Je m en vais

ECHENOZ, JEAN

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 07/09/99
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Ce n'est pas tout de quitter sa femme, encore faut-il aller plus loin. Félix ferrer part donc faire
un tour au pôle nord oú l'attend, depuis un demi-siècle, un trésor enfoui dans la banquise.
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Prix Goncourt en 1999 à mon avis justifié tant ce roman dénote de certains autres prix sans saveur.Car Echenoz régale une fois encore son lecteur avec une oeuvre qui vaut davantage pour son écriture que pour son intrigue.Félix Ferrer, galeriste de son état, va se lancer dans un sorte de chasse au trésor un peu folle, et traînera dans son sillage un lecteur brimbalé de péripéties en personnages farfelus.Mais surtout, il y a cette écriture si particulière de l'auteur, qui joue avec les artifices romanesques et apporte une originalité sans nulle autre pareille. Maltese

Maltese
19/03/10
 

C'est l'histoire d'un parisien galeriste qui vient de quitter sa femme. Si l'amour a eu raison de lui, le changement climatique, lui, ne l'aura pas : bien que son médecin lui déconseille, il met bientôt les voiles vers le Pôle Nord pour chercher un trésor d’œuvres d'arts échoué dans un navire pris dans la banquise, n'attendant que lui... ou presque. Lauréat du prix Goncourt 1999, je m'attendais à beaucoup mieux, tant au niveau du fond que de la forme où le style indirect libre rend la lecture à mon sens un peu monotone ... Peut-être ne devrais-je pas tant espérer des prix littéraires, eux qui m'ont déjà amenée vers de véritables trésors !

NinadeSeclin
17/01/14
 

Félix Ferrer s’en va : il quitte le domicile conjugal après quelques années de bons et loyaux services, de rituels répétés à l’infini qui ont fini par tracer en toile de fond l’ennui le plus abyssal. Le voilà en partance vers d’autres horizons : le froid et la solitude glacée des pôles, en quête d’un trésor caché. La canicule et le désert estival parisien ensuite, à la recherche désespérée du trésor douloureusement conquis puis… dérobé par des mains peu scrupuleuses. Ferrer est décidément incorrigible : son cardiologue lui avait bien dit de ne pas s’exposer à des températures extrêmes…Dans « Je m’en vais » (Goncourt 1999), Jean Echenoz brosse le portrait d’un drôle d’homme d’une plume tout aussi drôle : un humour à la fois tendre et corrosif. Cet homme, c’est Félix Ferrer, un marchand d’art sur le départ, parvenu à un point de non-retour. Sauf qu’à l’arrivée, une boucle habile s’opère en guise de clin d’œil au début, sous forme d’une nouvelle fin. Une fin-départ, une nouvelle fin, le terme se réitère… à l’infini. L’espace et le temps tissent la toile de fond de ce roman, s’appelant mutuellement, se conjuguant çà et là, à l’occasion de descriptions du temps qu’il fait.« Le reste du temps c’est dimanche, un perpétuel dimanche dont le silence de feutre ménage une distance entre les sons, les choses, les instants mêmes : la blancheur contracte l’espace et le froid ralentit le temps. » (p. 36.)C’est l’occasion pour l’auteur de rappeler que le temps passe et use mais n’émousse pas la quête de l’autre, humain ou objet. Le départ porte aussi l’empreinte de son auteur, le désir d’un ailleurs, d’un autre, la lente émergence d’un soi, malgré les ambiguïtés qu’il recèle. « Je m’en vais » : point de départ, point de clôture. Point, simplement. Seraphita

Seraphita
05/01/13
 

Format

  • Hauteur : 18.70 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.28 kg