Je jure au marquis de sade, mon amant, de n'etre jamais qu'a lui...

LEVER-M

livre je jure au marquis de sade, mon amant, de n'etre jamais qu'a lui...
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 09/11/05
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

Rien d'aussi sulfureux n'a jamais été publié sur la liaison du marquis de Sade avec sa jeune belle-soeur, Anne-Prospère de Launay, âgée de dix-sept ans et chanoinesse bénédictine. Après vingt années de patientes recherches, Maurice Lever a découvert enfin les lettres échangées entre les deux amants, enfouies jusqu'ici dans les archives familiales. Liaison passionnée, scandaleuse, orageuse, où se jouent les aspirations du marquis à la rédemption par l'amour. Espoir brisé par sa propre infidélité, que la jeune femme ne pourra pardonner, et qui entraînera la rupture définitive. Abandonné à ses propres
démons, l'auteur de Justine ne verra d'autre issue que dans la mort. Sa tentative de suicide demeure à ce jour la plus obsédante énigme de cette âme en déshérence. Outre cette correspondance, paraissent ici pour la première fois six lettres du marquis à sa femme, révélant ses aspirations à la pureté, ainsi qu'un ardent désir de rachat. La stupéfaction une fois passée, il reste une poignante émotion devant ce cri arraché à la souffrance : « Oh ! puisqu'on me rend le chemin de la vertu si difficile, puisqu'on ne me l'offre qu'avec des épines, il faudra donc que je reste dans le vice ! »
1 personne en parle

Passionnée par la littérature libertine et par certains écrits du marquis de Sade, cette lecture a été pour moi particulièrement intéressante et révélatrice de la personnalité de cet auteur. À travers ces lettres inédites, très bien introduites et contextualisées par Maurice Lever, j’ai pu suivre l’évolution du caractère du divin marquis : il n’a pas toujours été celui que l’on connaît par ses textes les plus sulfureux. Au contraire, on le devine d’abord très épris de sa belle-sœur, au point de tenter de se suicider après leur séparation. Ce n’est qu’au fur et à mesure de ses détentions que sa jalousie, dont souffrira sa femme, sa paranoïa, sa haine et son penchant au vice se développeront : supportant mal l’enfermement, lui qui aime tant la liberté et à qui on « rend le chemin de la vertu si difficile, [à qui] on ne [l’]offre qu’avec des épines » [p. 85] se voit contraint de suivre le chemin du vice et de transgresser toujours davantage les barrières qu’on dresse face à lui. Son ami Lavin en sera horrifié et tentera de le sortir de cette philosophie matérialiste et destructrice, dont témoignent ses cahiers, mais trop tard apparemment… Ce fut donc pour moi une lecture éclairante et l’occasion de retrouver le style du marquis, que je préfère de loin à celui de sa belle-sœur, à travers quelques lettres.Bien que les notes très complètes de Maurice Lever rendent cette correspondance accessible à tous, je ne pense pas qu’elle intéressera l’ensemble des lecteurs. Les documents sont finalement assez peu nombreux et ne satisferont pas vraiment ceux qui cherchent à découvrir le marquis à travers ses lettres : seules huit sont de lui, les autres s’adressant à lui. L’intérêt principal de ces textes réside selon moi dans leur statut d’inédit : pour cette raison, ce livre me semble plus à même d’intéresser les lecteurs déjà familiarisés avec cet auteur et désireux d’affermir leur connaissance de cet auteur.

AmandineMM
15/02/13
 

Format

  • Hauteur : 23.50 cm
  • Largeur : 16.50 cm
  • Poids : 0.41 kg

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