John l'enfer

DECOIN, DIDIER

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 09/02/96
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Triomphante, folle de ses richesses, de sa démesure et de ses rêves, New York se délabre pourtant, rongée de l'intérieur. John L'Enfer, le Cheyenne insensible au vertige, s'en rend bien compte du haut des gratte-ciel dont il lave les vitres. Il reconnaît, malgré les lumières scintillantes des quartiers de luxe, malgré l'opacité du béton des ghettos de misère, les signes avant-coureurs de la chute de la plus étonnante ville du monde : des immeubles sont laissés à l'abandon, des maisons tombent en poussière, des chiens s'enfuient vers les montagnes proches... Devenu chômeur, l'Indien rencontre deux compagnons d'errance : Dorothy Kayne, jeune sociologue qu'un accident
a rendue momentanément aveugle, et qu'effraye cette nuit soudaine ; et Ashton Mysha, Juif hanté par sa Pologne natale, qui vit ici son ultime exil. Trois destins se croisent ainsi dans New York l'orgueilleuse, New York dont seul John L'Enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du dénuement. Abraham de Brooklyn chantait la naissance de New York. Avec John L'Enfer, voici venu le temps de l'apocalypse. L'apocalypse possible dès aujourd'hui d'une cité fascinante et secrète, peuplée de dieux ébranlés et d'épaves qui survivent comme elles peuvent dans le fracas et les passions.
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Ce roman écrit en 1977 est assez prémonitoire. En effet, qui eut pensé, au-delà des considérations terroristes, que New-York était une ville fragile rongée par ses gratte-ciels? John l'enfer a bien compris cela. Cheyenne, laveur de carreaux de buildings car il ne connait pas le vertige, ressent la lente décomposition de la ville. New-York est rongée de l'intérieur: ses constructions sont fragiles, ses chiens fuient le centre, la criminalité explose... Avec ses compagnons de fortune, il tente de conjurer cette fin inéluctable et vivre le mieux possible l'instant présent. Mais cela est-il possible dans un monde où la politique, la corruption et l"aveuglement" des gens sont plus forts que tout? Le trio de protagonistes est un trio improbable car dans un monde normal ils ne se seraient jamais rencontrés. Leur rencontre procure une richesse de réflexion sur la vacuité de notre société. Sur bien des points l'ambiance de ce roman ressemble beaucoup au livre de T. Findley LE CHASSEUR DE TETES: le lecteur constate une lente déliquescence de la ville où même ses habitants font ressortir leurs instincts les plus vils. Malgré ses 34 ans, ce livre n'a pas pris une ride et mérite encore un beau succès. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

John l'Enfer est un indien cheyenne, qui travaille à New York comme laveur de carreau sur les gratte-ciel, en raison de sa faible propension au vertige, liée à son appartenance ethnique. C'est une lecture ancienne, adolescente, mais marquante. Avec ce prix Goncourt, Decoin écrivait le roman d'une ville, New York, de sa lente déliquescence, sa pollution, sa corruption, son agonie. C'est une merveilleuse histoire d'apocalypse, qui plus de 30 ans plus tard, a laissé des traces qui donnent envie de le relire. C'est rare. laurence

laurence
02/01/13
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.20 kg

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