livre julip
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 12/09/99
LES NOTES :

à partir de
7,50 €

SYNOPSIS :

" l'oeuvre de jim harrison danse, galope, tangue vers le large, embrasse l'infini d'un continent sans limites. Julip rassemble trois récits. avec chien brun, d'abord, qui continue à crapahuter vers d'introuvables chimères en nous servant une nouvelle rasade de confessions impudiques, avec phillip caulkins, un pro de 50 ans qui a le tort d'aimer ezra pound et qui sera chassé de son université. la troisième nouvelle
raconte la pitoyable odyssée d'une délurée de 20 ans, julip, qui trimbale son " joli morceau de cul " des bars en motels, cette zazie aux semelles de vent ne semble pas avoir d'autres pénates que son vieux break subaru. Né sous le signe du coyote, jim harrison ne s'apprivoise pas. Par ces temps de sieste prolongée, il nous remet debout et nous offre bien plus qu'une tranche d'exotisme : une cure de sauvagerie. "
4 personnes en parlent

Un étudiant en sociologie va soudainement s’isoler et faire l’expérience de l’indifférence. Cette vie végétative va progressivement le mener à l’angoisse. Ainsi pourrait-on résumer Un homme qui dort, si ce roman ne constituait en lui-même une expérience plus qu’il ne racontait une histoire, préfigurant ainsi ce que sera toute l’œuvre de Georges Perec. Après avoir décrit le désir et l’envie dans Les Choses, puis s’être librement livré à cette débauche de style qui lui est propre dans le fabuleux « Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour » l’auteur a voulu comme il le dit lui-même décrire ce que pouvaient être l’indifférence et le détachement. Une des particularités de l’ouvrage est qu’il est l’un des rares à être écrit à la seconde personne. C’est aussi la raison qui m’a fait le connaître et découvrir Perec. Ainsi que l’auteur le définit ce « Tu » n’est pas le « vous » de Butor, il s’adresse à la fois directement au lecteur et dans le même temps au narrateur tout en constituant une forme de « Je », comme si l’auteur se parlait à lui-même. Le procédé est tout à fait adapté et nous plonge très vite comme sous hypnose dans cet état de veille propre au personnage où l’attention aux choses et à nous-même n’a d’égale que l’indifférence qu’elle nous inspire. L’adaptation cinématographique de cet excellent livre, réalisée sept ans plus tard par Georges Perec et Bernard Queysanne a reçu en 1974 le prix Jean Vigo. Outre que le film est très beau d’un point de vue esthétique, l’utilisation d’une voix off féminine et l’interprétation de l’acteur ajoutent encore aux effets décrits ci-dessus et transcendent véritablement l’œuvre originelle. On peut encore aujourd’hui le trouver aisément sur internet. Pour les amateurs un très beau coffret existe également, sorti en 2007, comprenant le texte intégral, un découpage en chapitres permettant de mettre en valeur la structure, ainsi que divers autres supplément. http://ericdarsan.blogspot.com/

Darsan
11/10/11
 

« Atteindre le fonds cela ne veut rien dire ». Cela effectivement ne signifie rien. Ni cri, ni douleur. Rien . L'espace sidérant qui sépare l'homme de cette porte ouverte. L'homme stoïque devant sa propre liberté. Décider en somme . Dormir. Et ne même pas en rêver. S'arrêter net. Couper, larguer, sombrer et cela sans aucune dérive. Perec nous livre ce manuel. Pour nous penser à vivre.Non cela ne veut rien dire « atteindre le fonds », c'est inépuisable, et ce qui est dit est important pour la suite.Comme il nous ressemble cet homme faisait une réussite, seul, il pense, fume et marche dans Paris.S'immobilise dans un acharnement qu'il désoeuvre sans cesse. Il coule et le temps passe. Cousin de Bartleby ? Dépressif de tout pouvoir sur la vie ? dépossédé de l'adjectif maudit? Ne plus même faire acte de soi. Aucune transmission, aucune projection, aucun son, aucune communication, devenir une inconséquence de présence. Tenter de se détacher pour ne plus risquer, ne plus tenter. Se soustraire. S'abstenir. Disparaître de soi même, s'exempter de toute représentation, de toute élévation.On peut lutter contre tout, vents et marées, pouvoir, société, on peut lutter contre soi, en désespoir des autres, mais on ne peut lutter contre le temps. On ne s'en échappe pas.On alors peut être , poursuivre sans jamais recommencer , c'est ainsi que « L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois. . Au réveil il était midi. »Aube. Arthur RimbaudGeorges Pérec...ça veut dire des l'aube ...parler plus fort Poésie !.Astrid Shriqui Garain Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
15/01/16
 

Le détachement du monde d’un jeune homme, ou comment écrire pour dissoudre le réel.En épigraphe à «Un homme qui dort», publié en 1967 juste après «Les choses», on peut lire cet extrait des Méditations sur le péché de Franz Kafka :«Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à table et écoute. N’écoute même pas, attends seulement. N’attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi.»Alors qu’il doit aller passer un examen un matin, un jeune homme, un étudiant sans nom, ne se lève tout simplement pas. À partir de ce geste, ou de cette absence de geste, il se détache du monde, devient indifférent à ce monde qu’il ne reconnaît plus ; il veut tout accomplir sans y accorder ni la moindre valeur ou la moindre émotion, comme si chaque action - manger, s’habiller - n’avait plus qu’une visée fonctionnelle, comme si chaque geste devait être neutre, minimal. Et d’ailleurs il ne parle presque plus, sauf pour exprimer le strict nécessaire. «La ténacité, l’initiative, le coup d’éclat, le triomphe tracent le chemin trop limpide d’une vie trop modèle, dessinent les sacro-saintes images de la lutte pour la vie. Les pieux mensonges qui bercent les rêves de tous ceux qui piétinent et s’embourbent, les illusions perdues des milliers de laissés-pour-compte, ceux qui sont arrivés trop tard, ceux qui ont posé leur valise sur le trottoir et se sont assis dessus pour s’éponger le front. Mais tu n’as plus besoin d’excuses, de regrets, de nostalgies. Tu ne rejettes rien, tu ne refuses rien. Tu as cessé d’avancer, mais c’est que tu n’avançais pas, tu ne repars pas, tu es arrivé, tu ne vois pas ce que tu irais faire plus loin : il a suffi, il a presque suffi, un jour de mai où il faisait trop chaud, de l’inopportune conjonction d’un texte dont tu avais perdu le fil, d’un bol de Nescafé au goût soudain trop amer, et d’une bassine de matière plastique rose remplie d’une eau noirâtre où flottaient six chaussettes, pour que quelque chose se casse, s’altère, se défasse, et qu’apparaisse au grand jour – mais le jour n’est jamais grand dans la chambre de bonne de la rue Saint-Honoré – cette vérité décevante, triste et ridicule comme un bonnet d’âne, lourde comme un dictionnaire Gaffiot : tu n’as pas envie de poursuivre, ni de te défendre, ni d’attaquer.» Immobile lorsqu’il est à l’intérieur, dans sa chambre de bonne, il dort énormément, fixe la bassine rose dans laquelle trempent ses chaussettes et écoute son voisin à travers la cloison. Quand il sort dans la ville, deuxième lieu du récit, cet extérieur n’a pas plus de sens, et ses marches sans but en ville ne semblent pas davantage rattachées à la réalité que ce lieu insulaire qu’est sa chambre de bonne. Animé de mouvements mécaniques lorsqu’il marche dans les rues sans but, il est le plus souvent seul, silencieux, décroché du réel. Même la lecture du journal, qu’il fait quotidiennement et méthodiquement, sans sauter une seule ligne, a perdu tout son sens. Dans cette vie de retrait, ses sens s’exacerbent : il regarde fixement les arbres et les rues, toutes ces choses qui n’ont plus de sens. Il est fasciné par son propre détachement qui ne débouche sur rien, un chemin sans issue. Quel est le sens de la dissolution de ce héros apathique, cousin de Bartleby ou d’Oblomov, de cette tentative d’épuisement d’une vie où il ne se passe rien ? Est-ce le récit d’une résistance ou d’une dépression ? L’écriture de Perec, aux phrases répétitives en forme de litanie, au lieu de donner vie à une réalité nous en détache et fascine. Ce récit au ton neutre, rapidement hypnotique, comme il est rédigé à la deuxième personne, inclut le lecteur – toi -, tout autant que l’auteur et le protagoniste, dans cette indifférenciation qui touche les lieux, le passage du temps et les êtres. Roman hors de la réalité, hors du temps, il semble que cet «Homme qui dort» ne prendra jamais une ride.«Un homme qui dort» fut adapté en long métrage au cinéma en 1974 par Georges Perec et Bernard Queysanne. Retrouvez cette note de lecture, et toutes celles de Charybde 2 et 7 sur leur blog ici : https://charybde2.wordpress.com/2015/09/05/note-de-lecture-un-homme-qui-dort-georges-perec/

MarianneL
27/04/14
 

Premier livre de Georges Perec lu! Et j'ai adoré!Pas vraiment d'histoire à proprement parlé mais c'est tout de même fantastique cette façon qu'il a d'écrire.Je recommencerai avec cet auteur, c'est certain car il m'a emmené très loin et j'espère qu'il recommencera!

searchxme
28/05/13
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.20 cm
  • Poids : 0.22 kg

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