Je suis en bois

CARCASI, GIULIA

livre je suis en bois
EDITEUR : HELOISE D'ORMESSON
DATE DE PARUTION : 17/04/08
LES NOTES :

à partir de
19,27 €

SYNOPSIS :

Un dimanche, Giulia découvre le journal intime de sa fille, Mia, qui la replonge dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit : sa relation à sa mère et à ses soeurs, ses amitiés, ses premiers émois. Puis l'âge adulte, ses premiers pas de médecin,
la longue attente d'une maternité difficile. Dans le noeud des générations passées, c'est en fait sa propre histoire que découvre la jeune fille. De cette narration à deux voix jaillira une vérité difficile, le prix à payer pour que cessent les rôles et que commence la vie.
4 personnes en parlent

Un gouffre d'incompréhension sépare Giulia de Mia, sa fille de 18 ans. Chacune triche, joue un rôle, et tait l'essentiel.La lecture du journal intime de Mia replonge sa mère dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit. Dans les secrets des générations passées, c'est sa propre histoire que découvre la jeune fille.A travers le jeu de miroir d'un labyrinthe familial et sentimental se dessine un aveu difficile, le prix à payer pour que tombent les masques et que commence la vie.

Zhayah
30/03/09
 

"Nous autres femmes sommes ainsi faites, nous nous imaginons que tout dépend de nous, qu'il suffirait de déplacer une virgule pour changer le destin."Une sonate à deux voix, celle de Giulia, la mère puis celle de Mia, sa fille de dix-huit ans.La jeune fille s'étourdit chaque samedi dans une foule d'endroits et de visages. Et puis le dimanche "tire une gueule" de famille. La communication est rompue entre les deux femmes.A la lecture d'un journal intime, les deux voix vont se superposer pour confier les impressions de deux générations distinctes. La mère évoque cette jeunesse des filles de porcelaine, celle des filles considérées comme des jolies sottes à l'époque où une femme sans hommes n'est même pas une moitié. Giulia parle de ce manichéisme où la femme était soit **** ou épouse. L'époque de celle qui fait l'amour en catimini un après-midi et celle de la jeune fille qui rentre le lendemain.L'amour perçu comme un sacrifice social pour la mère, qui sait désormais que manger sain ne la sauvera pas, alors autant manger fou.L'échange n'est pas simple entre les deux femmes parce que "nous fantasmons sur ce qui se passe derrière les portes des autres, nous nous persuadons que notre vie dans un autre cadre se serait déroulée autrement, nous cherchons d'autres pères, d'autres mères, les protections que nous n'avons pas eues. Nous nous en prenons au destin, qui nous a fait naître ici plutôt que là, parce qu'il faut bien s'en prendre à quelqu'un. Parce que rien n'est pire que l'idée, partant d'hypothèses différentes, que les choses se seraient passées de la même façon." C'est l'histoire de deux personnes qui se superposent brièvement, de celles qui ne veulent pas reproduire les erreurs de leur mère, mais qui en font d'autres, puis chacun reprend son histoire et son chemin."J'avais enfin une nouvelle maison, sans les silences de mon père ni les faiblesses de ma mère. J'avais chaque jour un devoir à accomplir pour cette liberté[...]".Naît-on silencieuse ou le devient-on? Passer d'un silence à un autre, celui des familles, celui des secrets, des blessures, celui de la bouche close d'un homme, non plus un père mais un mari. Les paroles sont en quantité déterminée, peut-être les erreurs d'une mère se poursuivent-elles dans la sang des enfants?

Mirontaine
30/04/15
 

Le postulat de départ, une mère lit le journal intime de sa fille pour tenter d'établir un semblant de communication avec elle, avait de quoi me hérisser. Mais la toute jeune Giulia Carcasi dans Je suis en bois se joue des clichés et traite avec subtilité cette histoire de secret familial que la mère, Giulia, va révéler par lettres à sa fille, Mia."Et je m'efforce de les deviner, ces pensées, pour la récupérer, pour la rattraper au lasso et la ramener à moi, mais c'est compliqué; Compliqué comme de soigner une douleur dont on ignore l'emplacement"414zyFGchRLLa mère remonte le cours de ses souvenirs et ,en contrepoint de la vie familiale, nous livre la relation toute en délicatesse qu'elle a établi avec Sœur Sofia , relation qui lui permet de relativiser tout ce que lui impose sa famille.Une écriture à la fois forte et poétique, "Je suis une Petite Sirène, je ne suis bien ni sur terre ni dans l'eau, je ne marche pas comme un homme et ne nage pas comme une daurade." qui vous transporte. Une très belle transmission de mère à fille. cathulu

cathulu
21/07/12
 

Un journal à deux voix, mère et fille. Giulia, la mère, est chirurgien, et souffre du silence et de l'absence de sa fille, qui n'est jamais là. Mia, 18 ans, pense que sa mère est en bois, et s'étourdit dans les bras des hommes. Alors Giulia lit son journal, et lui répond, par écrit; elle se raconte, petite dernière d'une famille à l'ancienne, trahie par sa propre soeur. Mia n'a elle que des préoccupations de son âge, pas vraiment futiles, elle se sent hors de tout lien, seule, et ce que sa mère va lui révéler va la libérer...C'est une histoire qui parle de la condition féminine en Italie sur plusieurs générations, mais surtout de l'importance des racines et du fait de trouver sa place. Le tout, évidemment, conditionné par l'amour, ce sentiment qu'on relègue toujours à l'arrière-plan mais qui pourtant occupe concrètement la première dans nos vies !Un fort joli roman qui condense en un nombre de pages remarquablement court une histoire pleine et entière, porteuse de beaucoup de sens et très touchante. Il y a beaucoup de pudeur et de simplicité dans le récit, ce qui ne fait qu'en augmenter la force et le nourrit d'une belle puissance d'évocation. On en sort un peu cotonneux, l'immersion a été profonde, et réussie. Sylvie Sagnes

SagnesSy
04/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.70 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : MARIANNE VERON

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