K 622

GAILLY C

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/10/89
LES NOTES :

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5,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Une nuit alors qu'il est au lit dans le noir et somnole la radio allumée, la musique de Mozart s'insinue dans la chambre et le réveille. L'émotion est si forte qu'il a peur de la perdre, de ne jamais pouvoir la revivre. Il se procure différents enregistrements de l'oeuvre, les écoute, mais chaque fois quelque chose manque, il ne retrouve pas le plaisir de cette nuit-là. Puis un jour il apprend que le concerto va être donné à Paris. Il décide de s'y rendre. « Peut-on éterniser une émotion musicale, empêcher le temps de l'altérer ? C'est ce que tente le narrateur, ébloui par le Concerto pour clarinette en la majeur de Mozart (K.622), qu'il a écouté, une nuit, à la radio. Il cherche à mettre en scène le plaisir et l'émotion qu'il a éprouvés à la première écoute. Mais s'il
est possible de reproduire le décor extérieur, "le décor intérieur, lui, n'est pas reproductible". Pour évoquer cette chute de l'absolu, ce passage de l'extase à la déception, Christian Gailly accomplit des variations pathétiques et burlesques, le narrateur prend une allure de clown perdu qui semble vouloir expier sa propre impossibilité à rejoindre la beauté. Comme hanté par l'idée de perdre la grâce vibrante de son récit, Christian Gailly le suspend à son moment le plus dense : l'approche tremblante des corps. Une pirouette narquoise interrompt la vague de lyrisme. Cette élégance de l'ironie, cette musique des mots brisée à son apogée, appartiennent en propre à Christian Gailly et sont la marque de son talent. » (Jean-Noël Pancrazi, Le Monde) K.622 est paru en 1989.
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Il faut que je parle à mon libraire les yeux dans les yeux ! Comment a-t-il pu s’imaginer que j’allais aimer ce roman ? Il est rare que je n’aime pas du tout, lorsque cela arrive, je ne continue pas la torture, j’arrête la lecture, je ferme le livre et m’en vais ailleurs sur d’autres lignes plus clémentes ! Bon j’avoue celui-ci n’est pas passé loin ! L’idée générale était sympathique, mais le rendu a été une lecture pénible. C’est redondant, terriblement répétitif. J’ai eu la sensation d’écouter parler un alcoolique, un discours peu clair et itératif. Vous savez quand on a le doux fantasme de trouver le bouton Off à cet ami qui lors de cette soirée a trop bu et qui vous raconte encore et encore Sa terrible histoire. Non, je ne suis pas insensible, on me trouve même assez empathique mais il y a des jours où trop c’est trop !J’ai bien compris que l’auteur, à travers cette manière particulière d’écrire, souhaitait faire un parallèle avec la musique. K. 622 étant un concerto de Mozart, le dernier et le seul qu’il ait composé pour clarinette. Mais les mots ne sont pas des notes ! Christian Gailly s’essaye à la restitution de l’émotion, la fameuse émotion ressentie à la première écoute par son héros. J’avoue ne pas avoir adhéré. Je me suis ennuyée, je n’y ai vu que peu d’intérêt.

Metaphore
25/05/13
 

K. 622 désigne le célèbre concerto pour clarinette de Mozart, dont vous avez peut-être entendu le magnifique Adagio dans Out of Africa... Le récit du même nom, paru en 1989, nous introduit au cœur des pensées d'un personnage masculin dont nous saurons peu de choses ; toujours est-il qu'il adore Mozart et qu'il se préparer à assister à un concert. Ainsi lui faudra-t-il 87 pages pour acheter son costume, et je ne vous parle pas des péripéties qui entourent l'acquisition du billet...J'ai été déçue par ce roman que j'ai abandonné puis repris à de multiples occasions, désespérant d'arriver au bout. C'est désormais chose faite, mais sans enthousiasme aucun. Ne vous attendez surtout pas à un vibrant hommage à Mozart, du moins, le compositeur n'en est-il pas le sujet principal, d'une certaine manière.Le style est vivant parce qu'il reproduit les méandres des pensées du personnage, mais on se lasse très vite de ce style alambiqué et à mon sens, inutilement confus. « On ne retient pas le présent en excluant le présent et la photo c'est ça, ça retranche, ça fait des trous dans le monde, des trous de mort, alors que la peinture ajoute au monde son éternité, morceau par morceau. » (p. 12) C'est pourtant une écriture qui tutoie la poésie et qui gagnerait à ne pas vouloir à tout prix se démarquer d'un récit classique : « et comme d'autre part je souhaite tout partager avec le lecteur, dont je suppose qu'il partage ma répugnance pour les récits nickel au passé simple, je ne vais rien changer, je vais livrer le tout tel quel. » (p. 17) Bref, malgré quelques jolis passages et interrogations sur l'art, ce n'est pas une lecture que j'ai appréciée.« Reste l'écriture, la musique, la peinture, la beauté en un mot, LA BEAUTE, mais que vaut-il mieux ? La chercher ? L'ignorer ? La connaître ou ne pas la connaître ? Meurt-on plus heureux auprès d'elle ? Moins désespéré ? »

LeCottagedeMyrtille
21/07/13
 

Format

  • Hauteur : 18.30 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.16 kg