Juvenilia

AUSTEN, JANE

livre juvenilia
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 07/06/07
LES NOTES :

à partir de
8,10 €

SYNOPSIS :

Dans ce volume ont été regroupés des textes dits « mineurs » de Jane Austen. Outre quelques pages à dimension presque documentaire (opinions de lecteurs de l'époque sur de grands romans austeniens, poèmes de circonstances, prières...), l'on y trouve avant tout des oeuvres de jeunesse composées lorsque Jane Austen était encore adolescente. Certains, comme Catherine - vraisemblablement l'acte de naissance de l'héroïne austenienne - préfigurent les romans de la maturité, tandis que d'autres, comme l'Histoire d'Angleterre ou les essais théatraux, laissent surtout s'exprimer librement un goût de la dérision, de la parodie et même de l'absurde, caractéristiques que l'on retrouve dans toute son oeuvre par la suite. L'on s'amuse beaucoup à la lecture des Juvenilia. L'on s'étonne du sens de l'humour et de la lucidité de cette si jeune fille. L'on y savoure la critique sociale ou littéraire à laquelle elle se livre. Ces oeuvre moins connues et plus spontanées permettent de cerner au mieux les qualités d'un écrivain dont l'art est, plus que tout autre, subtil et secret. Jane Austen est née en 1775 à Steventon, fille d'un pasteur anglican et benjamine d'une famille de huit enfants. Elle a vécu une vie toute unie et toute familiale jusqu'à 41 ans, âge de sa mort « au moment où elle commençait à croire qu'elle réussirait
». Jane Austen commence à écrire très tôt, encouragée par l'exemple familial. Elle s'oriente vers le récit, s'inspirant des romans sentimentaux qui constituent le fonds des bibliothèques. Les oeuvres de jeunesse qui ont été conservées, copiées à la main en trois cahiers intitulés Volume I,II et III, ont été écrites sans doute entre la douzième et la dix-septième année de l'auteur. En 1795, Jane Austen commence un roman intitulé Elinor et Marianne, première version de ce qui allait être Raison et Sentiments. Dans la foulée, elle écrit First Impressions, qui deviendra Orgueil et préjugés. Enfin en 1798, elle écrit Northanger Abbey, sous le premier titre de Susan. Ces trois romans majeurs sont écrits entre vingt et vingt-cinq ans. Son père tente de faire publier First Impressions, sans succès dans un premier temps. En 1800, elle s'installe avec toute sa famille à Bath, ville qu'elle apprécie peu mais qui a inspiré de nombreux passages de ses romans. Son père meurt en 1805, laissant Jane, sa mère et sa soeur Cassandra dépendantes des revenus fraternels. Elles quittent Bath en 1808 pour s'installer dans le village de Chawton. C'est là qu'elle passa les dernières années de sa vie, écrivit l'essentiel des oeuvres, qui lui firent connaître le succès de son vivant : Orgueil et préjugés, Mansfield Park et Emma.
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Voici donc un des derniers livres de Jane Austen qui me reste à lire. L'intérêt de celui-ci est de voir l'évolution, la maturation de son écriture par comparaison entre ses oeuvres futures et celle-ci. Je ne place par ce livre dans la catégorie "Grands romans : les classiques" car on peut difficilement placer ces ébauches dans cette catégorie et au rang de ses autres oeuvres pour cette raison. Alors mon avis sur ce petit livre ? Tout d'abord je dirais que pour la plupart des récits transcrits ici, la jeunesse de l'auteur transparaît nettement. En effet, beaucoup sont rédigés avec une ironie inconsidérée, où on sent que l'auteur s'est beaucoup amusée d'écrire avec tant de mordant : les histoires en deviennent saugrenues, invraisemblables mais souvent comiques, burlesques devrai-je peut-être dire. Cependant, l'auteur montre déjà ses talents pour peindre ses personnages et en rire. Ces récits sont amusants, même si cela nous change du style futur de l'auteur où son ironie se fera plus parsemée. Dans cet ouvrage, découpé en trois parties, on retrouve des écrits de toutes formes : des pièces de théâtre, de l'épistolaire, des romans, des contes... Dans la première partie, le livre nous expose essentiellement des écrits invraisemblables, grossissant les traits des personnages à l'extrême. La deuxième partie nous offre des textes parfois plus recherchés où des traits, fils directeurs de son écriture se prononcent. Mais on y retrouve encore beaucoup d'ironie, notamment avec l'histoire de Grandre Bretagne où la dérision est particulièrement marquée. Le troisième livre est celui qui se rapproche le plus de ces romans postérieurs. D'ailleurs, certains personnages nous évoquent ceux futurs : j'ai beaucoup rapproché le jeune homme, Edward Stanley, du jeune Franck Churchill dans Emma (sa manière d'être). Par contre le premier récit de cette partie, Evelyn, est encore une des facéties de l'auteur, avec un personnage qui n'a aucun sens de la convention. Enfin dernière petite partie, celle des "Ecrits divers" où l'on retrouve pèle-mêle des poésies, des charades et les opinions que l'auteur a recueilli sur Mansfield Park et Emma. Pour conclure, ces récits décousus nous offre un petit aperçu des origines du talent de l'auteur. Ce n'est pas un de ces ouvrages qu'on lit forcemment pour le plaisir de trouver une petite histoire agréable à lire, car les récits exécutés ici sont souvent trop absurdes pour qu'on les lise d'une traite. Alors on les lit avec parcimonie, indulgence, recul et amusement.

Lunasirius
06/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JOSETTE SALESSE-LAVERGNE

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