Jeunes, on vous ment !

PITTE-J.R

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 31/05/06
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Après bien des alertes dont on n'a pas voulu tenir compte, le rejet du CPE a révélé la prise de conscience par les jeunes de l'impasse où on les conduit. Les meilleurs vont vers les STS ou les lUT, vers les classes préparatoires aux grandes écoles (â ces derniers, la nation consacre en moyenne plus de I 2 000 ? par an alors que les étudiants des facultés ont à peine droit à 6 000 ? !). Et comme la société n'a pas fait l'effort d'aider les autres à s'orienter en temps utile, comme les droits d'inscription sont modiques, les élèves déferlent en masse vers des universités aux budgets misérables qui les sélectionnent par l'échec après leur avoir fait perdre leur temps. Sauf à sortir de médecine, de pharmacie ou à réussir un concours
d'enseignement ou administratif (un seul poste pour plusieurs milliers de candidats...), les études supérieures, en France - et surtout les études littéraires - ne procurent pas d'emploi, ou alors des emplois au rabais, quand ils ne sont pas précaires. C'est une escroquerie que de ne pas le dire. C'en est une, plus grave encore, que de ne rien changer. Et c'est pour les étudiants un dangereux mirage que de croire que le statu quo les protège. Il faut changer le système de fond en comble, comme l'ont fait déjà - avec succès - plusieurs pays de l'Union européenne. Puisse la colère du président de la première université littéraire de France faire comprendre que le temps des rafistolages doit prendre fin immédiatement !
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Coup de gueule !Jean-Robert Pitte est président de l'Université de la Sorbonne. La crise du CPE l'amène à pousser un coup de gueule quant à l'état de l'université française.Le constat est clair : l'université française décline, ne répond plus aux besoins des jeunes, de l'économie et de l'emploi. L'accès protégé de certaines filières par le numérus clausus, la non sélection des autres filières, le déclin des filières scientifiques, le développement des écoles au détriment des UFR, le combat contre les droits spécifiques... voilà bien des élément explicatifs du déclin.JR Pitte propose des solutions : un grand plan université, des embauches massives d'enseignants, le numerus clausus dans les filières, l'ouverture de l'université au mécénat et la remise en cause de la gratuité. Mais Jean-Robert Pitte ne met pas suffisamment en exergue la responsabilité claire des enseignants-chercheurs et des syndicats enseignants et étudiants dans la paralysie qui a entraîné le déclin.La situation aujourd'hui est grave : déficit chronique de la France, défiance vis-à-vis de l'économie libérale qui réussit dans tous les grands pays sauf en France, une jeunesse qui rêve de fonction publique, une université exsangue... La faute à qui : à une gauche qui confond égalité et égalitarisme (voir « égalitatisme » !), et qui, en grande partie, reste issue de l'éducation nationale, à une droite qui a toujours peur des manifestations dans la rue des enseignants et des étudiants... Quel gâchis ! Le monde avance, il est résolument libéral, l'enseignement supérieur dans les pays anglo-saxons mais aussi dans les pays émergents est une réussite, il est privatisé, les enseignants ont des moyens mais sont évalués et amovibles, les étudiants étudient dans de bien meilleures conditions qu'en France.Serait ce le grand soir de l'université française ? La pénétration des universités anglo-saxonnes dans nos chasses « précédemment gardées » de l'Afrique du nord et de l'Afrique sub-saharienne semble me le confirmer. Tristesse... Pour me retrouver sur mon blog: http://www.bir-hacheim.com

birhacheim
19/03/09
 

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