Julius winsome

DONOVAN, GERARD

livre julius winsome
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 05/02/09
LES NOTES :

à partir de
19,80 €

SYNOPSIS :

Julius winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le lee-enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la première guerre mondiale. son unique compagnon est son chien hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez
cet homme doux une fureur meurtrière. les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. julius winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. avatar du meursault de camus, qui tuait "â cause du soleil ", julius winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. c'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.
13 personnes en parlent

Obsession Gérard Donovan nous entraîne lignes après lignes, pages après pages, dans un conte dur, où la barbarie des hommes est à la mesure de leur humanité.Avec une langue riche, magnifique, ce court roman troublant, cruel, ne laisse pas indemne et laisse longtemps après l’avoir refermé, un goût amer dans la bouche.

Julius Winsome vit donc seul au fond des bois et s'apprête à se retirer dans son cercle de livres car l'hiver approche. l'hiver rude et glacial du Maine. L'assassinat de son chien, Hobbes, va transformer ce quinquagénaire doux et pondéré en tueur en série méticuleux et tout aussi calme.L'alternance du passé et du présent nous aide à mieux cerner la riche personnalité de Julius qui n'est en rien un être fruste ou asocial.C'est l'irruption de la violence, de la trahison, sans doute qui vont rompre le lien subtil qui l'attachait au monde. Julius, friand de poésie, exprimant peu ses sentiments, fait évidemment tâche dans le monde rude des chasseurs qui l'entourent et c'est cette singularité qui va tout déclencher.Révolte, fascination tels sont les principaux sentiments du lecteur qui, sporadiquement, ne peut s'empêcher de se dire que tout de même il est en train de s'attacher à un tueur en série mais continue à se laisser séduire par ce géant doux et efflanqué. Un récit parfaitement structuré et un style tout en délicatesse et poésie font définitivement de ce texte un indispensable qui va m'accompagner longtemps. cathulu

cathulu
13/07/12
 

Un livre qu'on ne lâche pas. Une histoire pleine d'humanité et en même temps terriblement cruelle.Une écriture simple, très visuelle qui nous fait plonger au coeur des hivers rigoureux et des grands espaces américains.

jlduval
10/03/10
 

Un livre magnifique, rude comme le pays où Julius Winsome habite. La langue de l'auteur est riche et nous fait profondément sentir, ressentir et voir le paysage de neige et de froid dans lequel se déroule l"'action. Tout n'est pas dit de la vie de Julius et par petites touches, on approche l'histoire de sa vie, de sa frustration et de son isolement.

pwall59
02/11/09
 

Julius Winsome est ce qu'on pourrait appeler un hermite. Il vit au fin fond d'une forêt du Maine, à la frontière canadienne. Les murs de son petit chalet sont tapissés de livres, et Julius éprouve une passion sans limite pour les sonnets de William Shakespeare, utilisant les mots inventés par le dramaturge dans sa vie de tous les jours, ce qui fait de lui un homme à part dans sa communauté, un paria qui seul comprend un langage totalement inconnu des "bouseux" américains.Lorsque son chien, son seul ami depuis que sa compagne l'a quitté, est tué par la balle d'un chasseur. Julius, toujours aussi calme et posé, tue un à un les chasseurs qui passent près de chez lui.Loin d'utiliser les clichés de pétage de plomb habituels, Gérard Donovan nous emmène faire une gentille petite ballade en forêt. Son héros est un amateur de littérature. Qu'à cela ne tienne, il tuera ses proies avec classe. Ce n'est d'ailleurs qu'après leur avoir tiré dessus, lorsqu'ils sont au seuil de la mort qu'il leur pose la question fatidique : "est-ce vous qui avez tué mon chien ?"Le héros est un tueur méthodique, un sniper hors pair, qui fait passer son amour pour la nature avant tout le reste. Les chasseurs ont dépassé les limites en tuant son chien. On ne peut pas réellement dire qu'il sombre dans la folie, puisqu'il n'accorde que peu d'importance à la vie humaine, à des hommes qui ne signifient rien pour lui. C'est donc avec un flegme tout britannique qu'il va semer la terreur parmi les habitants de la ville voisine.Une simple remarque que j'ai adorée : lorsque qu'il prend en otage un homme à la fin du roman, celui-ci dit à Julius qu'il le traite comme un chien. Et Julius lui répond : "Je te traite bien alors ?"

Emmab666
29/01/16
 

Grande solitude Julius Winsome, vit reclus dans son chalet perdu dans la montagne, entre ses livres, sa pipe, et il aime ça.Pourtant un jour, une femme apparaît de nulle part , fait irruption dans sa vie, la partage pendant quelques semaines et s’en va…Dès Lors la vie de Julius n’est plus la même et le seul lien qu’il avait avec cet amour, son chien, est tué non loin de son chalet…De façon froide et déterminée il cherche sans relâche l’auteur de ce crime, quand finalement au bout de sa quête il se rend compte que c’est tout autre chose qu’il cherchait.Ce personnage nous apparaît sincèrement attachant, pourvu d’une grande sensibilité, il est pourtant accablé par la souffrance mais ne se l’avoue pas. La solitude, la dureté du climat est régulièrement mis en opposition avec les fleurs, le soleil, la chaleur d’un poêle et les vers prodigieux de Shakespeare, comme un parallèle entre la délicatesse que Julius Winsome ne s’avoue pas, son besoin d’amour et sa retenue. D’une très belle phrase se dégage le drame de cet homme « …Je n’avais pas assez de sensibilité là où j’aurais dû en avoir et trop là où je n’aurais pas dû. » Très émouvant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Lorie , qui dans un texte bouleversant d'émotion faisant l'apologie de la paix dans le monde et de la crêpe beurre-sucre sans OGM , clamait haut et fort : « moi , j'préfère rester toute seule ! « Julius Winsome valide ! Seul avec ses souvenirs , loin de la violence des hommes .Isolé du monde , perdu au fin fonds du Maine dans son chalet antédiluvien , il compose avec la nature hostile , aidé en cela par les 3282 livres - heureux homme - tapissant les murs que son père , dont il chérit la mémoire , lui avait légué avant le grand voyage . Pacifiste dans l'âme , Julius n'aimait pas moins que sa presque seule et unique compagnie qu'il partageait fidèlement avec Hobbes , son inséparable compagnon canin d'infortune .Il était comme ça le gars Julius ! Triptyque magique : solitude , bouquin , Hobbes et basta ! La seule chose qu'il souhaitait , que cela perdure jusqu'à ce qu'il ne fasse plus qu'un avec cette terre glacée qu'il foula inlassablement ! Seulement voilà , il est des réveils beaucoup plus douloureux que d'autres ! La vue de son chien ensanglanté , mortellement touché par un obscur chasseur de galinettes cendrées , le fera irrémédiablement basculer dans le coté obscur de la force ! Le jeu de massacre pouvait commencer...Voilà typiquement le genre de bouquin qui , une fois terminé , me plonge dans les affres de la désolation . Saperlipopette , il s'en est fallu de peu que je le refermasse avec le petit sourire en coin du ravi de la crèche ! Un seul mot : frustration ! Bonne histoire , belle écriture mais il y a toujours ce je ne sais quoi qui vous fait dire qu'on est passé à un cheveu de Kojak de l'excellence ! Et là , deux interrogations majeures s'imposent à l'esprit : Pourquoi ? Et si oui , comment ?Pourtant , le menu s'annonçait Gargantuesque ! Une nature sauvage omniprésente ; un style de vie ascétique véritablement passionnant ; un plat de vengeance qui , pour le coup , se mangeait chaud bouillant - attention , ça brûle . Non , vraiment , rien à redire sur le casting ! Le gros point noir – façon de parler , inutile de me faire parvenir sous 48 h , le cachet de la poste faisant foi , vos tonnes de produits de beauté à fort pouvoir karcherisant sur le gracieux visage de l'ado boutonneux pré-pubère que je ne suis plus – c'est cette invraisemblance narrative qui se fait jour une fois le fidèle toutou expédié ad patres . En effet , comment imaginer qu'un homme érudit comme le Julius se transforme alors en véritable sniper des bois aveugle , irrationnel et multirécidiviste , même que l'Rambo ferait figure de gendarme Cruchot à coté ? Difficilement concevable de la part d'un esprit cartésien comme le sien . Le secret , faire fi de ce petit caillou dans la chaussure et déguster cette sombre histoire de folie punitive mettant à jour l'incroyable stupidité du genre humain et glorifiant l'adage : l'homme est un loup pour l'homme ! Julius Winsome , c'est pas moi qu'ait commencé ! 3.5 / 5

TurnThePage
07/11/13
 

Récit glaçant d’un homme pris de folie dans une nature omniprésente. Une écriture âpre, sans fioritures, qui marque le lecteur. Le besoin de vengeance qui dévore le personnage est bien restitué et s'oppose souvent à la poésie des éléments.

Grande solitude Julius Winsome, vit reclus dans son chalet perdu dans la montagne, entre ses livres, sa pipe, et il aime ça.Pourtant un jour, une femme apparaît de nulle part , fait irruption dans sa vie, la partage pendant quelques semaines et s’en va…Dès Lors la vie de Julius n’est plus la même et le seul lien qu’il avait avec cet amour, son chien, est tué non loin de son chalet…De façon froide et déterminée il cherche sans relâche l’auteur de ce crime, quand finalement au bout de sa quête il se rend compte que c’est tout autre chose qu’il cherchait.Ce personnage nous apparaît sincèrement attachant, pourvu d’une grande sensibilité, il est pourtant accablé par la souffrance mais ne se l’avoue pas. La solitude, la dureté du climat est régulièrement mis en opposition avec les fleurs, le soleil, la chaleur d’un poêle et les vers prodigieux de Shakespeare, comme un parallèle entre la délicatesse que Julius Winsome ne s’avoue pas, son besoin d’amour et sa retenue. D’une très belle phrase se dégage le drame de cet homme « …Je n’avais pas assez de sensibilité là où j’aurais dû en avoir et trop là où je n’aurais pas dû. » Très émouvant.

Vengeance, vengeance... Julius Winsome mène une vie tranquille avec son chien Hobbes dans sa maison de famille nichée dans une forêt du Maine (Nouvelle-Angleterre) entouré de livres hérités de son père. Mais un jour il retrouve son chien mort abattu d’un coup de fusil. Roman d’une vengeance froide écrite en temps réel (5 jours) et à la première personne qui évite au lecteur de juger les actes disproportionnés de Julius. Un roman glaçant à lire d’une traite !L’auteur vit seul avec son chien dans un endroit isolé comme Julius Winsome mais la comparaison avec son héros s’arrête là et heureusement ! Né en Irlande, Gérard Donovan qui a vécu en Allemagne, aujourd’hui vit et enseigne l’anglais aux Etats-Unis. « Julius Winsome » est son premier roman traduit et publié en français.

Un vrai talent d'écriture pour un portrait magnifique de cet homme, Julius, "loup" solitaire volontaire que les hommes refusent de laisser à son isolement. Entouré de livres et accompagné de son chien, Julius semble la sagesse incarnée. Mais la folie va le gagner quand les hommes vont entrer dans son territoire... Il a devenir chasseur.

Asiled
25/10/10
 

Julius Winsome vit, solitaire en compagnie de son chien Hobbes et entouré de ses milliers de livres, dans un chalet au fin fond du Maine. Mais un jour, il retrouve son chien avec une balle dans le flanc. Le vétérinaire ne peut le sauver et lui révèle que le coup a été tiré à bout portant. Une rage froide envahit Julius qui se met à tuer les chasseurs qui sont légion dans la région.J’ai longtemps attendu avant de me décider à lire ce roman. Tout d’abord, j’étais persuadée qu’il ne me plairait pas. Je pensais à tort qu’il s’apparentait à la vague de nature writing à la mode en ce moment et qui ne m’attire pas du tout. Un homme solitaire dans les bois enneigés, j’étais dubitative sur l’intérêt que ça pouvait représenter. Ma deuxième retenue concernait le chien. Tuer un chien comme base d’intrigue, voilà qui ne me plaisait pas des masses non plus. Mais à force de voir des articles élogieux et enthousiastes, ma garde commençait à baisser et ma faible nature de LCA à prendre le dessus. Et avec raison. Car j’ai été séduite par ce roman, du moins par 80% de celui-ci.Gerard Donovan n’a pas son pareil pour nous plonger directement au cœur de l’action. Je n’ai pu évidemment m’empêcher d’éprouver une grande empathie pour Julius Winsome. Moi, la militante contre la maltraitance animale, je ne peux que comprendre la réaction de cet homme qui recherche le meurtrier qui l’a privé de son fidèle compagnon.Le fait qu’en plus, Julius soit un passionné de littérature et que les murs de son chalet soient recouverts de livres rajoute à son capital sympathie auprès des lecteurs. J’ai donc passé un très bon moment de lecture, d’autant plus que le romancier irlandais manie l’écriture avec brio, entre efficacité et poésie mais sans passages inutiles.Mais le roman ne se contente pas d’une chasse au meurtrier par Julius Winsome. Il comporte également de nombreux flash-back dans lesquels sont évoqué le passé de ce dernier, avec son père et son grand-père. Mais aussi une histoire d’amour éphémère avec Claire, peut-être le déclencheur de cette crise de folie meurtrière.Malheureusement, la déception s’est pointée à la fin où cette sacro sainte bonne morale américaine prend le dessus. C’est sans doute pourquoi, les auteurs anglo-saxons mais particulièrement américains (l’auteur est irlandais mais vit aux États-Unis) ne nous offriront presque jamais de fin réellement surprenante ! Et là, Julius m’a déçue à plusieurs niveaux. J’ai donc refermé le roman, un peu amère. En me disant « tout ça pour ça ». Dommage.

Chaplum
19/08/10
 

Julius Winsome, la cinquantaine, vit seul dans un châlet au fin fond de la forêt du Maine (USA), entouré de plus de 3000 livres légués par son père, et de son chien Hobbes. Il mène une vie tranquille faite de lectures au coin du feu, de balades dans la nature, et de passion pour un glossaire typiquement shakespearien qu'il cultive avec dévotion.De son père et de son grand-père, il a gardé une haine viscérale pour la violence et les armes à feu. Alors quand Hobbes disparaît, vraisemblablement abattu sciemment par un chasseur, Julius entre dans un engrenage infernal.... Surprenant roman qui démontre combien on ne connaît ni ne maîtrise jamais la nature humaine ! Même quand elle se veut lettrée et sage. Personnage solitaire et sauvage dans ses rares relations, Julius bascule dans une violence aussi inattendue que disproportionnée, froide et terriblement raisonnée. Les paysages, le froid, la neige, le vent, occupent une place importante dans le récit. Shakespeare aussi, élément étonnant qui vient contrebalancer dans son étude posée la tension croissante. Comment tout cela va-t-il finir ? Je vous laisse le découvrir ! Superbement écrit, et traduit.p. 89 : « On combat l'hiver en lisant toute la nuit, tournant les pages cent fois plus vite que tournent les aiguilles, de petites roues en actionnant une plus grande pendant tous ces mois. Un hiver dure cinquante livres et vous fixe au silence tel un insecte épinglé, vos phrases se replient en un seul mot, le temps suspend son vol, midi ou minuit, c'est bonnet blanc ou blanc bonnet. Chaque coup d'oeil rencontre de la neige. Chaque pas s'enfonce vers le nord. Voilà l'heure du Maine, l'heure blanche. »

Jdhelene
30/01/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : GEORGES-MICHEL SAROTTE