Jours sans faim

VIGAN, DELPHINE DE

livre jours sans faim
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 05/01/09
LES NOTES :

à partir de
5,80 €

SYNOPSIS :

Jours sans faim est le premier roman de Delphine de Vigan, publié en 2001. Elle est l'auteur des Jolis garçons et de Un soir de décembre, unanimement
salués par la critique. Son dentier roman, No et moi, a été nommé " révélation de l'année 2007" par Lire et a reçu le prix des Libraires 2008.
12 personnes en parlent

J'ai toujours eu du mal à me projeter dans les histoires d'anorexie, parce que quand je vois passer un pain au chocolat tout juste sorti du four, il faudrait m'abattre pour m'empêcher de me jeter dessus.Je vous avoue que c'est le nombre de pages qui m'a poussée à entamer la lecture du roman de Delphine de Vigan. ça, et le fait que j'avais adoré Les Heures Souterraines.Et là, je me suis retrouvée totalement immergée dans la tête de Laure, seule face à son combat pour se remplir.L'auteur a su trouver les mots justes, simples, percutants sans être "commerciaux" pour me faire avaler son histoire. Pas de faux-semblants, pas de psychologie à deux balles qui vous file la gerbe, pas de jugement sur ceux qui sont des deux côtés de l'écran de la balance. On est au coeur de la non-action, on sombre, on lutte avec elle, on a du mal à déglutir pour elle.Mais bon, à la fin du bouquin, on se délecte d'une tablette de chocolat. On culpabilisera plus tard, ou on râlera sur le tapis de course. C'est la magie de la littérature. Le temps d'une centaine de pages, moi, la dévoreuse de viande crue, l'accroc aux bonbons qui piquent, la fille qui s'habille au rayon grandes tailles, j'ai été anorexique.Heureusement, sitôt la dernière page tournée, on revient à l'air libre.

Emmab666
30/01/16
 

"(Re)naissance" Premier roman autobiographique, passage presque obligé pour débuter son travail d'écriture (comme elle le dira lors d'une rencontre avec des lycéens de Laval en 2008), dans lequel l'auteure nous livre son combat contre l'anorexie.Différent des récits "habituels" sur cette maladie "dévorante" qu'est l'anorexie, Delphine De Vigan a cette distance suffisante (marquée par la narration à la troisième personne) pour nous faire partager la souffrance psychologique de Laure mais aussi celle de son double -"Lanor" comme elle l'a surnommé- qui va devoir réapprendre à vivre en quelque sorte et parvenir ainsi à une renaissance.Un témoignage fort et sensible à la fois qui peut résonner en chacun de nous.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

L'anorexie vue de l'intérieur (comme dans Sobibor) Laure est squelettique, elle a très froid, elle veut devenir transparente mais ne veut pas mourir...c'est pourquoi elle se laisse séduire par le docteur Brunel( quelle chance elle a d'avoir rencontré un type pareil!!) et accepte de se laisser hospitaliser et de prendre gramme après gramme sans toujours être sûre de ne pas revenir en arrière: l'angoisse de manger est très forte. La famille y est pour beaucoup (souvent la malade ne peut avoir aucun contact extérieur pendant un certain temps, car la famille est plus ou moins nocive). C'est le premier roman de D de Vigan et cela sonne très juste; probablement tellement autobiographique qu'elle utilise un pseudo.Mais alors que sont les Jolis garçons et Un soir de décembre? HelpCourt roman qui se lit facilement mais laisse des traces, surtout si on a frôlé cette maladie chez ses proches berthe

afbf
11/10/15
 

Après avoir beaucoup aimé Rien ne s’oppose à la nuit et Les heures souterraines, je me suis lancé dans le premier roman de Delphine de Vigan, devrais-je plutôt dire récit, en effet elle parle ici de son expérience anorexique à l’âge où la vie commence à peine. Ce livre avait été écrit sous un pseudonyme, connaissant son dernier livre où elle raconte la maladie de sa mère, je comprends qu’elle ait commencé à écrire sous un autre nom. Aujourd’hui son écriture est plus assumée.Ce livre est fidèle dans la retranscription de ce que peuvent vivre ces jeunes adultes, ici, Laure ( 19 ans), dans la spirale que représente l’anorexie. Le bien-être que provoque le jeûne, une addiction similaire à la boulimie, à la différence que l’anorexique se remplit de vide. Ils ne souhaitent pas mourir mais disparaitre un peu de la vision du monde, dans une recherche de reconnaissance consciente ou inconsciente mais réelle.Delphine de Vigan nous dresse le portrait d’une maladie, d’un sujet anorexique mais aussi d’un service hospitalier, d’un médecin-sauveur, des craintes et espoirs mêlés, une fragilité qui ne semble jamais quitter ces malades tout au long de la vie.Un témoignage très touchant et juste.

Metaphore
03/08/13
 

L’anorexie, une maladie dont on parle souvent dans les médias, et qu’on pourrait qualifier d'« à la mode » si cette mode n’engendrait pas de terribles détresses aussi bien affectives, psychiques que physiques. Une maladie dont Laure est atteinte. Une jeune fille de 19 ans qui n’a plus que la peau sur les os et qui est hospitalisée pour tenter de se soustraire à la mort qui l’attend très certainement si elle ne se décide pas à manger un peu, à prendre quelques grammes. Pendant les trois mois que couvre le récit, on découvre cette jeune fille, ses peurs, ses phobies, ses mensonges et ses arnaques pour faire croire qu’elle mange, qu’elle respecte le contrat posé avec les médecins. On la suit dans ses relations avec sa famille – ou devrait-on dire plutôt ses absences de relations -, dans ses discussions avec son médecin, le seul qui ait l’air de vraiment comprendre sa souffrance et le cri d’appel à l’aide que représente cette maladie.Ce roman, comme tous ceux écrits par Delphine De Vigan, est largement autobiographique. Il est aussi son tout premier et fut publié sous pseudo. J’y ai retrouvé avec bonheur la plume de l’auteur, son ton inégalable pour décrire les souffrances, les affres des angoisses psychologiques, mais j’ai aussi eu un mal fou à lire ce court récit. Non parce que cette maladie me touche de près ou de loin, Dieu m’en garde, mais parce que le récit est si poignant, si sobre, si vrai, parce que c’est un tel cri d’amour, un cri d’appel à être aimé qu’il m’a vraiment émue, bouleversée même, et que je devais doser ma lecture de page en page, tout doucement pour gérer l’émotion qui m’étreignait. J’ai aimé pourtant que ce roman ne nous livre pas qu’une description d’une malade et de ses symptômes, mais aussi nous donne quelques pistes, quelques causes à cette maladie terrible. Liliba

liliba
04/05/13
 

Laure est une jeune femme d'une maigreur extrême, proche de la mort car elle ne se nourrit plus. Une mère folle, un père haineux, une soeur qu'elle a l'impression d'abandonner, un homme qui la quitte... de nombreuses raisons peuvent expliquer son choix. Mais là n'est pas la question. Un jour, le docteur Brunel trouve les mots et décide de l'aider. Elle lui fait confiance et accepte de séjourner à l'hôpital... Dois-je encore signaler que Delphine de Vigan est une de mes auteures chouchous ? J'aime son style d'écriture, les thèmes variés qu'elle exploite et sa manière de mettre une partie d'elle même dans chacun de ses romans. Ici le thème difficile abordé est l'anorexie. Un sujet qui ne se traite pas à la légère et Delphine de Vigan le sait et le traite bien. Laure est la narratrice du roman. Elle nous raconte son quotidien à l'hôpital, la sonde, les heures de repas, les autres patients, les visites, la douleur , ... Certains passages ne sont pas facile et il n'est pas évident de se mettre à la place de Laure, d'essayer de la comprendre elle et ses choix...Le roman ne traite pas forcément des raisons qui l'ont amené à ce stade, mais ce livre traite bien du processus de guérison jusqu'à sa sortie. Ce livre est bien sûr bouleversant et assez dur emotionnellement. En à peine 125 pages, l'auteure réussit à nous toucher directement même si nous n'avons pas forcément de personnes touchées par ce drame dans notre entourage. Evidemment, j'ai pensé au livre "Petite" de Geneviève Brisac, lu au collège ou lycée (ma mémoire me fait déjà défaut...) mais ici Delphine de Vigan s'intéresse vraiment à la guérison et aux différentes étapes pour y parvenir ! Bref, un petit livre qui se lit très vite mais qui ne peut que nous toucher émotionnellement !

lizou59
11/02/13
 

Premier roman de Delphine de Vigan, Jours sans faim aborde avec justesse et vérité l'anorexie.On y découvre aussi par petites touches la famille ( le poids de celle-ci ), qui explosera dans "rien ne s'oppose à la nuit".Delphine de Vigan : un de nos meilleurs auteurs ??? ...en tout cas, un des plus touchants, des plus honnêtes avec lui même et avec le lecteur JudithM

JudithM
03/11/12
 

En partie autobiographique, ce roman retrace le combat mené par l'auteur pour vaincre son anorexie. Description sobre mais percutante de l'état physique et mental dans lequel se trouve la narratrice. Nous l'accompagnons pendant ses 3 mois d'hospitalisation, ce qui nous permet de comprendre le processus de la maladie et de suivre l'évolution. C'est une première approche avec sa famille que nous retrouverons dans "rien ne s'oppose à la nuit" Bien rythmé, phrases courtes, mots justes ce livre se lit facilement .

Gigi
13/06/12
 

Cette quatrième de couverture est aussi le tout début de ce livre qui raconte le parcours de Laure (dont on ne découvre le prénom qu'à la page 39) durant les trois mois qu'elle passe à l'hôpital pour tenter de "guérir" de son anorexie. Au bord de la mort, elle a accepté de répondre à l'invitation du docteur Brunel (dont le nom arrive lui aussi à la page 43 seulement). Ce médecin, avec qui elle noue une relation forte et pudique à la fois, va l'accompagner, l'encourager, la stimuler sans cesse pour qu'elle reprenne les kilos nécessaires à sa survie. Durant ces trois mois et ces 120 pages, Laure vit au rythme du service de gastro-entérologie : dans la faiblesse d'abord, et petit à petit dans les rencontres des patients de l'étage, de leurs histoires souvent douloureuses elles aussi, dans l'exploration de sa propre histoire, de ce qui l'a amenée à s'infliger une telle souffrance. Trois mois pour renouer avec elle-même, pour apprivoiser ce corps qui reprend vie, les kilos qui reviennent, l'angoisse toujours prête à prendre le contrôle, trois mois pour revivre. Trois mois pendant lesquels elle a laissé sa petite soeur Louise seule dans une histoire familiale bouleversée. Ce livre m'a beaucoup touchée. Je suis loin d'être anorexique (heureusement me direz-vous) mais il me semble avoir touché de l'intérieur les douleurs et les espoirs qui renaissent, les souffrances physiques et psychologiques de Laure, pour comprendre un tout petit peu mieux cette maladie. J'ai aimé la manière délicate, discrète, dont Delphine de Vigan s'approche de son héroïne. Anonyme au départ, comme cette jeune fille qui a voulu s'effacer de manière tellement radicale, "elle" devient Laure et nous partageons son quotidien sans toutefois nous approcher de trop près : elle est si fragile, cette jeune femme qui réapprend à vivre et à manger... si courageuse aussi, aussi déterminée dans sa reconstruction que dans sa volonté de se détruire. Le langage sait cependant se faire très précis ou violent, à l'image de la maladie et de celle qui veut la contrôler. Ma lecture a évidemment été très influencée par ce que dit Delphine de Vigan de ce livre dans Rien ne s'oppose à la nuit. J'ai retrouvé avec un intérêt tout particulier dans la figure de la mère de Laure, "absente" elle aussi, le visage de Lucile Poirier. Dans ce portrait de la jeune fille du roman qui retrouve le goût de la création, de l'écriture, Delphine de Vigan s'est bien sûr inspirée de sa propre histoire. Mais elle en fait, ici aussi, un roman qui peut parler à tous. Un livre dans lequel il faut entrer à pas feutrés, pour ne pas effrayer Laure, qui finit par vous happer et qui m'a beaucoup touchée. "Plus tard elle comprendra qu'elle cherchait ça entre autres choses, détruire son propre corps pour ne plus rien percevoir du dehors, ne plus rien ressentir d'autre dans sa chair et dans son ventre que la faim. Il faudra du temps pour refaire le chemin à l'envers, remonter le plus loin possible en arrière, jusqu'aux premiers dégoûts, aux premiers aliments virés du frigo, sans préavis, remonter plus loin encore quand il faudra sortir de nulle part ces blessures intactes conservées en chambre froide, pour tenter d'expliquer la construction ou le choix de son symptôme. Dans le désordre souvent, il faudra extraire avec précaution ces souvenirs entreposés comme des cochons égorgés, suspendus par les pieds, leur peau maculée de sang séché, il faudra lutter pour ne pas faire marche arrière, à cause de l'odeur de pourriture qui les étreint et qui empêche que l'on s'y attarde trop longtemps." (p. 20) "C'est un tel effort de vivre. Ce sont les mêmes mots qui lui viennent à la bouche, des mots qui l'inscrivent dans cette lignée de blessures intactes." (p. 98) Anne

Anne7500
15/04/12
 

Publié à l’origine sous un pseudonyme, Jours sans faim paraitra ensuite sous la véritable identité de son auteur. Delphine de Vigan se cache derrière Laure, la narratrice, pour expliquer, son combat contre l’anorexie. Ce texte est court ; l’écriture est incisive, presque précipitée. J’ai perçu dans cette façon d’écrire le souffle de vie qu’il manquait à Laure.Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre ce premier roman, et le dernier ouvrage de l’auteur. Sa mère y est présente, mais de manière radicalement déférente. Ici Laure va s’attacher à comprendre ce qui l’a amenée à l’anorexie ; sa relation avec sa mère, le passé de sa mère y est pour beaucoup. Dix ans plus tard, c’est un rapport apaisé à la mère. C’est comme un cycle qui s’achève, un niveau départ.J’ai apprécié l’absence de misérabilisme, la pudeur pour dire les choses, pour faire part de sa souffrance au quotidien, de sa lutte contre son double - Lanor, et, de son envie malgré tout de se sortir de là.Ce premier ouvrage, contient déjà la sensibilité et la faculté à émouvoir que j’ai appréciée dans Rien ne s’oppose à la nuit. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
14/04/12
 

"(Re)naissance" Premier roman autobiographique, passage presque obligé pour débuter son travail d'écriture (comme elle le dira lors d'une rencontre avec des lycéens de Laval en 2008), dans lequel l'auteure nous livre son combat contre l'anorexie.Différent des récits "habituels" sur cette maladie "dévorante" qu'est l'anorexie, Delphine De Vigan a cette distance suffisante (marquée par la narration à la troisième personne) pour nous faire partager la souffrance psychologique de Laure mais aussi celle de son double -"Lanor" comme elle l'a surnommé- qui va devoir réapprendre à vivre en quelque sorte et parvenir ainsi à une renaissance.Un témoignage fort et sensible à la fois qui peut résonner en chacun de nous.

Autopsie d’un retour à la vie.Habituellement, les récits traitant de l’anorexie s’épanchent sur l’apparition de la maladie, l’installation des symptômes et expliquent avec force de détails les privations, vomissements, exercices physiques et comptages de calories. En témoignent dernièrement Sobibor ou Les vaches de Staline, volontairement effrayants et écœurants, s’appesantissant sur des anecdotes peu ragoûtantes. Jours sans faim est d’autant plus remarquable dans le paysage littéraire actuel qu’il ne recèle ni complaisance, ni auto-apitoiement. Ce livre relate le chemin vers la guérison, sans pour autant masquer la souffrance physique quotidienne : le froid qui s’insinue dans chaque pore, les jambes qui ne parviennent plus à porter les maigres 35 kilos de Laure, la peur de la mort.Laure et Delphine de Vigan sont une seule et même personne. Si l’auteur a écrit ce roman, c’est aussi parce qu’elle s’en est sortie : derrière la réalité se cache une lueur d’espoir, un optimisme incroyable qui transforme une situation inextricable en un sinueux périple vers la liberté : liberté de vivre, de manger, de ressentir. Peu importent les raisons qui conduisent les malades dans le service hospitalier qui héberge Laure : ce roman s’attache à décrire la lente guérison, sans chercher à décoder les rouages psychologiques qui mènent à l’anorexie, comme si finalement l’auteur avait réalisé qu’arrivée à un certain point, l’essentiel était de décider de vivre et non de chercher à comprendre.Delphine de Vigan a tracé une voie qu’il est agréable d’emprunter : celle d’une littérature vraie sans pathos ni narcissisme, sensible mais exempte d’affectation et se sentimentalisme outrancier. Cela ressemble fort à une main de fer drapée dans un gant de velours. Littérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
30/12/11
 

Format

  • Hauteur : 11.10 cm
  • Largeur : 17.90 cm
  • Poids : 0.09 kg

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