Je suis morte et je n'ai rien appris

COLLETER-S

livre je suis morte et je n'ai rien appris
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 22/08/07
LES NOTES :

à partir de
19,80 €

SYNOPSIS :

Dans un établissement huppé et élitiste de Neuilly, on prépare, depuis des générations, aux concours d'entrée des grandes écoles. Le bizutage y est de rigueur, et plus que rude : humiliations physiques et morales, simulacres d'exécutions... Laure Godin, qui a intégré cette prépa pour suivre son copain, se retrouve confrontée à la violence gratuite, qu'elle endure avec colère, mépris, puis terreur et incompréhension.
Seul témoin de la défénestration d'un élève, elle tente de mener l'enquête. Déshumanisation, détérioration morale, suivies d'un spectaculaire rétablissement psychique du groupe une fois le bizutage terminé... Laure, qui avait pourtant résisté aux pressions, restera gravement marquée. " Je suis morte et je n'ai rien appris " : telle est la terrifiante conclusion de ce livre singulier, déstabilisant
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Ce roman de Solenn Colléter est à la fois un polar, un roman sur le bizutage et une poignante histoire de désamour.Laure, dix-sept ans, fait sa rentrée en prépa scientifique à Sainte-Thérèse, une prestigieuse école privée, en compagnie de Martin, son petit ami, un fils de bonne famille brillant et sûr de lui. Sa maturité intellectuelle et son vécu familial douloureux l'isolent de sa classe d'âge. Elle ne se sent proche que de son amoureux qu'elle idolâtre plus que de raison.Laure, heureuse de cette admission dans un établissement très sélect, déchante très vite. L'année scolaire commence par une semaine de bizutage, tradition séculaire censée favoriser l'intégration des élèves de première année au sein de l'école. Les bizuteurs sont les élèves redoublant leur deuxième année (recalés aux concours des grandes écoles). Les nouveaux venus sont d'emblée plongés dans une ambiance terrifiante et malsaine : mise en scène très trash inspirée du IIIe Reich, insultes, ordres humiliants... Les bourreaux leur infligent des sobriquets stupides, s'adressent à eux en hurlant, et les amènent par intimidation à subir brimades et sévices et à accomplir des défis affligeants : ramper dans des immondices, ingurgiter des mixtures infâmes, ou se prêter à divers jeux dégradants.Dans ce contexte, Laure s'aperçoit qu'un meurtre a été commis, et que l'administration du lycée cherche à empêcher qu'il soit découvert. La jeune fille ignore aussi bien l'identité du défunt que celle de son assassin. Quant au mobile, mystère. S'agit-il d'une dérive due au bizutage? Laure tente de mener l'enquête, mais se heurte à de nombreuses résistances. A Sainte-Thérèse, il ne fait pas bon faire preuve d'individualité.Si la cérémonie du bizutage reçoit le soutien affirmé de la direction de l'école, c'est qu'il a pour but de briser la personnalité des élèves, d'étouffer en eux la vitalité, l'originalité, la confiance en soi. La violence physique n'est pas directement employée, bien qu'elle soit largement suggérée. Les bizuteurs emploient la menace, l'intimidation, le déni de l'autre. Ils jouent sur différents ressorts : désir de s'intégrer, peur de s'affirmer, instinct grégaire, sadisme, voyeurisme, exhibitionnisme...

Schlabaya
19/08/10

On entre dès la première page dans le vif du sujet, avec une scène tout en vociférations et mauvais traitements, qui débute à la descente du car; effet maximal de surprise, les tous nouveaux élèves en prépa de cette école privée fictive pensaient bien avoir payé leur tribut, après ce week-end d'intégration. D'ailleurs, Martin, l’amoureux de Laure, dont le père est un brillant professeur de cette école, après en avoir été l'élève, ne s'est jamais appesanti sur le sujet : oui, il y a un "petit" bizutage, mais c'est la tradition, et ça deviendra vite un bon souvenir... Ah oui ? En l'occurrence, non. Dans le roman, une défenestration se produit la première nuit, et Laure est la seule à en être témoin, parmi les "Beuzeus" tout au moins. Au milieu de cette semaine cauchemardesque, elle mène aussi l'enquête : Qui manque à l’appel ? Qui est responsable ? Pourquoi le tait-on et comment est-il possible même de le faire ? (Habile épilogue concernant ce drame, personnellement j'étais loin du compte). Mais surtout l'héroïne mène pas à pas une très intéressante réflexion concernant cette tradition barbare du bizutage, elle en démonte les enjeux, les procédés, expose avec clarté les manipulations, et rend le lecteur écœuré et révolté. Un premier roman très fort.

SagnesSy
20/07/12
 

Un très beau roman sur les conséquences tragiques que peut avoir le bizutage. Un sujet rarement abordé et magnifiquement traité dans ce livre.Ne vous laissez pas rebuter pas le titre qui n'est pas très accrocheur ...

fdm77
08/06/12
 

Format

  • Poids : 0.53 kg

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