Je m'appelle asher lev

POTOK, CHAIM

livre je m'appelle asher lev
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 15/11/07
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8,80 €

SYNOPSIS :

Asher Lev est un jeune hassidim de Brooklyn. Dès l'enfance, Asher dessine comme il respire. Son père, totalement voué à la condition de son peuple, est consterné de voir son fils unique s'écarter d'une tradition religieuse héroïque pour se livrer aux sottises de l'Art. Heureusement pour Asher, le grand Rebbe qui dirige la vie de ses parents le comprend mieux qu'eux. Il le confie au célèbre peintre Jacob
Kahn qui devient son maître. Asher travaille alors aux exigences académiques du peintre. Il peint des nus, des vierges, des crucifixions... tout ce que son père déteste et redoute. La rupture avec ses parents sera inévitable. Un roman magistral qui relate la vie d'un petit juif de Brooklyn déchiré entre son aspiration à devenir un grand peintre et les traditions religieuses de sa communauté.
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Il s’appelle Asher Lev et son nom deviendra célèbre un jour. C’est du moins ce qu’affirment tous ceux qui l’ont vu à l’œuvre. Dès son plus jeune âge, Asher Lev fait preuve d’un véritable don pour le dessin. A seulement six ans, il exprime déjà avec une incroyable justesse sa perception des choses et montre une véritable curiosité pour tout ce qui touche à la création et à la compréhension du monde. Mais son père, juif hassidique très respecté, voit d’un mauvais œil ce passe-temps qui détourne son fils de l’apprentissage de la Torah…Dès lors, le jeune garçon se retrouve tiraillé entre son besoin irrépressible de dessiner et l’envie de plaire à ses parents. Fort heureusement, le Rèbbe, qui n’est autre que le dirigeant de la communauté hassidique, voit dans ce don un cadeau de Dieu et non du diable et décide de confier le jeune garçon aux soins et à l’apprentissage de Jacob Kahn, un artiste réputé pour son talent et son franc-parler, tandis que les parents d’Asher se trouvent en Europe, essayant de mettre en place des yeshiva, afin de rassembler la communauté juive éparpillée depuis la Shoah. Le vrai défi pour Asher sera alors de parvenir à exprimer toute sa créativité, sans pour autant se détourner de ses origines, mais jusqu’à quel point cela est-il possible ?Dans ce roman initiatique profondément touchant, qui se déroule à Brooklyn dans les années 40-60, Chaïm Potok nous raconte l’ascension d’un jeune garçon pour devenir un peintre reconnu et estimé. Héritier d’un passé marqué par les drames, Asher Lev a baigné depuis son plus jeune âge dans les histoires de son peuple, hanté par l’image d’un grand-père au regard de braise parti sur les routes pour racheter les fautes du passé. Il a appris à respecter et honorer ceux qui ont marqué l’Histoire de leur nom. Mais le poids de la religion et des traditions se révèle être un héritage trop lourd à porter et un frein dans l’expression de sa créativité. Difficile alors de se libérer de ce poids sans blesser ceux qu’il aime…Chaïm Potok décrit avec une incroyable justesse les enjeux et les doutes qui pèsent sur les épaules de son personnage. Si la première partie du roman peut sembler parfois difficile d’accès pour les non-initiés aux us et coutumes des juifs orthodoxes (heureusement, un petit lexique peut être consulté à la fin du livre pour nous éclairer sur les termes spécifiques !), la seconde quant à elle, qui commence sur l’apprentissage d’Asher auprès de son maître, se révèle véritablement passionnante ! On s’ouvre avec lui à un monde qui ne lui est pas familier et qui lui offre de nouvelles perspectives et de nouveaux moyens de création, aiguisant ses sens à une nouvelle forme d’art.Partagé entre l’exaltation de la découverte et la mauvaise conscience engendrée par son éducation, Asher Lev va devoir faire preuve d’une volonté infaillible pour trouver sa voie. Difficile de ne pas être ému par le combat de ce jeune garçon pour défendre son don et ses convictions. Chaïm Potok nous offre un roman magnifique et néanmoins complexe sur la création, la liberté d’expression et sur le poids du passé et de la tradition. Et si vous avez aimé, jetez-vous sur la suite : « Le don d’Asher Lev ».

Mokona
15/08/14
 

« Il arrive qu’on croit être porteur d’un don exceptionnel quand on est jeune. Mais on ne s’y abandonne pas forcément. On ne sert pas seulement son intérêt personnel mais celui de son peuple. C’est ainsi que, nous juifs, nous vivons. Asherel, me comprends-tu ? »Ashev Lev n’est pas un garçon comme les autres ; artiste dans l’âme, il montre très tôt de véritables dispositions pour le dessin puis la peinture. Seulement, Ashev ne vit pas non plus dans une famille comme les autres. D’une famille de juifs orthodoxes de Brooklyn, son père est personnellement impliqué dans le développement du mouvement Hassidim au sein de sa communauté, mais également à l’international. Il reçoit une éducation profondément religieuse qui ne s’accorde pas du tout avec ses penchants artistiques de plus en plus prononcés.Ce roman est l’histoire d’un lent déchirement familial, sans pour autant, et c’est que j’apprécie beaucoup, que cela aboutisse à la haine. Chaïm Potok nous montre comment entre le père et le fils, les liens vont se distendre sans se rompre, mais en laissant s’installer l’incompréhension, le silence, et presque l’indifférence. Ce père qui loin d’approuver les choix de vie de son fils, le laisse, quoi qu’il lui en coûtât, tracer son propre chemin.Le personnage de la mère est particulièrement intéressant ; tiraillée entre son devoir de loyauté vis-à-vis de son époux et de leur cause commune, et l’amour qu’elle voue à son fils, elle est en perpétuel équilibre pour ne pas froisser l’un, et encourager l’autre dans vers une voie qu’elle n’approuve pas non plus mais dont elle sait au plus profond d’elle qu’elle est bonne pour Ashev…Comme dans l’Elu, on apprend beaucoup sur cette façon de pratiquer, sur cette culture qui parfois peut nous dépasser, mais qui jamais ne nous étouffe.Asher est un garçon attachant, complexe, torturé entre son passé et l’avenir dont il rêve. Cheminer avec lui, au milieu de ses dessins, partager son éveil religieux et culturel, est un pur plaisir. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
01/01/13
 

Un véritable "Tunirapatecoucher" (Page-turner en anglais). Je me suis prise de compassion pour ce petit garçon qui ne peut pas s'empêcher de dessiner, et que son père, décidément, ne comprend pas.Un fossé se creuse entre père et fils que la mère tente de combler. Un roman sur la difficile relation père/fils, quand le père est un grand religieux, et le fils un artiste.Un très beau roman sur l'art également, et comment le peintre est celui qui a "l'oeil", mais qui est aussi l'héritier d'une tradition ; même si cette tradition n'est pas de la même religion que lui.Un roman sur la communauté juive hassidique et son engagement pendant la guerre froide pour faire sortir les Juifs d'URSS.Un roman, enfin, sur la relation maître-élève, et comment l'élève finira par dépasser son maître tout en restant lui-même.Un roman dense mais facile à lire.Les images que je retiendrai :Celle de la chambre d'Asher chez ses parents, remplie de dessins sur les murs et du sol au plafond.Mais aussi celle du désaroi du père qui ne comprend pas son fils et ne rentre plus dans sa chambre. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
14/04/11
 

Le petit Asher Lev est élevé dans une famille juive hassidique de Brooklyn, où les traditions et les valeurs occupent une place prépondérante. Sa mère, après une grave dépression, reprend des études universitaires d'histoire de la Russie avant de l'enseigner, et son père voyage à travers le monde pour sauver des juifs de la répression soviétique. Le récit démarre dans les années 50 à New-York. Asher Lev aime dessiner, tout ce qu'il voit, et tout le temps. Mais cette passion enfantine prend très vite la forme évidente d'un réel don, et c'est ce qui va faire son malheur. Asher Lev, tout au long de son enfance et de son adolescence, sera sans cesse tiraillé entre la nécessité vitale du don qui s'impose à lui, il ne peut pas exister sans peindre, et la tradition familiale hassidique qui considère l'art comme quelque chose de malsain, inutile et vulgaire. De conflits en soutiens, il sera déchiré en permanence entre le talent évident qui lui dicte de continuer, et son respect de l'autorité parentale et d'un père qui se sent humilié et sali de voir ainsi son fils perdre son temps. Je m'appelle Asher Lev est un livre surprenant, qui devient très vite fascinant. On apprend beaucoup sur la communauté des hassidim ladovériens, sur la peinture, et le naeud du récit est bien le choix qu'il faut faire dans la vie : toutes les décisions qui pèsent dans le récit sont très bien traduites et ressenties : la mère partagée entre son amour pour son mari et son amour pour son fils, qui tout du long passera sa vie angoissée à attendre ou l'un ou l'autre (toute la fin du livre boucle cela à merveille, via deux tableaux controversés d'Asher), la fierté d'un père devant la célébrité reconnue de son fils, mais qui trahit bien trop violemment la religion pour qu'il puisse l'accepter, un fils tiraillé entre son désir de plaire à ses parents et la nécessité de vivre SA vie, cet art qui s'impose à lui ; tout toujours sera rupture et douleur, la réussite a un prix, la vie nécessite des choix difficiles. Je m'appelle Asher Lev fait désormais partie des classiques américains, Ch?-im Potok, son auteur (1929-2002) fut rabbin avant d'être un écrivain reconnu comme l'un des meilleurs romanciers de l'école juive new-yorkaise, tout comme son aîné Bashevis Singer. Il existe une suite à Je m'appelle Asher Lev : Le don d'Asher Lev, écrit 18 ans plus tard.

Jdhelene
13/04/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.21 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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