Kafka sur le rivage

MURAKAMI, HARUKI

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 20/12/05
LES NOTES :

à partir de
15,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une oeuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide
lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.
37 personnes en parlent

A force de lire des critiques élogieuses sur Murakami, j'ai décidé de lire "Kafka sur le rivage" et j'ai été littéralement conquise par la puissance de cette oeuvre.Kafka tamura fugue de chez lui le jour de ses 15 ans pour fuir la terrible prophétie de son père et le vieux Nakata, sorte d'idiot du village pouvant parler aux chats se voit lui aussi contraint de s'enfuir.Le style et l'ambiance sont uniques créant un univers spécifique partagé entre rêve et réalité.C'est indescriptible mais tentez l'expérience, vous ne serez pas déçus.

Ninie
09/12/09
 

"Kafka sur le rivage" : le titre, énigmatique, nous charme avant même d'avoir ouvert le livre... On ouvre donc ce roman déjà rêveur et prêt à se laisser séduire... et, irrémédiablement, on est séduit, fasciné, envoûté, totalement captivé par ce récit pourtant débordant de défauts !"Kafka sur le rivage" est la quête initiatique extravagante et jubilatoire de Tamura, un jeune garçon qui se fait appeler Kafka (là s'arrête toute allusion au maître), et qui s'est inventé un autre lui-même, « le garçon nommé corbeau » (Kafka signifie corbeau en tchèque). Kafka-Tamura fugue le jour de ses 15 ans pour échapper à son artiste et tyran de père qui lui a prophétisé qu'il serait parricide et incestueux. Il échoue finalement dans une merveilleuse bibliothèque tenue par une très attirante mademoiselle Saeki au regard triste et par un androgyne éclairé qui va devenir son mentor.Pendant ce temps le vieux Nakata, un simple d'esprit qui a de la peine à communiquer avec les humains mais qui sait parler aux chats (les conversations félines sont superbes, embellies de formulations joliment désuètes) et sait déchiffrer les mystérieux présages du monde surnaturel, prend la route, lui aussi, sous l'effet de quelque force obscure. Il rencontre un jeune chauffeur routier sympathique et inculte qui, auprès du simplet Nakata, va s'ouvrir au monde, se mettre à douter, à penser...Entre Tamura et Nakata, des fils invisibles se nouent peu à peu, faisant inexorablement converger leurs destins dans les détours d'un scénario de plus en plus hypnotique...Malheureusement le récit perd de son efficience sous l'accumulation de clichés : la naïveté du jeune héros pétri d'illusions sur la Vie et l'Amour, l'idiot du village qui ignore les règles de la vie "normale" mais détient une perception supérieure, le routier hâbleur au grand cœur qui s'adoucit par la découverte de la musique classique, la prostituée philosophe... Rien ne nous est épargné ! Ajoutons à cela quelques lieux communs poético-philosophico-psychanalytique, des références littéraires qui rôdent sans but, et quelques longueurs...Toutefois, c'est le brouillage entre la réalité brute et une irréalité fantasmagorique quelque peu inquiétante, additionné d'une propension à la bizarrerie fantastique, qui définit l'univers si singulier de Murakami. Un univers sans limites, aux confins de tous les possibles. Ouvrir un de ses livres, c'est traverser le miroir : il faut accepter de plonger dans une réalité alternative, empreinte de surréalisme, où le temps se condense, où passé et présent se rencontrent, où les simples d'esprits parlent le langage des chats, où il pleut des poissons, où des soldats perdus montent la garde auprès de « la pierre de l'entrée », et où l'Amour défie toute logique spatio-temporelle. Lire Murakami, c'est aller vers l'inconnu, franchir des frontières et des passerelles entre rêve et réalité, entre étrange et rationnel. Si vous acceptez la règle du jeu, vous ne pouvez qu'être totalement subjugué par ce récit onirique, romantique, extravagant, merveilleux et jubilatoire !Et on finit le livre en se disant, tout comme son narrateur : « J'ai refermé ce livre avec un sentiment bizarre. Je me demandais ce que l'auteur avait voulu dire exactement. Mais c'est justement ce "je ne sais pas ce que l'auteur a voulu dire exactement" qui m'a laissé la plus forte impression. »

Kara
29/05/09
 

Kafka sur le rivage est une histoire entre rêve et réalité. On ne sait jamais bien s'il s'agit d'une histoire vécue réellement par les protagonistes ou s'ils ont plongé dans un monde onirique, dans un rêve énigmatique. Ce roman a un attrait particulier, assez indéfinissable aussi... Les personnages dont le jeune Kafka Tamura et le vieux Nakata sont attachants, on a envie de continuer leur aventure. Jusqu'à une bonne moitié de l'ouvrage, on peut se demander quels liens relient les deux histoires entre elles puis tout s'éclaire et des connexions s'établissent entre les deux aventures. Par contre je déplore certaines scènes très barbares comme les meurtres des chats, scènes qui m'ont mise mal à l'aise. Pour finir je dirais que ce fut une lecture déstabilisante, où il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre et où il faut laisser aller son imagination et son détachement.

prune42
27/09/14
 

Haruki Murakami plonge le lecteur, avec ce roman, dans l’univers des rêves, long poème onirique où il navigue entre le rêve et la réalité, flotte à la frontière, pas toujours visible, de ces deux mondes. Le lecteur ne sait jamais s’il se trouve sur les rives de la réalité ou sur les dérives des limbes. Préparez-vous à vivre une expérience originale, bouleversante et captivante... laurence

laurence
13/02/12
 

A force de lire les éloges faites sur cet auteur, je me suis dit que je devais lire au moins un de ses romans. Pourquoi celui-là? Je ne sais pas, peut-être la couverture... En tous cas c'est une réussite. Moi qui ne suis pas particulièrement fan des livres trop irréalistes, j'ai bien aimé plonger dans le monde décrit par cet auteur, un monde où l'on ne doit pas se fier aux apparences, où on ne fait pas la différence entre le rêve et la réalité. Bien écrit ce roman m'a embarqué au Japon et même si la lecture est parfois un peu compliquée, je l'ai dévoré du début à la fin. Les personnages principaux de Kafka et Nakata sont très touchants et c'est avec un très grand plaisir qu'on suit leurs péripéties. Ce roman est plein de surprises, j'ai été quelque peu étonnée par certains passages qui ne correspondent pas à l'image que je me faisais du peuple japonais, à savoir des gens très pudiques et réservés. En effet, l'auteur y décrit de manière assez crue les relations charnelles et je ne m'attendais absolument pas à lire ce genre de passages dans un roman japonais. Pour en terminer je dirais juste que pour une première plongée dans le monde de Haruki Murakami je n'ai pas été déçue. Son succès apparaît largement mérité et je pense me replonger très rapidement dans cet univers. Tigrou4145

Tigrou4145
11/09/11
 

Ce roman est une véritable plongée dans un univers presque onirique. Il faut parvenir à oublier les codes, ce qui peut-être de l'ordre du possible ou du probable, retrouver une imagination d'enfant.Kafka sur le rivage est le roman des destins de Kafka Tamura et de Nakata qui vont se croisaient tout au long du roman pour finalement se rejoindre dans l'étrange. Plus on progresse dans notre lecture et plus l' imaginaire prend le pas sur une fiction qui se voudrait plus ancrée dans un univers réaliste. Haruki Murakami se place toujours à la frontière de ces deux mondes la franchissant allégrement et sans complexe.C'est un roman magistral que j'ai adoré et un immense coup de cœur. J'aime les rêves qu'il m' a apporté, j'aime cette sensation de ne pouvoir décoller des pages. Je n'ai qu'une déception avoir des difficultés à vous faire partager la fascination que j'ai pu éprouvé.

Lacazavent
03/08/11
 

Un roman d'apprentissage envoûtant dont chacun peut tirer bien des enseignements !Kafka Tamura a quinze ans quand il décide de quitter la maison de Tokyo ou il vit avec son père pour échapper à une horrible prédiction dont son paternel lui a gravé la mémoire dès l'enfance «un jour tu tueras ton père de tes mains, et coucheras avec ta mère ». Quelques temps après à 700 km de là en lisant le journal dans une bibliothèque Kafka découvre que son père sculpteur de grande renommée a été retrouvé assassiné à coups de couteaux. La malédiction est-elle en train de s'accomplir ? Dans l'univers onirique de Murakami, on fait connaissance avec moult personnages qui ont tous un rôle essentiel. Notamment Nakata, le papi à l'esprit dérangé qui communique avec les chats, Melle Saeki, responsable de bibliothèque qui n'a plus goût à la vie depuis la mort de son amour de jeunesse et d'autres aussi comme Oshima et Hoshino mais dont je ne vais pas révéler les rôles afin de préserver le mystère. C'est un roman initiatique, le passage de l'adolescence à l'âge adulte est complexe surtout quand votre mère vous a abandonné. Tout au long de sa quête Kafka va apprendre et trouver des réponses à ses préoccupations d'adolescent. Ecrit dans une prose propre aux contes traditionnels japonais, on évolue dans un monde abstrait mais l'auteur ne manque pas de nous ramener dans le réel en citant nombre d'œuvres musicales, littéraires cinématographiques, philosophiques de tout pays. Une bibliothécaire du 33

oops
28/07/11
 

Haruki Murakami a ici dénoué le fil de deux histoires se construisant en parallèle. La première suit le parcours d’un garçon de quinze ans qui fugue de chez son père, s’y étant préparé depuis plusieurs années en suivant les conseils de Corbeau, un ami imaginaire. La seconde semble quasiment relever du traumatisme post-Hiroshima puis du merveilleux puisqu’elle relate la mission d’un vieillard, rendu à jamais débile par un événement surnaturel survenu dans son enfance, mais qui possède cette particularité de savoir parler aux chats et de faire pleuvoir tout ce qu’il souhaite. A partir du mythe d’Oedipe qu’il transpose dans le Japon contemporain et revisite avec les croyances d’un Japon ancestral, Murakami brode la trame tragique de ce jeune garçon qui se fait maintenant appeler Kafka Tamura, poursuivi par cette malédiction proférée par son propre père. Or une nuit il se réveille bel et bien couvert du sang de son père, qui réside pourtant à des centaines de kilomètres de l’île où il s’est réfugié…Le traitement original du mythe d’Oedipe ne constitue absolument pas selon moi la grande réussite de ce roman. Ce qui m’a envoûtée, dans Kafka sur le rivage, c’est d’y retrouver un univers très proche, tout en demeurant différent, de celui de Paul Auster, où l’inexpliquable, l’absurde, le surnaturel parfois, intervient dans le quotidien de ses personnages quittant leur foyer, s’enfonçant au plus profond de leur dénuement et de leur solitude, pour se trouver eux-mêmes. C’est là la clé de ce roman d’apprentissage du fugueur qu’adolescent nous avons tous rêvé d’être, où la vie retourne à sa plus simple expression, où l’âme s’épure lentement, au contact du vieillard puis de la musique classique pour Hoshino, ou, pour le jeune héros, de l’intimité d’une bibliothèque puis de l’austérité d’un refuge de montagne, rythmée par ses fantasmes et ses besoins naturels. C’est un grand roman, où sont distillées tout à la fois les essences du merveilleux, de la tragédie, du roman d’initiation et du roman d’aventures. Autant dire que ses 619 pages se lisent d’une traite !

CarnetsdeSeL
13/02/11
 

Murakami est considéré avec raison comme un des grands auteurs japonais contemporains. "Kafka sur le rivage" est pour moi son œuvre la plus aboutie.L'atmosphère étrange saisit immédiatement. Les deux protagonistes cherchent en permanence leur chemin. Leurs trajectoires sont distillées en alternance par l'auteur, qui nous fait osciller imperceptiblement entre la réalité du Japon contemporain et une dimension onirique atemporelle qui traverse tout le récit.Refermer ce livre procure une impression d'inachevé, la sensation d'avoir lu un récit initiatique qui ne s'affirme pas explicitement comme tel. Un récit suffisamment énigmatique pour laisser le lecteur avec cette interrogation forte : quel est le sens de cette vie ?

Bluedot
11/02/10
 

Ce que je préfère dans une oeuvre musicale ou littéraire, c'est quand l'artiste parvient à laisser un champ d'interprétations aussi vaste qu'il y a de lecteurs ... Personnellement, j'ai investi dans "Kafka sur le Rivage" des images issues de monn vécu personnel et des sensations oniriques très fortes. L'auteur, humaniste et féministe, a un style toujours aussi limpide, lyrique et métaphorique, et flirte encore avec le surnaturel et le symbolique. Je comprends qu'il soit maintes fois passé près du prix Nobel, celui-là ... !

Envoûtant En suivant les pas du jeune Kafka, c’est pour un voyage initiatique que nous embarquons. Un voyage où le surnaturel côtoie le réel, où la métaphore scande le récit. Jamais l’on ne s’égare dans ce roman au style fluide, qui nous fait traverser les épreuves d’un adolescent et prendre une route insolite aux côté d’un vieillard. Fantasque ou philosophique, tout se tient dans cette histoire envoûtante. Plus qu’un roman sur l’apprentissage, Kafka sur le rivage est un roman onirique.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Kafka sur le rivage est assurément un livre bien écrit. Un garçon de quinze ans se faisant appeler Kafka Tamura décide de partir de chez lui sans avertir son père et on suit son voyage, ses rencontres, ses questionnements. Parallèlement à son histoire, on suit celle de Nakata, un homme d’âge mûr n’ayant plus toutes ses facultés intellectuelles à cause d’un accident. En dire plus est difficile pour ne pas révéler l’intrigue. Ces deux personnages sont attachants et l’intrigue est pleine de mystère. Personnellement, j’ai toutefois été gênée par l’onirisme extrêmement présent dans le roman. Je pense que certaines choses m’ont échappé ! Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture mais certains passages m’ont un peu laissé perplexe et l’histoire est un peu complexe. Amerrante

Amerrante
09/11/14
 

Récit initiatique dans le Japon actuel.Kafka Tamura fugue le jour de ses 15 ans. Il fuit sa maison de Tokyo et son père, sculpteur célèbre, "avant d'être trop abîmé". Instinctivement il se dirige vers l'île de Shikoku, où le climat est plus doux. Là, il trouve refuge auprès de plusieurs personnes, et en particulier dans une bibliothèque privée calme et spacieuse, où le personnel, extra-ordinaire, l'aide à progresser vers sa vérité.De son côté, Nakata, vieil homme simple d'esprit, mais qui parle aux chats, vit des évènements extraordinaires. Lui aussi doit prendre la route, poussé par une sorte d'appel impérieux.Ces deux personnages semblent évoluer hors du temps, aidés lorsqu'il en est besoin par les gens qu'ils rencontrent. Dans une inquiétante étrangeté, leur destin semble converger inexorablement, accompagné de phénomènes météorologiques étranges : pluie de sardines, de sangsues, tonnerre… Un roman énigmatique et onirique, avec une part d'inexplicable… certaines actions sont dictées par l'inconscient, d'autres passent par le canal des rêves, des personnes ou des fantômes passent la frontière de la mort…Malgré la part inexplicable, ou inexpliquée du roman, je l'ai trouvé envoutant et splendide !

isabelleisapure
20/09/14
 

Une fois encore, c'est un vieux souvenir; c'est avec ce livre que j'ai découvert l'univers de Murakami si particulier .C'est "Kafka" qui avait attiré mon attention mais c'était juste une allusion, voire un hasard...le livre ne m'a pas déçue pour autant berthe

afbf
31/10/13
 

C’est avec un peu d’appréhension que j’aborde ce gros pavé. Mon premier Murakami. Je suis impressionnée car il y a beaucoup d’avis enthousiaste.On entre dans un roman « étrange et pénétrant ». Une histoire bien complexe. On a la réalité, l’onirisme, et une frontière entre la réalité et une autre dimension.Plusieurs thèmes s’entremêlent, notamment celui du sang : l’élément liquide et vital, l’hémophilie, les menstruations, le sang qui coule (poignards baïonnettes).Du thème du sang découle aussi la thématique des gènes, du déterminisme, du destin de l’homme.Le thème du labyrinthe qui est induit du thème du sang qui circule dans le corps à la recherche d’une sortie.Nous voilà avec le thème de la mythologie, Œdipe, Thésée, avancer sans se retourner. Toujours aller de l’avant quoi qu’il arrive, nous sommes prédestinés.Puis viens aussi toute la thématique sur le temps qui s’écoule, qui s’arrête, qui reste en suspens, qui s’accélère.Les personnages prennent conscience du vide de leur vie, le vide dans leur cœur et leur esprit.On a une présence de la nourriture très importante, soit on se nourri, soit cela représente la tradition, soit cela rythme la vie.Nous avons tout ce qui concerne la tradition, l’initiation, la continuité, le cycle de la vie.Le thème de l’initiation et de la prise de conscience qua chacun a un rôle dans la société.Kafka reçoit une initiation à la vie en tant qu’adolescent. Hoshino lui va être initié une fois adulte.Les personnages sont très attachants et complexes.Pour les amoureux des chats il y a des scènes amusantes et un épisode très violent. J’ai beaucoup aimé les conversations entre Nakata et les chats. Sans parler de la scène avec Hoshino.C’est un roman très riche et qui m’a fortement impressionné et il y a beaucoup de choses à en retirer et ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut le faire.Je remercie mes copines de m’avoir incité à le lire et je ne peux que le conseiller.C’est un roman « fantastique » dans tous les sens du terme. Je le mets dans les rangs des chef d'oeuvre. http://ramettes.canalblog

ramettes
30/10/13
 

Voyage onirique japonaisChaque chapitre relate les faits inhérents à l'histoire des deux protagonistes :- Kafka Tamura, 15 ans, fugueur, qui quitte Tokyo et le foyer familial- Nakata, vieil homme devenu simplet à la suite d'un incident survenu dans son enfance, qui parle avec les chats.Et bien sûr, à chaque fin de chapitre, on n'a qu'une envie c'est de retrouver là où il a été laissé l'un ou l'autre des personnages.Ceci explique pourquoi les 618 pages du livre passent sans que l'on s'en rende compte !C'est seuls que les deux protagonistes commencent leur quête, et ils ne savent pas où elle va les mener. Le lecteur non plus mais il se laisse emporter à la dérive.Ils suivent la même route sans se connaître, atterrissent dans une bibliothèque, dans une forêt profonde, croisent des personnages atypiques et hauts en couleurs...Impossible de faire un résumé de ce roman initiatique devenu livre culte pour beaucoup. Un simple conseil : embarquez vite sur ce fameux "rivage" qui représente la frontière entre la vie et la mort ? Ou un autre monde, qui s'ouvre grâce à "la pierre de l'entrée" et se trouve dans une forêt vertigineuse où les fantômes vivent en parallèle à notre monde ?C'est indéniablement une quête envoutante... Sophie

lamamandelena
22/08/13
 

Malgré l’atmosphère onirique, je n’ai pas vu, contrairement à d’autres, de poésie dans ce récit et je pense que c’est ce qu’il m’a manqué et qui fait que je suis un peu déçue. J’ai toutefois apprécié ma lecture, qui fini sur une note d’espoir avec le chauffeur Hoshino et Kafka. Une fin en point de suspension qui laisse la part libre aux questions sans réponse, mais cela donne un petit charme à l’histoire. Jae_Lou - Rêve GénéralOn n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature - George Orwell (1984)

JaeLou
04/07/13
 

Je viens de dévorer ce roman de 600 pages de Haruki Maurakami : Quel bonheur!!Un roman? Non, pour moi c'est un conte, un conte pour adultes, un conte comme les contes pour enfants, dans lequel les animaux parlent, ou plutôt un vieil homme analphabète parle aux chats, fait pleuvoir des poissons, des sangsues, son ombre est deux fois plus pâle que l'ombre des autres hommesUn conte onirique alliant réalité du Japon d'aujourd'hui et fantastiqueUn conte initiatique dans lequel les 5 ou 6 personnages principaux échangent des propos philosophiques, y compris dans des circonstances surprenantes : la jeune étudiante qui se prostitue donne un cours de philosophie à son client;Un conte plein de poésie, d'amitiés, d'amourUn conte dans lequel l'auteur nous fait partager son amour de la musique, de la littérature, des livresUn conte prenant pour trame l'histoire d'Oedipe. Un conte dans lequel un adolescent fugue pour découvrir la vie, et abandonner celle qui ne le convenait plusUn livre à relire avec un regard d'adulte, mais une âme d'enfant, afin d'apprécier tous les symboles présents dans l'ouvrage JPV

JPV11
18/06/13
 

Une ode à la poésie !!C'est avec joie et émotion que l'on suit le destin croisé des deux personnages.Alors que Kafka Tamura décide de fuir de chez lui pour échapper à une prophétie paternelle, Nakata, un papy tout droit sorti de l'imaginaire hors limite de Murakami, prend également la route. ce dernier a même le pouvoir surprenant de discuter avec les chats.Un grand MURAKAMI avec les indispensables 1Q84 !! Bouddha 59200

julienbondue
17/10/12
 

Kafka sur le rivage est vraiment une très belle surprise :quand je l'ai ouvert, je m'attendais bien à tout sauf à ça ! Je suis loin d'être une spécialiste de la littérature japonaise et je pensais avoir affaire à un livre très zen, presque philosophique comme les livres contemporain écrit par des occidentaux qui placent leur action au Japon.Bien sur, il y a un peu de ça, mais ce n'est pas vraiment un livre très reposant : il est un peu bizarre (mais en bien) et parle de phénomènes étranges.On suit les aventures de deux personnages très différents et hauts en couleur et particuliers, de ceux qu'on ne doute pas qu'ils existent mais qu'on ne croisera probablement jamais dans notre vie.Kafka est poursuivit par un destin des plus tragique mais néanmoins célèbre : il semblerait qu'il soit poursuit par la même malédiction qu’œdipe. C'est assez dingue de se dire que ce jeune homme de 15 ans, qui fuit son chez-lui, soit aussi cultivé ! J'ai beaucoup appris de choses en le suivant, je repars avec toute une liste d'auteur Japonais à lire !Nakata est, je crois, le personnage le plus complexe du livre : il a le don de parler aux chats. Il semble simple d'esprit, mais au fil des pages (et de quelques retours en arrière) on se rencontre que ce n'est pas ça. Il est tellement proche de la folie par moment, presque totalement sénile, qu'on ne doute plus de sa crédibilité : il vit apparemment dans un monde qui n'est plus le notre.J'ai beaucoup apprécié les retours en arrière sous forme de témoignages qui nous ont ramené à l'époque de la guerre où se sont produits des phénomènes très étranges.C'est un livre parfois poétique, pas dans les actions, mais dans les mots, parfois philosophique (je crois que je ne suis pas prête d'oublier certaines phrases...). J'ai l'impression que tous les lecteurs du livre ne voient pas la même chose dans ce livre...

MademoiselleLuna
06/06/12
 

Http://cottagemyrtille.canalblog.com/archives/2012/01/10/23215936.html]Kafka sur le rivage, Haruki Murakami J'ai découvert l'année dernière cet auteur japonais né en 1949 à travers le roman Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, un roman d'amour qui m'avait happée du début à la fin.Kafka sur le rivage est très différent, par sa longueur, sa tonalité, tantôt onirique, tantôt fantastique, tantôt roman initiatique, la complexité et la diversité des personnages et leurs rapports troubles. C'est avec soulagement que j'ai atteint la dernière page ce matin, non que je n'aie pas apprécié ce roman, mais il m'a laissé une sensation de malaise, notamment en raison de toutes les questions qui restent en suspens à la fin du récit. Mais ne dit-on pas justement que les œuvres les plus marquantes de la littérature sont celles qui provoquent le plus grand décalage entre l'horizon d'attente du lecteur et la réception réelle de l’œuvre ? Peut-être qu'il faudrait le relire une fois pour y voir plus clair dans les symboles disséminés dans l’œuvre... Un jour peut-être... Un peu déroutée, j'ai failli l'abandonner aux environs de la page 190 et puis la perspective d'écrire un billet sur ce blog m'a remise sur les rails, ce qui a évité à ce roman d'aller rejoindre la pile de livres abandonnés en cours de route qui jonchent ma bibliothèque...En résumé, le jeune Kafka Tamura fait une fugue, aiguillé par les conseils du garçon nommé Corbeau qui n'est autre, comme on le comprend rapidement, que son double, sa conscience ou bien encore le garçon téméraire qu'il aimerait être. Il fuit une « malédiction œdipienne » qui ne sera explicitée que bien plus tard. Parallèlement, divers documents nous informent d'un étrange événement survenu en 1944. Nous suivons ensuite en alternance le parcours de Kafka qui trouve refuge dans une bibliothèque où il est accueilli par Oshima et Mlle Saeki, la directrice, et celui de Nakata, un vieil homme qui a perdu la mémoire ainsi que la capacité de lire lorsqu'il était enfant. Ce dernier poursuit une quête dont il n'a pas la moindre idée avant de rencontrer l'élément qui va le mettre sur la voie, aidé par un jeune routier un peu bourru mais attendrissant nommé Hoshino.Voici cependant une petite sélection des passages qui m'ont touchée pour diverses raisons :Première plongée dans le fantastique lorsque nous découvrons Nakata en grande conversation avec le chat Otsuka qui lui révèle l'origine de ses problèmes :P. 69 « Votre problème, à mon avis... Votre problème c'est que votre ombre est un peu effacée. C'est ce que je me suis dit dès que je vous ai vu. Votre ombre, sur le sol, est moitié moins sombre que celle des gens ordinaires. »Les interrogations existentielles de Kafka :P. 74« Dans cent ans, plus une seule de ces personnes – y compris moi – ne sera sur cette terre. Nous serons tous redevenus cendre ou poussière. A cette idée, je me sens bizarre. Tout ce qui m'entoure me semble éphémère, illusoire, prêt à disparaître dans un souffle de vent. »Le jeune Kafka explique pourquoi il apprécie particulièrement La Colonie pénitentiaire, œuvre du célèbre Franz Kafka :« Plutôt que d'expliquer au lecteur ce qu'est la condition humaine, Kafka décrit simplement le mécanisme de cette machine complexe. Autrement dit... (Je fais une nouvelle pause pour réfléchir.) De cette manière, il parvient à évoquer mieux que quiconque l'existence que nous menons. Pas en nous parlent de la situation où nous sommes, mais en décrivant en détail cette machine à tuer. »P. 312 « Et ce nom de Kafka... Je devine que Mlle Saeki a fait le lien entre la mystérieuse solitude qui flotte autour du jeune homme du tableau, et l'univers des romans de Kafka. Voilà pourquoi elle a appelé le jeune homme de sa chanson Kafka : une âme solitaire errant le long d'un rivage absurde battu par les flots. C'est peut-être la signification de ce nom : Kafka. »Pour ce qui est du style, j'ai apprécié la beauté simple et pourtant ciselée que l'on trouve dans les haïkus :« Comme lorsqu'on garde derrière les paupières la trace des lueurs que dessinent les lucioles dans l'obscurité. »P. 365 : « Mlle Saeki esquisse un sourire, qui s'attarde un moment sur ses lèvres. Il me fait penser à une eau rafraîchissante jetée en pluie sur le jardin un matin d'été, et qui aurait été recueillie dans un petit creux. »Les réflexions de Mlle Saeki :P. 401 « Tu sais Kafka, j'ai beaucoup usé ma vie jusqu'à maintenant. Je me suis usée moi-même. A un certain moment, j'aurais dû cesser de vivre, mais je ne l'ai pas fait. Je savais que ma vie n'avait plus de sens, mais j'ai continué moi-même. J'ai continué à faire des choses absurdes, simplement pour passer le temps. Je me suis blessée et j'ai blessé les autres aussi. J'en paie le prix maintenant. On peut aussi appeler ça une malédiction. »P. 533 « Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps. »La philosophie d'Oshima :P. 633 « Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses, déclare-t-il quand la sonnerie a enfin cessé de retentir. Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi, vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit – je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque. »Nakata vu par lui-même :P. 416-417 « Nakata n'est pas seulement idiot. Il est vide. Je m'en rends bien compte maintenant. Nakata est comme une bibliothèque sans livres. Autrefois je n'étais pas comme ça. Il y avait des livres en moi. »

LeCottagedeMyrtille
06/03/12
 

Je pourrai remplir cette page de superlatifs que cela ne suffirait pas à décrire ce que j'ai ressenti en lisant ce livre. Il existe des oeuvres qui vous transportent et qui vous marquent pendant longtemps, et bien celui-ci est de ceux-là. Poétique, onirique, étrange, je pense que Murakami est à la littérature ce que David Lynch est au cinéma. Le plus terrible finalement, c'est qu'il y a une fin; ce n'est pas une oeuvre perpétuelle... vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

J'ai lu ce livre il y a quelques années et j'avais beaucoup aimé le monde poétique et fantasmagorique de l'auteur. Les frontières entre réalité et rêves sont tellement fines qu'on ne sait jamais dans quel monde on ère. Un joli moment de poésie et j'essaierais encore de lire les livres de cet auteur. Muti

mutinelle
15/01/12
 

[...]Les personnages sont passionnants, on a réellement envie de comprendre ce qui se passe même si ce n’est pas toujours d’une évidence folle et surtout on veut connaître la suite.[...]

Readingintherain
13/01/12
 

Après plus d'un mois et demi de lecture, j'ai enfin atteint la dernière page de Kafka sur le rivage, et déjà je me demande comment je peux en faire la critique. Difficile de définir l'oeuvre d'Haruki Murakami. Difficile de résumer cette histoire tant la frontière entre rêve et réalité y est poreuse et tant l'auteur s'attache à brouiller les pistes. Difficile, enfin, d'expliquer un livre dont le sens reste finalement caché.Nous suivons les destins parallèles de deux personnages : Kafka Tamura et Nakata. L'un tente d'échapper à la funeste prédiction de son père, mettant tout en oeuvre pour ne pas devenir un fils parricide et incestieux. L'autre, un vieux bonhomme qui a perdu la plupart de ses capacités mentales lors d'un événement mystérieux datant de la seconde guerre mondiale, nous fait partager son périple au coeur du Japon.J'ai trouvé que les chapitres suivant l'évolution du jeune Kafka étaient parfois un peu longuets. Mais l'oeuvre vaut le détour, ne serait-ce que pour le personnage de Nakata, atypique à souhait et dont les péripéties sont toujours drôles et savoureuses.Enfin, et c'est sans doute la grande force de cette oeuvre, l'écriture est envoûtante et, comme Kafka qui avance inéluctablement vers son destin, le lecteur ne peut résister à l'envie de tourner les pages pour en savoir plus...Il y a des romans que l'on ne doit pas chercher à expliquer, mais qui demandent simplement à être lus. Kafka sur le rivage en fait partie.

Calypso85
29/12/11

Cet été, Matilda (et oui, décidément, c’est la Bonne Fée des Livres !) m’avait fait parvenir un énorme colis (Les Livres sont faits pour voyager) contenant pas moins de 12 titres. Parmi eux, le pavé de Haruki Murakami, Kafka sur le rivage. Ayant aimé la Traversée de la nuit du même auteur, Matilda attendait de moi que je serve cobaye pour ce titre. N’ayant pas eu, jusque là, l’occasion et le courage (avouons-le) de me lancer dans ces 640 pages, j’ai profité d’une lecture commune organisée sur Livraddict pour me jeter à l’eau. J’ai d’ailleurs deux jours de retard sur le planning et m’en excuse.Autant le dire d’emblée : je n’ai pas aimé cette lecture. Je n’ai pas non plus détesté mais je me demande bien pourquoi ce livre a autant de succès ! Je suis déçue. Déçue par cette lecture que je pensais apprécier et déçue par moi-même de ne pas l’avoir fait. J’en viens à me demander si je ne suis pas passée à côté de quelque chose. Au vu de tous les avis positifs que j’avais croisés jusque là, je me dis que j’ai du louper le coche ! Je suis sortie de ce livre soulagée (je n’en voyais pas la fin !) mais également agacée car j’ai l’impression de ne pas avoir compris. Sortir d’une lecture en me disant : « Tu dois être un peu stupide pour ne pas avoir capté les choses… », je vous jure, ça me déprime ! Cela dit, il n’y a peut-être rien à comprendre, mais dans ce cas-là, je me demande encore plus où est « l’intérêt » de ce livre…Kafka Tamura (Kafka est le prénom d’emprunt qu’il a choisi) fait une fugue le jour de ses 15 ans. Grâce à sa fuite, il espère échapper à la prédiction faite par son père, prédiction toute oedipienne : l’adolescent tuera son père et couchera avec sa mère et sa sœur aînée. Ces deux dernières sont sorties de la vie de Kafka alors qu’il n’avait que 4 ans, il ne se souvient ni de leur visage ni de leur prénom. C’est avec cette malédiction pour seul bagage (ou presque) qu’il quitte Tokyo pour s’installer dans une petit ville. Pour passer le temps, il occupe ses journées à lire à la bibliothèque Kamura où il fait la connaissance d’Oshima, le jeune homme de la réception et de Melle Saeki, la directrice des lieux. Pendant quelques semaines loin de chez lui, il va vivre et découvrir de nombreuses choses…De son côté, Nakata est un vieux monsieur un peu sénile qui, suite à un accident lorsqu’il était enfant, n’a jamais pu réapprendre à lire et à écrire. Pour subvenir à ses besoins et compléter la maigre pension que lui accorde le préfet de Tokyo, il se fait payer pour retrouver des chats perdus. Il est plutôt doué dans ce domaine puisqu’il a l’étrange particularité de pouvoir parler avec les félins. Un incident le contraint à quitter la sécurité de sa petite routine et à partir sur les routes nippones à la recherche de… quelque chose !J’ai bien compris que les métaphores avaient une importance capitale dans le texte, les personnages le répètent assez, mais l’ensemble reste particulièrement flou ; à commencer par le « contexte ».Oui, nous sommes au Japon. Les lieux sont assez bien décrits, plutôt précis ; à part peut-être le passage où Kafka se rend dans la forêt profonde et se retrouve… dans une autre dimension ? Au Paradis ? Il tombe dans le coma et se retrouve de l’autre côté de la barrière pendant quelques heures, le temps de prendre la décision (« J’y retourne ? J’y retourne pas ? ») ? Je veux bien qu’il y ait des symboles et je vous jure, la symbolique, j’adore ça ; mais là…Quant aux dates… j’ai cru avoir la certitude que cette histoire se déroulait autour des années 2000 sur une durée de… deux ou trois semaines je dirais ; mais en fait je n’en sais rien. C’est nébuleux, un peu comme quand je n’ai pas les idées claires avec l’impression d’avoir la tête dans du coton. Difficile à expliquer, mais c’est un peu le sentiment que j’ai eu pendant cette lecture.Je ne suis pas du tout contre un contexte un peu flou, ce qui peut donner cette idée d’universalité et d’intemporalité, mais lié en plus à une intrigue vague… j’ai du mal !J’ai tourné la dernière page en me disant : « Ok. C’est tout ? 640 pages pour ce résultat ? » Non, parce que, finalement, je sors de Kafka sur le rivage avec l’impression de n’avoir aucune réponse à mes questions. D’ailleurs, quand je réfléchis deux minutes, je n’arrive même pas à expliquer pourquoi Nakata entreprend ce voyage ? Ok, pour fuir Tokyo, mais pourquoi cherche-t-il cette pierre ? Et une fois qu’il l’a trouvée, ça se termine comme vous savez… et c’est tout ? Et que s’est-il vraiment passé pour le père de Kafka ? Et cette histoire d’évanouissement des 16 enfants en haut de la colline ? Au début, c’est surtout cette mini-intrigue qui m’intéressait. Lorsqu’on la quitte, je me suis dit que ça n’avait pas d’importance, que j’aurais une réponse plus tard ; mais non, nada, que dalle !Je suis frustrée à un point… Je peux concevoir que ce livre n’offre pas les réponses car ainsi, chacun est libre d’interpréter comme il veut. Oui, mais personnellement, ça me gonfle. J’aime que les choses soient claires ou au moins qu’on ait assez de « clefs de lecture » pour pouvoir arriver à une conclusion satisfaisante. Cela dit, peut-être que c’est moi qui n’ai pas su attraper ces clefs quand elles se sont présentées…Au niveau des personnages, je crois qu’aucun ne m’a plu. J’ai peut-être une petite préférence pour Nakata mais sa façon de répéter toutes les deux lignes que « Nakata n’est pas très intelligent » m’a vite lassée. Kafka, l’autre héros, ne m’a pas touchée une seconde. Il a presque eu l’effet répulsif sur moi, au contraire ! Et cette manie de tout faire tourner autour du sexe… rassurez-moi, un ado de 15 ans ne pense quand même pas qu’à ça ? (J’ai peur de la réponse…)Au final, ce sont peut-être les personnages secondaires, ceux que rencontrent les deux héros et qui les portent, qui m’ont paru les plus intéressants. Mais, Oshima, le jeune réceptionniste de la bibliothèque qui prend Kafka sous son aile, est vite lassant avec son problème de sexualité. Melle Saeki a une histoire intéressante, mais peut-être pas assez mise en avant pour m’accrocher. Après réflexion, je crois que c’est Hoshino qui a adoucit un peu ma lecture. Ce jeune chauffeur-routier qui prend Nakata en stop et se voit embarqué dans la quête du vieil homme alors qu’il n’a rien demandé… Malheureusement, un seul personnage attachant (et encore, il ne m’a pas non plus transportée !) sur 640 pages, ça ne suffit pas à sauver un livre…Je pensais que la plume de Haruki Murakami me plairait et égaierait ma lecture si l’histoire ne me passionnait pas ; mais en fait non. Ne lisant pas le japonais, je me base évidemment sur la traduction française qui ne rend peut-être pas hommage au talent de l’auteur ; mais je ne peux pas en juger. Mes propos ne sont donc valables que pour la dite traduction (signée Corinne Atlan).La quatrième de couverture annonce : « C’est cruel, beau, cru. » Mouais. Je n’ai, personnellement, pas trouvé ça beau. Cru, oui parfois, et c’est même un peu « choquant » dans le sens où j’ai eu l’impression que ça n’allait pas avec ce qui était autour, pas dans le sens où lire « pénis » et « vagin » me gêne. J’ai parfois décroché lors de certains passages descriptifs et certains dialogues m’ont semblé répétitifs d’une situation à une autre.En revanche, l’alternance de point de vue d’un chapitre à l’autre (on suit alternativement la quête de Kafka et celle de Nakata) m’a plu. C’était même un bon moyen, parfois, de me pousser à lire un chapitre sur Kafka, par exemple, pour avoir la révélation attendue au sujet de Nakata… Grâce à ce rythme, j’ai quand même réussi à avancer plus ou moins vite. Autre petit point positif : certains dialogues entre les personnages, mettent en avant des questions « philosophiques » ou nous apprennent pas mal de choses intéressantes sur diverses choses, sur le caractère exécrable de Beethoven, par exemple. Malheureusement, ces deux derniers points ne sont pas assez importants pour me faire changer d’avis.Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas pris plaisir à ce style « contemplatif » qui « fait appel à notre souplesse et à notre ouverture »… A croire que j’ai l’esprit fermé, moi qui m’étais toujours félicitée de ma tolérance et de ma curiosité. Je pense que je ne suis pas particulièrement faite pour la littérature japonaise. « Ce conte initiatique, moderne et onirique » ne m’a nullement fait rêver, et je le regrette sincèrement.J’aimerais adoucir mes propos en terminant sur une note positive mais je n’en vois pas. Je terminerai donc en répétant ma frustration et ma déception et en rappelant que cet avis n’engage que moi…

DameMeli
23/04/11
 

Nous suivons dans ce livre la fugue/parcours initiatique de Kafka Tamura, adolescent de 15 ans qui ne supporte plus sa vie à Tokyo, et la fuite vers le Shikoku (sorte de département japonais) d'un vieux délirant qui parle aux chats. C'est un très beau livre, et j'aime beaucoup Murakami. Toutefois, je dois bien avouer que je n'ai pas tout compris : le bizarroïde est extrêmement poussé dans cet ouvrage, l'imaginaire prend le pas sur la réalité, sur le réaliste. Je suis peut-être trop terre à terre, et le livre trop symbolique, trop "métaphorique", mais malheureusement il y a beaucoup de choses qui m'ont échappées.

Alexandraaa
03/01/11
 

Rien que le nom vous intrigue.J'ai été envouté par ce magnifique récit qui d'ailleurs ne me surprend pas venant de Murakami.Un merveilleux mélange entre la poésie et l'irréel, où les évènements sont surprenants !On s'attache facilement aux personnages et ce livre - après l'avoir refermé - nous fait vraiment réfléchir.Une expérience à vivre. S.

Akii1997
18/12/10
 

C'est un très bon livre grâce auquel le dépaysement et la poésie sont garantis. Le titre intrigue déjà et invite au voyage. L'action se déroule au Japon et fait cohabiter la réalité et le rêve. On y trouve naturel que les chats parlent et que des personnages fantastiques apparaissent à chaque coin de page. Ce livre donne envie de découvrir les autres ouvrages écrits par Haruki Murakami.

un flyer
01/09/10

Un roman onirique, absurde comme un rêve. On se laisse emporter par l'histoire, et tant pis si on ne comprend pas vraiment tout. Les personnages sont attachants, l'écriture légère pour aborder des questions profondes : la mort, l'amour, le souvenir, le temps, le pardon. Une lecture vraiment agréable. JK

thetys258
02/08/10
 

J'avoue ne pas avoir tout compris de ce livre,mais c'est peut-etre cette part de mystère que j'aime.Rêve et réalité se mêle,on se laisse guider par l'auteur au fil des pages.D'ailleurs je suis rentrée très facilement dans l'histoire bien que l'absurde soit très présent.Ce livre nous plonge au plus profond de notre âme,en effet Haruki Murakami nous fait réfléchir sur divers sujet:la mort,l'amour,l'imagination,la liberté,la guerre...Il y a également de nombreuses références litteraire,cinematographique,musicale,philosophique,historique...

Amethyst
14/06/10
 

Quel lien unit « Kafka » Tamura, le narrateur, adolescent de quinze ans qui fugue de son foyer, et Nakata, un vieil homme un peu simplet qui, depuis un événement mystérieux de sa jeunesse, possède des pouvoirs surnaturels, comme parler aux animaux ou… faire pleuvoir des poissons ? Voilà le sujet de l’œuvre la plus célèbre de Haruki Murakami, Kafka sur le rivage. Un roman aux multiples facettes où sans cesse s’entremêlent gravité et légèreté, rêve et réalité. Difficile de classifier un tel ouvrage, puisque s’y côtoient poésie, suspense, mystère, fantastique et humour, bref un cocktail détonnant. Sans parler de l’imagination débordante de l’auteur, son sens du dialogue, et son habileté à rendre attachants les protagonistes (Nakata en première ligne, mais également Oshino, son compagnon de voyage, et bien entendu Kafka, le narrateur). Le style épuré et hypnotique de Murakami fait merveille, et la lecture devient au fil des pages plus apaisante. Rares sont les écrivains qui parviennent à créer un univers si singulier. Un seul mot pour qualifier Kafka ? Unique, tout simplement.

Nico17
04/05/10
 

J ai été seduite par ce livre qui nous propose un voyage hors du temps. Très belle écriture, je l ai litteralement dévoré. Il m avait été conseillé par ma libraire que je remercie. Car je me tourne plus facilement vers les thrillers et autres polars; elle m as fait vivre un vrai beau moment de lecture macoeur

macoeur
29/04/10
 

Pur joyauil y aurait tant à dire sur cet ouvrage où il n'y a pas un mot en trop que je ne préfère pas me lancer dans une analyse baclée et sans intérêt. à lire absolument et à relire aussi, un peu plus tard...

lilicrapota
06/01/10

Envoûtant En suivant les pas du jeune Kafka, c’est pour un voyage initiatique que nous embarquons. Un voyage où le surnaturel côtoie le réel, où la métaphore scande le récit. Jamais l’on ne s’égare dans ce roman au style fluide, qui nous fait traverser les épreuves d’un adolescent et prendre une route insolite aux côté d’un vieillard. Fantasque ou philosophique, tout se tient dans cette histoire envoûtante. Plus qu’un roman sur l’apprentissage, Kafka sur le rivage est un roman onirique.

Coup de coeur Kafka Tamura décide, le jour de ses 15 ans, de fuir son domicile pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcé contre lui.Ailleurs, toujours au Japon, Naka, vieil homme simple d'esprit, prend la route lui aussi, obéissant à un appel impérieux.Au bout d'une longue odyssée faite de rencontres extraordinaires, leur destin vont converger...Un merveilleux récit initiatique.

Original L'intrigue est préservée jusqu'au bout, les personnages attachants et le style poétique. C'est très original, à la fois philosophique et imaginaire.

Format

  • Hauteur : 22.60 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.71 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : CORINNE ATLAN

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