Just kids

SMITH, PATTI

livre just kids
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 17/10/13
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

C'était l'été de la mort de Coltrane, l'été de l'amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l'art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour
d'Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d'artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed. Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu'à leur art.
8 personnes en parlent

"Just kids" est une autobiographie de Patti Smith qui se lit comme un roman. On découvre sur les pas de Patti et de sa bande d'amis le New York des années 70. Sa vie dans le Chelsea hotel et ses rencontres littéraires, poétiques et musicales. elle décrit avec beaucoup de pudeur et de poésie sa vie de jeune femme, qui se cherche. De belles rencontres dans les rues de Ny, dans les bars, dans les boîtes de nuits et dans les couloirs du Chelsea Hotel, une vie très romanesque malgré les difficultés de la vie. Une vie de bohème dans le New Yoirk des années 70. A lire avec en fonds sonore ses disques. Just kids est sa jeunesse, on attends avec impatience la suite et avec plaisir sa tournée. Elle associe ses concerts avec des lectures, de ses poémes et des textes qu'elle aime; De beux moments en perspective.

catherine
26/10/11
 

Le livre est agréable à lire car le style est à la fois direct et vivant mais suffisamment soutenu pour éviter les désagréments de l’oralité. Patti Smith a su tirer profit de ses lectures (avec un goût marqué pour les poètes français dont Rimbaud qui l’amènera en pèlerinage à Charleville-Mézières à défaut de pouvoir aller sur ses traces en Afrique). Si ses élans lyriques peuvent être pesants, il faut reconnaître qu’elle sait raconter avec grâce et un sens de la formule qui évite avec élégance tous les clichés.Suivre le cheminement de chacun est instructif aussi bien sur les conditions de vie des artistes qu’en ce qui concerne les tâtonnements dans leurs pratiques. Les deux se cherchent mais Robert est sûr de son destin quand Patti est plus rêveuse. Paradoxalement, en cas de coup dur, c’est plutôt elle qui s’avère pragmatique quand lui s’inquiète constamment de leur survie. Cette rencontre fut essentielle pour eux deux mais c’est Robert qui met Patti sur les rails de la création en montrant l’exemple d’un être dédié à l’art et travaillant d’arrache-pied pour arriver à ses fins. Robert a pour objectif affiché le succès : il veut devenir célèbre et, au-delà de son peaufinage artistique, il travaille ses relations et comprend qu’il importe de se montrer dans les lieux qui comptent. Patti n’est pas dans cette logique ; elle a plutôt tendance à faire confiance au destin, à la chance, voire à dieu (à noter que l’auteur est très marquée par la religion et que le lecteur allergique à toute mention religieuse peut vite suffoquer par moment). Leurs échanges sur l’art, sur leurs visions de leur époque et de leurs travaux sont passionnants. La peinture du New York de l’époque est fascinante. La ville est un vivier d’artistes (et les écrivains en sont) qui deviendront pour beaucoup célèbres, mais qui mourront aussi pour beaucoup très jeunes. Patti Smith nous permet de les découvrir alors qu’ils accédaient à la notoriété, qu’ils devenaient des idoles pour leur génération et les suivantes. Elle nous donne à voir les hommes et femmes derrière les paillettes du show business et ils sont presque tous émouvants à moins que ce ne soit le regard plein d’empathie de Smith qui les fasse apparaître sous ce jour. Dans ce microcosme (comme partout ailleurs de nos jours), on a plus de chance de voir sa carrière décoller grâce à une coiffure originale qu’à des centaines de poèmes. Cela dit, l’importance que tenait alors la poésie distingue, il me semble, cette époque de la nôtre qui n’accorde guère de place à ce genre. Les arts étaient moins cloisonnés ; les échanges plus nombreux.Au début des années 70, un tournant est marqué et pour nos deux apprentis c’est la fin d’une époque (celle passée au Chelsea Hotel lieu de rencontres et de vie pour les artistes) et le début d’une autre (celle de la séparation mais aussi du succès). Patti Smith écrit : « Beaucoup n’y survivraient pas. […] Je ne tire pas particulièrement gloire du fait d’appartenir aux quelques poignées de survivants. J’aurais préféré les voir tous réussir, décrocher la timbale. Mais en fin de compte, c’était moi qui avais l’un des meilleurs chevaux. »Ces remarques sont révélatrices de son caractère empathique et altruiste. Tournée vers les autres, ouverte, elle évite de juger et s’avère toujours pleine de gratitude envers la vie et les autres. Il est évident que son état d’esprit et sa force de caractère sont les fondements de sa réussite. Certes une (auto)biographie est toujours à prendre avec des pincettes mais c’est en lisant ce qu’elle n’écrit pas que l’on est assuré de son intégrité morale.En dépit de quelques longueurs voire de quelques lourdeurs, ce livre se lit comme un roman et laisse son empreinte au-delà de ses deux principaux protagonistes. Il ouvre des portes vers d’autres œuvres et donne envie de lire enfin tous ces écrivains qui sont sur nos listes depuis la nuit des temps, d’écouter ces chanteurs et musiciens que l’on perçoit désormais un peu différemment et de voir les œuvres des uns et des autres.

mycupoftea
14/04/15
 

A quoi ça tient un destin parfois ? Celui de Patti Smith s’est joué dans une cabine téléphonique. L’été 1967, à 21 ans, elle décide de quitter son New Jersey natal et de rejoindre New York avec pour seule possession une valise et le montant exact du trajet en petite monnaie. Arrivée à la gare routière, elle découvre que le prix du billet a presque doublé depuis la seule et unique fois où elle s’est rendue dans la Big Apple. Honteuse à l’idée de devoir rentrer chez elle, elle s’isole dans une cabine téléphonique pour réfléchir à la situation et découvre un sac à main posé sur un annuaire. A l’intérieur, 32 dollars, largement de quoi se payer le voyage : « J’ai pris l’argent et déposé le sac au guichet. […] Je ne peux que remercier, comme je l’ai bien souvent fait intérieurement toutes ces années durant, cette bienfaitrice inconnue. C’est elle qui m’a donné l’ultime encouragement, le porte-bonheur de la voleuse. J’ai accepté le don du petit sac à main blanc comme si c’était le doigt du destin qui me poussait en avant. »Passionnée de dessin, de peinture, de littérature et de poésie, Patti quitte les siens sans véritable but. Arrivé sur place, elle pense pouvoir se loger chez des amis mais ceux-ci ont déménagé sans laisser d'adresse. Se retrouvant à la rue, elle dépose des CV dans des librairies et des magasins de mode. En attendant des réponses qui tardent à venir, elle dort dans des cimetières, des cages d’escalier ou des wagons de métro. Elle trouve enfin un boulot de caissière dans une échoppe vendant des bijoux fantaisies et son destin bascule à nouveau le jour où elle sert un jeune homme qui deviendra son inséparable compagnon de route. Il s’appelle Robert Mapplethorpe et avec lui elle veut refaire le monde. Fascinés par l’art, ils vont se lancer dans de nombreuses expérimentations allant du collage à la photographie en passant bien sûr par le dessin et la poésie. Pendant des semaines, des mois et même des années, le couple va subir quelques tempêtes et bouffer de la vache enragée. D’abord amants puis liés par un indéfectible lien d’amitié, Patti et Robert vont traverser la fin des années 60 et le début des années 70 portés par le souffle d’intense créativité qui balaie New York. Dans leur sillage, on croise Andy Wharol, Allen Ginsberg, Janis Joplin, Jimi Hendrix et tant d’autres.La carrière de chanteuse de Patti commence par le biais de la poésie. Fascinée par Rimbaud (le chapitre où elle relate son périple à Charleville en 1973 est tout en émotion), elle parvient à placer quelques textes dans des revues avant de faire des lectures dans les bars. Elle y affronte un public difficile, chahuteur, indifférent ou vindicatif. C’est grâce à ces prestations souvent chaotiques qu’elle va se forger une identité scénique des plus solides. En posant des notes de musique sur ses mots, c’est la révélation. Entourée de musiciens, Patti déploie ses ailes et créé une parfaite fusion entre la poésie et le rockn’roll. Une recherche de simplicité dépouillée de tout artifice, une forme de sauvagerie et de pureté : « Nous avions peur que la musique qui était notre nourriture ne se trouve en danger de famine spirituelle. Nous avions peur qu’elle perde sa raison d’être. Nous avions peur qu’elle s’enlise dans un bourbier de spectacle, de finances et d’insipides complexités techniques. »Cette autobiographie m’a passionné. Quelle femme, quelle vie, quelle époque ! Patti et Robert, c'est un couple indestructible à la curiosité intellectuelle permanente guidé sur la voie de l’art par la fréquentation de figures mythiques et qui n’aura cessé d’élargir le champ des possibles. Just Kids, des gamins inséparables qui seront parvenus à réaliser leurs rêves. Une histoire belle et tragique.Les dernières pages sont bouleversantes. A la fin des années 80, Patti s’est mariée et a eu deux enfants. Robert est devenu un célèbre photographe. Malade du sida, il se meurt et sa compagne de toujours lui rend visite le plus souvent possible. Entre eux la magie est toujours présente. De leur ultime rencontre elle dira : « La lumière ruisselait à travers les vitres sur ses photos et ce poème silencieux que nous formions, assis ensemble une dernière fois. Robert mourant : il créait le silence. Moi, destinée à vivre, j’écoutais attentivement un silence qu’il faudrait toute une vie pour exprimer. » Juste avant sa mort, elle lui écrit quelques mots : « l’idée m’est venue, en regardant tout tes objets, tes œuvres et en passant en revue mentalement des années de travail, que de toutes tes œuvres tu es encore la plus belle. La plus belle de toutes les œuvres. »Robert s’est éteint le 9 mars 1989. Lorsqu’elle a appris sa mort, Patti écoutait La Tosca entamer la sublime aria « Vissi d’arte » : J’ai vécu pour l’amour, j’ai vécu pour l’art. « J’ai fermé les yeux et joint les mains. La providence décidait des termes de mon adieu. »

jerome60
23/08/13
 

Ce livre aurait pu s’appeler « Autoportrait de l’artiste en jeune femme » mais « Just Kids » c’est bien aussi : ça claque sous la langue, c’est fort, brut et poétique comme les meilleures chansons de Patti Smith…Une autobiographie qui reçoit le National Book Award ce n’est pas fréquent et « Just kids » l’a obtenu en 2010 : preuve si besoin était de la qualité littéraire de ce texte où l’on ne s’ennuie pas un instant. Loin des clichés de la vie de rock star, c’est l’histoire d’une femme qui se découvre poète et c’est surtout l’histoire d’un jeune couple qui se cherche, s’aime, se perd, se retrouve, crée ensemble dans une chambre du Chelsea Hotel … C’est tout un pan de la culture underground du New York des années 60 puis 70 qui défile sous la plume élégante et sincère de Patti Smith : les auteurs beat, les groupes punk, la Factory, le CBGB, les galeries d’art, les troupes de théâtre expérimental … Car avant d’être une rock star, celle de « Horses », « Rock and roll niger » ou « Because the night », Madame Smith s’est essayée au théâtre, au dessin, à la photo, à la fabrication des colliers et autres petites amulettes mais c’est surtout la poésie qui brûle en elle depuis toujours et qui ne la quittera, c’est certain qu’à son dernier souffle. L’amour de l’art est palpable à chaque page de ce superbe livre qui raconte surtout sa relation avec Robert Mapplethorpe, « l’artiste de sa vie » selon son expression (l’homme de sa vie, celui avec qui elle a eu deux enfants, Fred Sonic Smith, elle ne l’a rencontré que bien plus tard). La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/01/just-kids-de-patti-smith-traduit-par.html

Marianne33
09/03/11
 

"Ce printemps là, quelques jours à peine avant les Rameaux, Martin Luther King s'est fait abattre au Lorraine Hotel à Memphis. Dans le journal, il y avait une photo de Coretta Scott KIng, le visage inondé de larmes derrière sa voilette de veuve, en train de réconforter sa plus jeune fille. J'ai essayé d'exprimer mes sentiments dans un dessin ou un poème, mais j'en ai été incapable. On aurait cru que chaque fois que je voulais exprimer l'injustice, les mots justes me fuyaient inexorablement.Robert m'avait acheté une robe blanche pour Pâques, mais il me l'a donné le Dimanche des Rameaux pour apaiser ma tristesse. C'était une "tea dress" victorienne en lin élimé. Je l'ai adorée. Je la portais dans notre appartement : une fragile armure contre les sinistres présages de 1968"Ce 22 Juillet 2013, Patti Smith a donné un concert dans l'enceinte fortifiée de Carcassonne, l'endroit est sublime. Je connaissais l'artiste, écoutait volontiers ses albums : Horses, Easter pas en boucle. J'étais simplement venu écouter la chanteuse et la performance de l'artiste m'a transportée. L'énergie de Patti Smith reste intacte, on la devine aujourd'hui tel qu'elle était dans ses débuts, elle dégage une vitalité INCROYABLE, une énergie communicative transformant une heure et demi de concert en moment inoubliable, j'en frissonne encore.C'était donc le moment opportun pour me plonger dans Just Kids, que j'ai dans ma bibliothèque, depuis sa sortie. Là aussi, elle m'a étonnée, je m'attendais à un roman auto biographique axé sur sa carrière musicale et là aussi, elle m'a transportée.1967, Patti Smith, celle que l'on surnomme la fille de Dracula part pour New York, "ville bruyante et sexuelle'"Je dessinais, je dansais, et j'écrivais des poèmes. Je n'étais pas douée mais j'avais de l'imagination ... Cet été là, j'ai trouvé un boulot dans une usine non syndiquée; j'inspectais des guidons de tricycles. Les conditions de travail étaient calamiteuses. Je m'échappais par la rêverie en travaillant à la pièce. Mon plus cher désir était de d'entrer dans la fraternité des artistes : la faim, leur façon de s'habiller, leurs rituels et leurs prières. je claironnais à qui voulait l'entendre que je serais la maîtresse d'un artiste. Pour mon jeune esprit, c'était le comble du romantisme. Je m'imaginais comme Frida avec Diego, à la fois muse et créatrice. Je rêvais de rencontrer un artiste pour l'aimer, le soutenir et travailler à ses cotés"C'est l'été ou Coltrane disparait, elle rencontre Robert Mapplethorpe, ils sont tout deux employés à la librairie Brentano's, elle comme caissière à la succursale, lui dans une des librairies plus loin. Leur rencontre est décisive, une relation amoureuse s'engage, que Patti Smith dépeint comme une "fraternité de bohême", leur engagement mutuel se base sur leur passion de l'Art, une collaboration artistique, unique, de longues heures de dessins, de lectures et d'écoute musicale. L'époque est propice, et leur sensibilité ouverte à toute formes d'expressions artistiques.Passionnée par l'art, elle lit très jeune des biographies d'artistes et des ouvrages sur l'Art : Diego Rivera, Modigliani, Buffet, Fra Angelico. Rimbaud reste son auteur de prédilection avec Jean Genet, elle dévore les Illuminations et son emploi de libraire chez Scriner's va lui permettre de gagner sa vie, ses débuts à New York sont raides. Puis, le couple va quitter Brooklyn, pour l'Hotel Chelsea, un repère d'artistes ou s'isolent les artistes underground plus ou moins célèbres des 70's. Le tableau qu'elle dépeint reste assez fidèle de l'idée que l'on peut se faire de cette époque, vivre l'art au quotidien, créer et laisser l'imaginaire prendre le dessus, car être artiste demande en plus du don, du travail et l'intelligence d'exploiter cette capacité soit en collaborant, soit en se nourrissant des autres, la sacro sainte inspiration...Et la liste des artistes, qui ont inspiré le couple Smith-Mappeltorpe est longue, parmi les plus marquants planent l'ombre de Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Janis Joplin et Allen Ginsberg, pour les plus connus ...Just Kids reste un hommage à Robert Mappeltorpe, le compagnon d'une vie, tout du moins des débuts de Patti Smith, car leur relation va finir par s'étioler pour prendre le chemine de l'amitié. Leur pacte fondé sur la confiance mutuelle "Je crois en moi, je crois en toi" reste mémorable et leur complicité ne prendra jamais fin. Mapplethorpe, très attiré par le courant pop art et l'art d'Andy Wharol, devient photographe. Sa personnalité extravagante et troublante, le conduit à repousser les limites de l'art, il encourage Patti à écrire, et sera pour elle une source d'encouragements. Lui se trouve comme photographe, Patti poursuite sa quête d'elle même. La musique ne viendra que par la suite pour la chanteuse Smith, étrange pour ce couple qui au départ partageait le dessin comme credo.Il m'est apparu comme une évidence que la littérature accompagne sans cesse Patti Smith, étonnante connexion que celle de la littérature, la peinture et la musique, que l'on retrouve chez elle. Elle relate avec précision les livres de son enfance, et ceux qui ont accompagné les moments de sa vie. Sa vie d'artiste se construit et se nourrit d'auteurs, pas étonnant de trouver les fantômes de Kerouac, Burroughs, Ginsberg, plus étonnant Nancy Mitford, Jean Genet et les mémoires de Crazy Horse.Ce que je retiens d'elle "Certains d'entre nous sont nés rebelles. L'idée que nous naissons dans un monde ou tout est organisé par ceux qui nous précédent m'a immédiatement paru oppressante. Je me suis escrimée à refouler mes pulsions destructrices et travailler au contraire mes pulsions créatrices. Cependant, la petite insoumise qui sommeillait en moi ne s'était éteinte"Un texte magnifique sur le sens d'une rencontre humaine et artistique, l'écriture est sincère et romanesque, très romanesque, et je ressens toujours les vibrations.

nathalia1307
17/08/13
 

Just Kids est l'histoire, réelle, de deux jeunes adultes, tout juste sortis de l'adolescence, vivant à New-York à la fin des années 60, début 70, et qui essayent de vivre de leur art.Cette biographie romancée par l'un des personnages, Patti Smith, nous fait découvrir l'amour de deux jeunes gens pour la musique, la peinture, et l'art dans tous ses états. Patti Smith et son compagnon Robert Mapplethorpe nous font vivre la vie trépidante, difficile et désinvolte, des artistes américains pendant quelques années, ces années de grande lucidité artistique.Patti Smith a une grande facilité pour l'écriture, et arrive à nous faire vivre avec une passion dévorante les petits tracas de la vie de tous les jours, et c'est ce qui fait l'atout de ce roman, ce qui fait aussi qu'elle est une artiste différente, elle s'émerveille de tout, s'attend toujours au meilleur, et fonce quoi qu'il arrive. Cette facilité se retrouve dans ses poèmes et dans ses chansons. Elle nous fait découvrir aussi un artiste photographe, en conflit avec soi-même, Robert. Ils forment un couple, un couple d'amoureux, puis un couple d'artistes, le créateur et la muse. Ce roman est une ode à la réussite tant attendue, chère payée aussi, mais tellement belle. C'est un hommage vibrant à Robert Mapplethorpe, son premier amour, dans lequel nous la découvrons, dans sa nature profonde, avec les qualités d'une insouciante jeune femme, qui manie les mots avec aisance, mais aussi les doutes qui la font quelques fois presque abandonner, mais Robert y veille, comme un rempart.Un roman biographique qui a trouvé le bon ton pour vous tenir d'un bout à l'autre, ne se limitant pas à nous décrire simplement deux êtres qui rencontrent le succès, mais plutôt, qui nous fait vivre une partie de la jeunesse américaine pendant une période artistiquement féconde.

Skritt
05/05/13
 

Patti Smith raconte dans cette autobiographie lumineuse et poignante, le départ de sa famille l'année de ses vingt ans , son arrivée à New york et sa rencontre avec celui qui devint son alter-ego : Robert Mapplethorpe.Elle raconte avec beaucoup de sincérité leur vie , au Chelsea hotel et les rencontres avec d'autres artistes de l'épôque. L'émotion affleure lorsqu'elle évoque leurs conditions de vie matérielles: loin de manger tous les jours à leur faim et grappillant le moindre cent ; comme elle le dit très justement c'est vraiment "la bohème" Ces deux là s'aimaient vraiment comme deux enfants incapables de se quitter même s'ils se sont éloignés au gré d'autres rencontres amoureuses.

dvan
01/11/12
 

Dans cette autobiographie écrite comme un roman, Patti Smith, nous ouvre les porte de son intimité. Sans fausse pudeur, elle nous parle de son enfance et surtout de son amitié avec Robert Mapplethorpe, compagnon de toute une vie. Cette bio est un vrai régal et nous plonge dans dans la folie des années 70.

Nesss
10/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.21 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : HELOISE ESQUIE