livre jezabel
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 02/03/05
LES NOTES :

à partir de
16,20 €

SYNOPSIS :

Dans la salle d'un tribunal, se tient le procès d'une femme. Elle n'est plus très jeune, mais a été très belle. Les témoins défilent à la barre, l'avocat et le procureur s'affrontent. Assise dans le box des accusés, elle subit par bribes le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence de père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge, le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Les jurés et le public grondent, s'enflamment. Mais le vrai coupable est-il l'accusée, ou le temps, qui détruit les illusions
? Huis clos cruel et inquiétant, ce roman paru en 1936 illustre l'immense talent d'Irène Némirovsky, couronnée à titre posthume par le prix Renaudot pour Suite française. Au fur et à mesure que se révèlent les détails de son passé, anodins ou tragiques, l'héroïne dévoile ses différents visages. Sans jamais porter de jugement, Irène Némirovsky saisit, d'une écriture fluide et avec une rare finesse psychologique, la réalité derrière les apparences, les ambivalences affectives et les contradictions de l'âme humaine.
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Gladys, riche et belle femme d'âge mûr, est accusée d'avoir tué un jeune homme de vingt ans - son amant ? Tandis que les témoins se succèdent à la barre, elle refuse de s'expliquer. Ce n'est que dans un second temps, lorsque l'auteur revient sur la vie entière de cette femme, que le lecteur perçoit finalement le personnage tout autrement et saisit peu à peu ce qui a provoqué ce geste.Avec une grande finesse d'analyse, Irène Némirovsky décortique ici la terreur de vieillir, de voir sa beauté se fâner, sa vie perdre toute saveur, chez une femme qui n'a vécu jusqu'alors que pour plaire, susciter l'envie, le désir, l'admiration, la jalousie chez autrui, hommes ou femmes... Ce roman écrit en 1934 garde une portée universelle - tout au moins dans les sociétés où jeunesse et beauté sont encensées.Un roman délicieux à lire, qui m'a rappelé Maupassant, Zweig, mais aussi Sagan dans son recueil de nouvelles 'Des yeux de soie' qui évoque les craintes féminines de la quarantaine. Canel

Canel
31/01/16
 

Infanticide Quand ce roman sort en 1936, Irène Némirovsky est déjà très connue comme romancière et peintre de mœurs : ses romans (puisant dans sa propre histoire familiale) « évoquent » les carcans de la société bourgeoise, les ravages de l’ambition mondaine et un de ses corollaires : la cruauté des relations rivales entre mère et fille, dont il est déjà question dans le Bal et l’Ennemie. Comme Jézabel, figure biblique, reine d’Israël à qui il est reproché d’avoir renié Dieu et adoré une idole, Gladys, fascinée par sa propre beauté et terrorisée par la peur de vieillir, finit par oublier l’essentiel : qu’en définitif, il faut bien vivre sa vie : aimer, essayer de s’accomplir et vieillir. Et Comme Jézabel, Gladys, monstre d’égoïsme et d’arrogance, finit par commettre le pire sacrilège. Grâce à un art très maitrisé du portrait, Irène Némirovsky revient, à travers cette fable de la « foire aux vanités », (somme toute, assez proche de nous) sur la nostalgie du temps qui passe, la perte de l’innocence et la tragédie de la vie qui sous-tendent une grande partie de son œuvre.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Au milieu des années 1930, une femme, belle et riche, est jugée pour avoir tué d'un coup de revolver un homme de vingt ans qu'elle avait rencontré quelques semaines plus tôt. le crime passionnel ne semble faire aucun doute.J'ai été scandalisé par la manière dont le président mène les débats : en moralisateur plus qu'en homme de loi cherchant à connaître et à comprendre la vérité. L'accusée ne nie pas les faits qui lui sont reprochés mais elle refuse d'en expliquer les raisons. Les cinquante premières pages correspondantes, merveilleusement écrites, sont passionnantes, malgré l'absence d'explication à ce stade du livre sur les causes du crime.C'est ensuite par le récit de la vie de cette femme, et surtout par son portrait psychologique, que l'auteur expliquera finalement les raisons de son geste.Si le début de ce livre m'a fait songer à André Gide (avec 'Témoignage d'une Cour d'Assise'), la suite m'a rappelé Stefan Zweig, pour la qualité de l'écriture et la subtilité de l'analyse psychologique. Apikrus

Apikrus
25/05/13
 

Infanticide Quand ce roman sort en 1936, Irène Némirovsky est déjà très connue comme romancière et peintre de mœurs : ses romans (puisant dans sa propre histoire familiale) « évoquent » les carcans de la société bourgeoise, les ravages de l’ambition mondaine et un de ses corollaires : la cruauté des relations rivales entre mère et fille, dont il est déjà question dans le Bal et l’Ennemie. Comme Jézabel, figure biblique, reine d’Israël à qui il est reproché d’avoir renié Dieu et adoré une idole, Gladys, fascinée par sa propre beauté et terrorisée par la peur de vieillir, finit par oublier l’essentiel : qu’en définitif, il faut bien vivre sa vie : aimer, essayer de s’accomplir et vieillir. Et Comme Jézabel, Gladys, monstre d’égoïsme et d’arrogance, finit par commettre le pire sacrilège. Grâce à un art très maitrisé du portrait, Irène Némirovsky revient, à travers cette fable de la « foire aux vanités », (somme toute, assez proche de nous) sur la nostalgie du temps qui passe, la perte de l’innocence et la tragédie de la vie qui sous-tendent une grande partie de son œuvre.

Jézabel est le 2e livre d’Irène Némirovsky que je lis après le Bal. Comme dans celui-ci, le sujet est traité sur un ton doux-amer. Il n’y a aucun heurt, aucune critique frontale mais une mise en situation qui laisse un sentiment de malaise.Gladys est une femme superficielle, futile, qui n’a vécu que pour elle et pour profiter de sa beauté physique, si bien qu’il ne lui reste plus rien. Elle a négligé sa famille, ses proches par coquetterie et vanité. Dépensant sans compter, elle n’a pas su s’attacher durablement et a repoussé ceux qui l’aimaient.Cette femme devrait être détestable, mais tout le talent de l’auteur est là. Je ne dirais pas non plus que j’ai aimé cette femme, la critique est vraiment acerbe et il serait difficile de s’identifier à ce personnage.C’est alors son histoire qui passe au premier plan. Que lui est-il arrivé pour qu’elle finisse par tuer un jeune homme de 20 ans ?Qui était ce jeune homme ? Pourquoi lui donnait-elle de l’argent ?Après le récit du procés, Irène Némirovsky raconte la vie de cette femme, son errance, sa fuite et les pages se tournent pour parvenir au dénouement, pour comprendre et découvrir les abymes de noirceur dans lesquels elle s’est enfoncée.On a dit d’Irène Némirovsky qu’elle était antisémite, on lui fait parfois un procès d’intention, critiquant violemment ses écrits qui auraient appuyé les critiques faites contre les juifs.Accuser d’antisémitisme une femme morte avec les siens au camp d’extermination d’Auschwitz m’a toujours paru une cruelle ironie.Surtout aujourd’hui, alors que l’on écrit tant de choses contre ceux qui ont refusé que l’on « célèbre » un antisémite, fut-il un grand écrivain.C’est vrai que Némirovsky critique avec force la haute bourgeoisie juive française. Les femmes sont futiles et décadentes, quand les hommes sont lâches et impuissants. Ils n’ont aucune ambition, aucun but apparent si ce n’est le plaisir. Mais elle décrit avant tout le milieu qu’elle connaît, et si certains noms sont juifs, il n’y a aucune autre indication qui permet d’affirmer que ces textes sont antisémites.Il me semble qu’il y ait plutôt question de peindre une certaine frange de la société, pour une auteur qui appartenait à un milieu intellectuel d’avant-garde et avait à cœur de se faire connaître. Pour cela, elle a publié dans Gringoire, sous pseudonyme, et dans Marianne, nettement plus à gauche.Quoi qu’il en soit, il semble bien que l’histoire ait jugé pour elle.Si vous ne connaissez pas Irène Némirovsky, je vous conseille le Bal qui est un petit bijou. Celui-ci est passionnant, mais pour un premier contact, il est très critique et assez noir.

Estellecalim
31/03/11
 

Format

  • Poids : 0.29 kg

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