Je voudrais tant que tu te souviennes

MAINARD, DOMINIQUE

EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 11/01/07
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent. Mado y habite seule un pavillon. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie. Mais Mado la voit se
résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.
5 personnes en parlent

Ce livre est un grand coup de coeur. Albanala est cartomancienne. Elle repart dans son pays et confie à sa nièce Julide, une vieille amie. Julide est déjà promise au mariage selon les traditions de son pays. Mado, la vieille dame, est une source d'ouverture sur le monde extérieur. Elle vit dans une maison minuscule où seuls les chants du canari et la sonnerie du petit réveil rouge ponctuent sa journée. Sa passion est la photographie et elle saisit l'infiniment petit, un certain minimalisme positif des choses. Elle prend en photo les aspérités de la terre, le sol de son jardin. Au départ, Dominique Mainard attache beaucoup d'importance à la relation entre les personnages, davantage qu'à la narration. L'histoire est teintée de croyances et de magie!Un étranger, l'indien, va perturber le quotidien de ces deux femmes. Ce personnage est une sorte de funambule qui consigne dans ses carnets le secret des étoiles. Un quotidien ordinaire mais magnifié sous la plume de Dominique Mainard. Dès l'instant où Mado aperçoit l'indien, elle en tombe amoureuse. Pour quelles raisons alors, Julide tente de les éloigner?Secret, mensonge, exil et rencontres fortuites construisent ce sublime roman.La plume de l'auteur m'a emportée dans les lieux et j'aurais vraiment aimé habiter la maison de Mado.Un très joli conte romanesque que j'ai quitté à regret.

Mirontaine
07/03/12
 

Il a fallu que je termine ce roman le jour de la journée nationale contre la maladie d'Alzheimer....C'est le sujet central de l'oeuvre, mais son nom n'est jamais évoqué. le lecteur le devine au détour d'une situation ou d'une phrase. L'héroïne Julide est chargée par sa tante Nala de s'occuper de leur voisine, Mado, qui vit seule et semble tellement désemparée parfois: "elle est comme un verre qui se vide, par une brèche minuscule, une toute petite fêlure, et si tu ne prends pas soin de la remplir, elle disparaîtra tout à fait." Mado a l'étrange particularité de photographier tout ce qui se trouve à ses pieds, peut-être pour combler son handicap de pied bot. Une amitié "évaporée" se noue entre Mado et Julide, jusqu'au jour où Mado au lieu de regarder le sol comme à l'accoutumé lève la tête....mais, chut, je n'en dis pas plus! Le style est superbe, tout en pudeur et délicatesse. Le roman se structure en deux parties toutes aussi poétiques à leur façon. La vieillesse, la maladie, l'amour sont traités avec tact et l'auteur use beaucoup de métaphores pour exprimer parfois la violence d'une situation. Ainsi, l'amour arrivé trop tard alors que la vieillesse est déjà là s'exprime avec beaucoup de finesse: "ce qui est au dehors d'elle (Mado) n'est pas vert et jeune comme ce qui a germé à l'intérieur depuis l'arrivée de l'homme". La mémoire, les souvenirs, sont comparés à des taches de couleurs qui se diluent ou des photographies qui s'estompent avec le temps. Vous l'aurez compris, j'ai fait une très belle rencontre littéraire où l'histoire est aussi belle que le style et la prose de l'auteur. C'est un moment rare de lecture à savourer sans modération vivi

vivicroqueusedelivres
18/02/12
 

J'ai eu du mal au décollage tant la première partie traîne en longueur. La seconde est toute autre et m'a réconciliée avec cet auteur dont j'aime tant l'univers et la finesse de la plume.

mycupoftea
06/09/12
 

L'une, Mado, vit les yeux au ras du sol, traquant et photographiant les menues traces du temps.L'autre, l'Indien, n'est jamais aussi à l'aise que sur les toits...Entre les deux va se nouer une histoire d'amour en pointillés, celle prédite par Julide chargée de veiller sur Mado car "Elle est comme un verre qui se vide, par une brèche minuscule, une toute petite fêlure, et si tu ne prends pas soin de la remplir elle disparaîtra tout à fait."Julide quant à elle , soumise au poids des traditions de son pays, est promise à un jeune homme qu'elle n'aime pas et trouve souvent refuge chez Mado,chez qui elle ressent une autre forme d'étrangeté au monde.Tout cela aurait pu baigner dans une poésie trop sentimentale pour moi si la deuxième partie du roman, rebattant les cartes, ne venait brusquement tout remettre en question et présenter un autre angle de vision, une réflexion plus profonde sur le temps, les sentiments, l'exil à soi même et aux autres... cathulu

cathulu
23/08/12
 

Il y a des livres vers lesquels je vais les yeux fermés, en toute confiance parce que je suis certaine d’y trouver un univers. Les livres de Dominique Mainard en font partie. Avec je voudrais tant que tu souviennes, j’ai retrouvé l’ambiance du ciel des chevaux et de leur histoire. Une banlieue triste et grise comme tant d’autre aux abords d’une petite ville. Mado est un femme âgée dont la mémoire s’enfuit. Alda a toujours pris soin d’elle, Alda et ses cartes qui disent l’avenir. Mais un jour Alda décide de retourner dans son pays. Elle fait promettre à sa nièce Julide de continuer à veiller sur Mado. Un jeune homme qui vit la tête dans le ciel, les pieds sur les toits arrive en ville et Mado en tombe amoureuse. Julide, 16 ans, enfant de l’immigration apprend que ses parents lui ont trouvé un futur mari. Dans ce livre à l’écriture si sensible et où la poésie perle, on suit ces personnages. Des personnages bien loin des clichés. Mado qui n’a plus de repère de temps et si fragile, Julide qui la protège et qui veut l’empêcher de tomber amoureuse de ce couvreur. Julide joue le rôle de sa mémoire car Mado a perdu la notion du temps. Elle se croit encore jeune et l’amour est toujours possible à ses yeux. Julide se bat avec la réalité : un cousin que ses parents veulent qu’elle épouse, ses cours de sténo et veiller sur Mado. Une histoire d’amour qui semble impossible. Pas de heurt ou de fracas, juste la mémoire qui se souviendra et qui laissera place à une belle histoire. Encore un beau voyage en apnée totale bercée par l’écriture de Dominique Mainard. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
24/10/10
 

Format

  • Hauteur : 21.80 cm
  • Largeur : 14.70 cm
  • Poids : 0.36 kg

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