Je ne t'ai pas vu hier dans babylone

LOBO ANTUNES ANTONI

livre je ne t'ai pas vu hier dans babylone
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
28,40 €

SYNOPSIS :

« Il doit être minuit parce que les bruits, ceux du jardin, ceux de la maison et ceux de ma femme qui a fait partir les chiens en les fouettant légèrement avec une branche - Fichez-moi le camp elle a attaché la chienne en chaleur dans le garage et je parie qu'elle s'est couchée parce que pas de lumière dans le couloir ni dans la chambre dans laquelle je ne pénètre plus depuis des siècles, je reste ici très loin d'elle avec tout ce silence et cette obscurité entre nous, pas de froissement de draps ni une latte du lit quand elle change de position, les lampadaires d'Évora
de l'autre côté de la maison, par cette fenêtre des bruyères, même mon reflet a disparu sur les vitres » « Qui parle, tout au long des immenses coulées qui forment les fleuves de l'oeuvre d'António Lobo Antunes ? Et à qui ? Peu importe après tout : ces voix se mêlent, leurs monologues intérieurs se croisent sans rompre la solitude où chacune ressasse ses obsessions. C'est toujours le même livre, et pour qui est sensible à cette écriture en incises, à ce trouble, à ce vertige verbal, c'est un bonheur toujours renouvelé. » (Isabelle Rüf, Le Temps)
1 personne en parle

Dans l'obscurité d'une nuit sans étoiles, les personnages de ce roman ressassent leurs vagues à l'âme. Dans cette insomnie, les heures passent lentement distillant au fur et à mesure l'amertume des regrets du passé. Chaque bruits étouffés, chaque objets, chaque bibelots sont autant de vanités qui les renvoient à leurs pensées lugubres : défunts dont les souvenirs s'estompent et se dématérialisent, poids de la culpabilité qui les hantent, présent comme une chape de plomb étouffante qui les emprisonnent, doute sur l'utilité de leurs propres existences, poids du monde social. A l'aide d'une écriture emprunte de poésie l'auteur arrive merveilleusement bien à retranscrire à l'écrit ces épisodes angoissants et dépressifs où les idées se bousculent de manière anarchique dans la tête pour tourner en rond de manière presque incessante, où l'on se complet à inventorier ses échecs, où l'on s'abreuve jusqu'à la lie au breuvage de l'aigreur. Un roman d'atmosphère, sous forme de comptine macabre, méditative et nostalgique dont la littérature portugaise est la spécialiste, qui ne se lira certainement pas d'une traite mais qui fera forte impression. Un livre pour lecteur en pleine forme…

jauchatpitre
30/11/13
 

Format

  • Hauteur : 20.20 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.57 kg
  • Langage original : PORTUGAIS
  • Traducteur : MICHELLE GIUDICELLI