Journal du dehors

ERNAUX, ANNIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/95
LES NOTES :

à partir de
5,40 €

SYNOPSIS :

De 1985 à 1992, j'ai transcrit des scènes, des paroles, saisies dans le r.e.r., les hypermarchés, le centre commercial de la ville nouvelle, où je vis. Il me semble que je voulais
ainsi retenir quelque chose de l'époque et des gens qu'on croise juste une fois, dont l'existence nous traverse en déclenchant du trouble, de la colère ou de la douleur.
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Entre 1986 et 1993, l'auteur recueille dans différents lieux publics les remarques de ses contemporains, et les retranscrit dans son journal. Les passagers du RER, le ramasseur de caddies du centre commercial, les clients de la boucherie sont donc les personnages involontaires de cet ouvrage.Une grande partie de l'ouvrage a pour lieu les transports en commun, notamment entre Paris et Cergy (où habite Annie Ernaux), d'abord dans le train vers Saint-Lazare, puis dans le RER A. J'ai donc lu ces lignes sur les trajets autrefois empruntés par Annie Ernaux, et lors desquels elle a recensé toutes ces anecdotes. et c'est une lecture qui m'a paru vraiment appropriée pour les transports, alors que je lis d'habitude assez peu dans ces conditions-là (sauf journal ou magazine). Appropriée car ce qui est rapporté dans l'ouvrage est tout à fait susceptible de se produire à proximité.Ce sont donc de petites notes, étalées dans le temps, que l'auteur ne fait pas que reproduire. Par petites touches toujours sensibles, elle essaie d'en ressortir des généralités sur cette époque. Ainsi, les passages chez le boucher sont l'occasion de réfléchir sur les différentes positions sociales à travers le prisme de la consommation et de la connivence avec le vendeur.On ressort de cette petite lecture avec l'idée que ces petits riens, parfois insignifiants, font sens, et que c'est un ensemble duquel il est difficile de séparer les situations les unes des autres. C'est à la fois assez réjouissant et angoissant, comme l'impression d'être pris dans un mécanisme dont il est impossible de sortir.Bien sûr, la forme choisie risque de laisser certains lecteurs (ou lectrices) sur leur faim : une centaine de pages, vite lues. Elle-même explique dans l'ouvrage que la forme la frustre, car elle ne peut pas se lancer comme dans un roman. Mais elle considère cette écriture comme nécessaire.Enfin, ces situations sont celles d'il y a plus de dix ans. On y retrouve donc des éléments aujourd'hui disparus, comme la célèbre enseigne Mammouth. Mais l'écriture d'Annie Ernaux et ses analyses rendent cette lecture intéressante et intemporelle.

Yohan59
26/10/12
 

Pas d’histoire dans ce livre, seulement des fragments de vie, mais leur juxtaposition hétéroclite prend pourtant un caractère romanesque et esquisse un réseau de significations qui émergent à la fois pour le lecteur et pour l’auteur. Recherche de soi dans le spectacle de la vie d’autrui, plaisir de trouver chez les autres des éléments constitutifs de notre individualité propre, il y a dans ce livre une véritable confrontation entre l’écriture et le réel. L’errance dans la ville m’a un peu fait penser à Nadja d’André Breton, aussi je n’ai pas été plus étonnée que ça (même si ce fut une agréable surprise) de voir une référence explicite à ce livre dans Journal du dehors. En outre, Annie Ernaux alimente ses réflexions d’une foule de petites remarques très justes, d’observations profondes qui nous amènent à modifier notre regard sur l’existence.

Artsouilleurs
05/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.08 kg

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