Je suis un chat

NATSUME, SOSEKI

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/03/86
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Vingt ans après le pauvre coeur des hommes, l'un des derniers romans de natsume sôseki, paraît enfin, dans une excellente version due au japonologue jean cholley, l'ouvrage qui d'emblée lui valut la célébrité : je suis un chat. Mort en 1916 à quarante-neuf ans, il vécut aux confins de la psychose la déchirure dont pâtirent tous les intellectuels nés avec la révolution industrielle, politique et culturelle du meiji. Formé aux lettres classiques chinoises, au haïku, mais envoyé en angleterre de 1900 à 1903 pour pouvoir enseigner ensuite la littérature anglaise, il s'imprégna si profondément du ton de swift, de sterne et de de foe que, sans nuire à tout ce qu'il y a de japonais dans je suis un chat, cette influence nous impose de penser au voyage de gulliver chez les houyhnhnms ; sans doute aussi d'évoquer le chat murr d'hoffmann. C'est pourquoi le traducteur peut conclure sa préface en affirmant que je suis un chat " suffit
amplement à démentir l'opinion si répandue selon laquelle les japonais manquent d'humour ". ni hegel, ni marx, ni darwin, qu'il a lus, ne lui ont fait avaler son parapluie. La gouaille, voire la désinvolture apparente, n'empêchent pas les chapitres de s'organiser, cependant que tous les styles (jargon des savants ou du zen, ou argot d'edo, ancien nom de tokyo) se mêlent pour présenter la satire désopilante d'une société en transition, et même en danger de perdition. Kushami-sôseki se demande parfois s'il n'est pas fou, mais c'est la société d'alors qui devient folle, elle qui déjà enferme en asile ceux qui la jugent. le chat ne s'y trompe jamais, lui : aucun ridicule n'échappe à ce nyctalope. alors que peut-être on en devrait pleurer, on rit follement. si vous voulez comprendre le japon, identifiez-vous au chat de soseki. sur un autre registre, vous retrouverez le meiji de la sumida, le chef-d'oeuvre de nagaï kafû.
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Je ne ferai pas de long résumé puisqu’il est sans doute impossible de synthétiser convenablement un tel monument de la littérature. Pour faire court et simple, un chat au savoir quasi encyclopédique raconte son quotidien et celui de son maître, le professeur Kushami. Rien n’échappe à l’oeil acerbe du félin qui ne cesse de s’interroger sur les comportements pour le moins étrange des humains.Sôseki livre ici une satire magistrale de la société japonaise en pleine mutation au début de cette ère Meiji (à partir de 1868). Dans la maison de Kushami (double de Sôseki qui ne craint nullement de se moquer de lui-même), se succèdent des personnages plus caricaturaux les uns que les autres dont Meitei qui ne semble rien faire de ses journées si ce n’est se moquer des autres de façon pédante ou Kangetsu, éternel étudiant, passant son temps à polir des billes de verre pour son doctorat. La présence du chat comme narrateur permet à l’auteur de jeter un regard distancié sur ses concitoyens, un peu à la manière de Montesquieu dans ses Lettres Persanes. L’humour grinçant est omniprésent (j’ai particulièrement apprécié le passage concernant les bains publics où le chat se demande bien pourquoi les hommes s’évertuent à penser qu’il est bon pour leur santé de se baigner dans une eau plus que sale et brûlante et le passage où il nous explique comment la viande de boeuf est échangée par celle de cheval – déjà !) et n’est pas sans rappeler le ton de Swift (Sôseki a étudié 3 ans en Angleterre…).Le défilé des personnages permet un savoureux mélange de styles (jargon des savants ou du zen, argot d’Edo) qui permet d’insister sur les profonds changements qui s’instaure dans ce Japon en pleine transition et en plein doute (cf : un long questionnement de Kushami-Sôseki sur la folie – agonie et mort du chat à la fin). Un roman d’une richesse inouïe, essentiel pour comprendre le Japon. Bref, une pépite !

Naurile
25/01/14
 

Les êtres humains et leurs étranges coutumes, vues à travers les yeux d'un chat goguenard. L'auteur, que l'on peut reconnaître sous les traits du professeur, ne s'épargne pas lui-même dans ce texte très drôle mais souvent cruel, d'abord publié sous forme de feuilleton (d'où une certaine inégalité dans les chapitres). Mais sous le couvert de l'humour, ce texte est aussi un portrait d'un Japon en pleine mutation, écrit avec la finesse de plume et d'esprit coutumière de Natsume Sôseki. Un classique très accessible, un grand plaisir de lecture.

murasaki
17/12/12
 

Un jeune professeur pendant l'ère Meiji accueille un jeune chat chez lui. Le chat , observateur silencieux et plein d'esprit, va être témoin et chroniqueur de tout le petit monde d'hurluberlus entourant le professeur. Il va faire l'apprentissage de la vie aux côtés de ce qui convient le mieux à cet objectif: un grand professeur de littérature anglaise, le professeur Kushami ('éternuement' en japonais). Un des intérêts majeur de ce roman , extrêment drôle, réside dans les conversations qui se tiennent chez le professeur, un être grincheux et misanthrope , qui reçoit des " amis " tous aussi farfelus que lui. Sous les yeux très attentifs du chat, les oreilles bien tendues... et qui nous livrent ses petits commentaires acerbes. Un humour fin et cruel. laurence

laurence
06/10/12
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.43 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : JEAN CHOLLEY

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