivant au milieu des brigands , truands et fréquentant volontiers les ribaudes. On comprend mieux quand on sait queson père a été pendu et sa mère qui avait déjà eu deux oreilles coupées pour de maigres chapardages alimentaires, finira enterrée vivante!François a huit ans alors et va être recueilli par un tuteur Guillaume Villon au cloitre St Benoît à Paris.Il y passe sa jeunesse , se fait de bons et mauvais amis : ainsi Teulé nous fait découvrir la France moyennageuse , adepte des tortures en tous genres. L'auteur réussit en mélant à son récit, des extraits des poèmes de François Villon , réussit à nous donner envie de le redécouvrir.

dvan
04/08/13
 

30 mai 1431, Jeanne la Pucelle vient d'être brûlée par les anglais qui occupent encore Paris, Francois Villon voit le jour, alors que son père, qu'l ne connaitra pas, vient d'etre pendu pour le vol d'une chemise. À 6 ans le gamin est confié à un chanoine par sa mère qui doit être suppliciée pour un vol qu'elle n'a pas commis.Le gamin peu attiré par les études, se lance très tôt dans la poésie, et devient un Maitre es blague de potaches. Il évite très tôt des condamnations.Ses fréquentations l'amènent pourtant très vite au vol et au crime. Vie de larron qu'il mènera toute sa vie, vie de larron qui inspirera ses poèmes, ses écrits, vie de larron qui lui fera dire au roi de France : "Pourquoi m'appelez-vous larron? Pour quelques pauvres vols, pour quelques pauvres crimes?...Si, comme vous, j'avais eu une armée pour massacrer des peuples, pour piller les richesses étrangères,vous m'appelleriez  sire !!"Échappant aux condamnations, par chance, par ses relations, parce qu'il était connu et reconnu, il connaîtra cependant la torture et bani, quittera Paris. Et personne n'entendra plus jamais parler de lui.À aucun moment, Jean Teulé ne parle de François Villon, comme le ferait un bographe. Au contraire, il laisse parler son personnage, qui nous conte sur ces 400 pages, sa vie, ses rencontres, ses vols, ses crimes, ses trahisons, les tortures qu'il a subies à la suite de son arrestation.Jamais Jean Teulé ne juge François Villon. C'est au lecteur de s'attacher ou non au personnage François Villon.C'est  également François Villon qui présente les scènes de la vie au Moyen âge, la vie des puissants comme celles des pauvres, les scènes de la vie,  la ville, ses marchés, sa vie après des prostitués qu'il fréquente, une période où la vie humaine ne comptait vraiment pour rien.On fremit devant le raffinement des boureaux lors  de certaines exécutions capitales, souvent seules distractions du peuple. François Villon est effrayant quand il raconte les crimes auxquels il participe. On rit comme François Villon et ses amis, des répliques qu'ils se lancent lors de certaines exécutions, y compris elles de leurs amis, et on se surpend aussi à rire devant l'horreur de certaines scènes, notamment devant la façon dont est nourri le cochon Franc Gontier.....Les scènes, les rencontres sont rythmées par les poèmes en vieux français et traduits par Jean Teulé. On "rame" un peu au début de l'ouvrage, mais petit à petit, on arrive à mieux les comprendre, sans toutefois atteindre "l'expertise" de l'auteur, qui nous aide en les traduisant.Jean Teulé a effectuè sans aucun doute un important travail de recherche documentaire. Encore un livre qui nous fait découvrir l'étendue de son talent, une facette nouvelle de ses possibilités et surtout une période, le Moyen Âge, et un auteur. JPV

JPV11
15/05/13
 

François Villon est un personnage mystérieux, quasi mythique. Poète renommé, il vécu dans un Moyen Âge ultra violent, où l'on coupait à qui mieux mieux oreilles, mains etc. Teulé imagine ici, à partir du peu d'informations vérifiées qui nous sont parvenues, la vie tumultueuse du poète.Si vous n'avez pas le coeur bien accroché, vous aurez beaucoup de mal avec ce roman. Rien ne nous est épargné des turpitudes de Villon et de ses acolytes. Mais aussi des bourreaux, de la torture etc. Je ne parlerai pas de Villon ici, mais plutôt du personnage de Villon. Car c'est bien ce que Teulé crée ici: un Villon entre réel et mythe.Donc, ce Villon., qu'en est-il? Eh bien c'est un personnage fascinant, dérangeant. Enfant de parents qui finirent exécutés (son père fut pendu le jour même de sa naissance d'ailleurs), Villon est élevé par un moine, mais va très vite prendre les chemins de traverses et pour finir s'acoquinera avec les pires truands, voleurs, tueurs de l'époque: les Coquillards.Si j'étais un peu réservée au début de ma lecture, j'ai rapidement été embarquée par ce roman foisonnant, dense, vif et brillant (rien que ça!). Par moment, je me suis fait l'impression d'être un passant arrêté devant un accident de la route: fascination morbide, entre l'effroi et le dégoût. Car il faut bien le dire, Villon n'a pas fait dans la dentelle. Et parfois, l'on se demande: pourquoi? Pourquoi quitte-t-il si vite le droit chemin? Pourquoi donne-t-il sa fiancée, qu'il semble vraiment aimer, aux Coquillards? Pourquoi vole-t-il la main qui le nourrit? J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié que Teulé ne donne jamais de réponse toute faite. Il montre également l'aspect mythique du poète, ou comment Villon est dépassé par son propre personnage. C'était vraiment un "people" de l'époque. Bon très trash, on est d'accord, Amy Whnehouse et Pete Doherty peuvent aller se rhabiller.Autre qualité indéniable: le style de Teulé. Quelle plume vraiment! Ce fut une lecture presque cinématographique (genre 3D, son et lumière + odeurs. La totale!), on y est - du début à la fin. C'est cru, graphique, violent, dérangeant. Mais que c'est bien fait! Enfin, notons la structure du roman, qui insère, parfois directement dans la prose, les poèmes de Villon, d'autres fois sous forme plus classique de présentation de poème en vieux et nouveau françois.Vous l'aurez compris, malgré la dureté de certains passages, j'ai été frappée par cette lecture (dire que je l'ai aimée n'est vraiment pas le mot, car on souffre beaucoup), qui reste encore très présente à mon esprit plus d'une semaine après...

Choupchoup
09/04/13
 

François Villon, poète et brigand. Elève doué qui utilise la ruse pour toutes ces entreprises, pas toutes orientées vers les études. Homme attiré par les plaisirs de la chair et par les voyous qui sèment la terreur dans les campagnes. Mais Villon est surtout un grand écrivain, dont les ballades sont apprises à l'époque dans tout Paris, et qui sont arrivées jusqu’à nous (la ballade des pendus, les neiges d’antan). C’est la vie de cet artiste du XVeme Siècle que relate ici Jean Teulé, de manière bien entendu romancée.Le père de François est mort pendu, sa mère a été suppliciée et il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d’Arc. Pas de très bon augure. Recueilli par un chanoine qui veut faire de lui un homme cultivé, et qui lui donnera beaucoup de fil à retordre, il passe son temps entre les mains d’une prostituée surveillée par son mari, les équipées nocturnes avec ses amis et autres joyeusetés de son âge. Mais ses actions ne resteront pas impunies, et après un exil qui lui fera vivre d’atroces souffrances, il revient à Paris qui le reçoit comme une idole. Mais François s’émeut de cette image qui lui échappe.Jean Teulé adopte pour cette biographie un style très romancé, qui n’épargne pas le lecteur : il apprend ainsi tous les moyens utilisés pour torturer les parisiens au Moyen Age. Les pendus, les ébouillantés, les morts, les amputés ou les emmurés parcourent l’ensemble du récit. La scène la plus violente à lire est très certainement la série de supplices que doit subir François, suite à son emprisonnement par le procureur aux langues desséchées…L’écriture de Jean Teulé permet de faire passer aux lecteurs la violence de cette époque. A plusieurs reprises, j’ai ri face aux atrocités décrites, tellement elles sont inimaginables. Sauf bien entendu qu’elles ont réellement existées ! Jean Teulé adopte un ton en décalage avec la violence du temps, qui rend plus hommage à la potacherie parfois inhumaine de Villon et ses amis qu’aux suppliciés de l'époque.L’autre point agréable dans la lecture de ce roman est qu’on est plongé régulièrement dans l’écriture de Villon. En ancien français, mais Teulé traduit dans le récit les ballades pour qu’elles soient compréhensibles par le lecteur. Et cela permet de réaliser l’évolution qu’a connue la langue française.Une nouvelle expérience de Jean Teulé bien plus réussie que la première avec Le magasin des suicides.

Yohan59
27/01/13
 

François Villon nait le jour de l'exécution de Jeanne d'Arc. Il perd tout d'abord son père puis quelques temps après sa mère. Il est alors recueilli par le Chanoine Guillaume de Villon qui s'emploiera à le protéger durant toute sa vie.François Villon sera diplômé en lettres mais il deviendra aussi un voleur, un assassin ... Il subira la torture, l'emprisonnement, l'errance puis le bannissement.On découvre toutes les facettes de ce poète même s'il est difficile de reconnaître la part de réelle et la part de fictif.On plonge au coeur du Moyen-Âge et c'est un euphémisme de dire que cette période est loin d'être "sympathique" J'ai été admirative de l'écriture de Jean Teulé.J'ai trouvé que replacer les poèmes dans le contexte où ils ont été pensés valorisait aussi bien le livre que les poèmes.Malgré ces points positifs, j'ai lutté dans cette lecture par manque d'intérêt. Livr-esse

Wakissi
15/04/12
 

Un livre qui se dévore d'une traite. Une écriture toujours aussi fluide de la part d'un auteur que j'ai découvert avec "le Montespan". La vie romancée de François Villon (quelle est la part de vérité ?) est à la fois drôle et cruelle. On se surprend à s'attacher à un homme qui s'est livré à toutes les barbaries à une époque où la violence était de mise. Si le professeur de français qui n'a pas su m'intéresser à Villon au collège m'avait raconté une telle histoire, j'aurais été plus attentive!

lonicera
04/04/12
 

J’ai découvert Jean Teulé à travers Le Magasin des suicides, court roman original et gentiment macabre, au message finalement très positif. Je, François Villon est évidemment très différent, déjà parce qu’il s’agit d’une biographie (menée à la 1° personne) et ensuite parce que le personnage décrit est plutôt sinistre (remarquez, j’aurais pu m’en douter en voyant la couverture…).L'auteur nous raconte la vie de ce poète du 15° siècle, qui perd ses parents très jeunes, condamnés par une justice inique et inhumaine. Il est alors élevé par le chanoine Guillaume qui fait de son mieux pour lui inculquer, en vain, des principes moraux. En grandissant, François s'acoquine avec des meurtriers et commet les pires atrocités.Je n'ai vraiment pas apprécié la lecture de ce roman car le personnage n'inspire évidemment aucune sympathie, si ce n'est lorsqu'il est enfant.Si j’ai apprécié le style vivant et la brièveté des chapitres qui permettent au lecteur d’éviter ennui et lassitude, j’ai regretté la complaisance de l’auteur à nous faire le récit de scènes barbares et scabreuses, évoquant des raffinements de cruauté : être enterré vif, ébouillanté, passer sa vie dans une chambre de recluse et j'en passe. Néanmoins, son écriture n’est pas dépourvue de qualités et n’est pas sans une certaine poésie, rencontrée au détour d’une page :p. 290 « Je ne connais rien de votre vie. Moi, j’ai vécu un destin amer dans un jardin semé de fleurs de lys […] »p. 276 « Presque tous mes vers roulent sur moi, sur ma vie, sur mes malheurs, mes vices. Je trouve mon inspiration dans les bas lieux, dans les amours de coin de rue ! »« Pourquoi ne racontez-vous pas en un quatrain, par exemple, un peu de neige sur une branche ?- Ce n’est pas le scintillement de la neige sur la branche que je vois l’hiver mais les engelures aux pieds ! »« Décrivez la rivière du Maine, la forêt là-bas… insiste René.- Je ne suis pas champêtre, pas paysagiste du tout ! Mon seul arbre est la potence. Je ne fais rien de la nature. Pour moi, il n’est de paysage que la ville, le cimetière est ma campagne, mes couchers de soleils sont les rixes dans la rue ! Je sors de la poésie bel esprit ! »Le difficile destin de François Villon est encore mis en avant par des détails très crus, dont on préfère rire pour ne pas en pleurer, lorsqu’il découvre les activités de deux charcutiers qui vont récupérer des corps fraîchement trépassés pour en faire des terrines (part de mythe et part de vérité ?) en ces temps de disette et qui pensent ainsi avoir mangé sa mère… Voilà qui donne le ton du roman. De la légèreté dans les propos pour faire passer l’atrocité des actes :P. 47- 48 « T’as bouffé ma mère en pâté…- Arrête de répéter ça, François. Tu te fais du mal.- Mais comment faisiez-vous ?- Un peu de veau, un peu de porc, un peu de ta mère… »« Moi, je portais un brandon enflammé pour qu’il observe la bonne femme. Si c’était une jeune, ça allait, on la sortait du trou. Les vieilles, il remettait la terre dessus, disant que : « Passé quarante ans, une femme est impossible à cuire ou alors il faut compter deux, trois fagots de plus et ça lance dans des frais. » »L’auteur a réussi à intégrer divers poèmes de Villon, tantôt dans ses paroles, tantôt en les citant en fin ou en début de chapitre et en en expliquant la genèse par un épisode de la vie du poète. La Ballade des dames du temps jadis, par exemple, coïnciderait avec le moment où François se rend à l’endroit où sa mère a été enterrée vivante.Un roman donc bien écrit et bien construit, mais à déconseiller aux âmes sensibles (comme moi!)

LeCottagedeMyrtille
07/03/12
 

Livre qui raconte l'histoire de François Villon comme si c'était lui-même qui l'avait écrit. C'est très bien raconté, très agréable et facile à lire, et très prenant. On trouve à l'intérieur de ce livre quelques passages plutôt gore (tortures et mises à mort décrites, peu de pitié de la part de certains évêques ou soldat, ou même de Villon lui-même). Le tout parsemé des poèmes de Villon. La fin est mélancolique, et très bien tournée.

lasurvolte
30/10/11
 

J'ai apprécié découvrir dans ce troisième volet de Jean Teulé consacrés aux poètes maudits, François Villon poète du moyen âge. Il romance la vie de ce dernier et nous livre donc sa vision de l'histoire de ce poète. Pour cela il nous fait revivre au XVème siècle en nous plongeant dans ce monde poisseux et empreints de cruauté. Pour donner plus de force à son texte, Jean Teulé sème tout au long de son livre les poème de François Villon et c'est grâce à cela que l'on comprend mieux les écrits de ce dernier. Replacé dans le contexte de l'époque, j'ai pu avoir une approche, un regard différent sur son œuvre.

seriephile
24/10/11
 

Donnant l'image d'un Paris frondeur, Jean Teulé nous livre avec une parfaite maîtrise, à la première personne du singulier une superbe biographie d'un poète tout à la fois connu mais dont la vie s'entoure de mystère. Je n'ai pas tellement apprécier l'emploi du je qui fait parfois tombé à plat le propos et c'est dommage. Malgré cela, ce livre reste tout de même un superbe roman biographique. Jean Teulé sait donné une impulsion et une dynamique à son récit. L'écriture est très soignée, réfléchie et calculée au milimètre les effets cocasses sont assez classiques mais je me suis tout de même bien amusé. Un vrai petit plaisir..

Lacazavent
21/10/11
 

Avis mitigé sur ce titre de Jean Teulé. J'ai aimé la plume de l'auteur mais l'accumulation des horreurs perpétuées au Moyen Age et les frasques de Villon m'ont lassée. Abandonné avant la fin.

floaimelesmots
19/08/11
 

Etrange vie que celle de François Villon. Et surtout, étrange personnage ! Teulé le dessine tel qu'il a pu être, peut-être, tel qu'il l'imagine, et en fait un personnage, un héros digne des fictions. Le poète commet des horreurs, et pourtant, on se prend à l'apprécier, à sourire, parfois, et on prend un réel engouement à le suivre tout au long de sa vie. Les poèmes disséminés ici et là permettent de les placer dans un contexte, et contribuent à donner vie au héros de Teulé. Lire ce livre, c'est aussi en apprendre sur la vie au XVIe siècle, la façon de vivre, de se comporter, et une nouvelle fois, permet de mieux cerner le contexte dans lequel Villon a écrit ses poèmes. C'est agréable, plein d'humour et léger. Découvrir en s'amusant, que demander de plus ?

EmmaBovary
20/07/11
 

Encore un personnage historique croqué par la plume de Teulé. Et quel personnage ! François Villon, qui naquit le même jour que l’exécution de Jeanne d’Arc, qui perdit très tôt son père et sa mère et qui devint le filleul de maître Guillaume de Villon, un chanoine l’ayant pris sous son aile. Bien qu’étudiant la théologie, François s’avère être un prêtre défroqué dès son adolescence tant il passe son temps en violences et débauches. Sa vie ne semblera n’être que jeux et amusements éphémères dans un déluge de frasques et de luxure. Jean Teulé réinvente et réinterprète, à sa manière toute personnelle, la vie débridée de ce poète maudit (roi des tavernes) de la deuxième moitié du XIVème siècle : ce roman est à l’image « supposée » de Villon ; violent, cruel, brut, sexuel, sans aucune morale.

SophieC
07/06/11
 

Où l'on retrouve les thèmes de prédilection de Jean Teulé : l'anthropophagie ("Mangez-le si vous voulez") et la sexualité débridée ("Le Montespan").Un roman qui commence fort par une double pendaison : celles du père puis de la mère de François, mais qui se termine de façon bien énigmatique.Un protecteur du poète, le père de Villon, bien gentil et qui accepte toutes les facéties de son protégé, un peu trop parfois.Un peu déçue par cet opus, je m'attendais à mieux.L'image que je retiendrai :Celle de la pendaison du début de l'histoire. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
07/06/11
 

Cette biographie romancée est traitée de façon assez peu originale, de la naissance à la mort (apothéose ?) du poète. Peu de flashback, de sauts en avant, tout est très linéaire mais après tout, c'est encore le plus simple pour ne pas s'y perdre. François Villon survit. Son destin semble être de résister à toutes les condamnations, les coupe-gorges et tortures. Il faut dire que son temps, marqué par l'ombre du gibet, parle de mort, de cruauté et de crudité ; il y a du Rabelais pas loin mais sans Thélèmes et ses douceurs. Villon vit dans la boue, le sang et la puanteur. C'est un aventurier, un petit malin, un amuseur, un ivrogne, un épicurien, un pécheur, un traître, un voleur, un tueur. C'est un personnage qui malgré ses horreurs nous attache et nous traîne sur les chemins écoeurants où ses chausses le mènent. Il a des amis fidèles : Robin, Tabarie et Dimanche... il a des amis cruels, coquillards et autres voyous. Il aime, il brûle ce qu'il adore. Parisien avant tout, il conquiert les cours des princes par sa plume insolente, sa langue sans pareille, étonnante et vivante.

Praline
27/04/11
 

Un régal que ce livre, dévoré de bout en bout en un temps record ! Je me suis plongée dans la truculence, la foisonnance et aussi la violence de ce quinzième siècle si riche en évènements (Jean Teulé, dès le premier chapitre, nous plonge directement au coeur de ce système de justice moyenâgeux, qui consiste à pendre, griller, écarteler ou brûler tout coupable, ou tout suspect d'un méfait, surtout si celui-ci est un manant traînant dans les rues de Paris...).J'ai adoré lire la vie de cet homme, tout aussi grandiose par sa poésie que sordide par ses actes, qui ne puise son inspiration que dans la fange, la bassesse, le mensonge, les tromperies, allant jusqu'au vol, et au meurtre.Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.47 kg

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