L'abbaye de northanger

AUSTEN, JANE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/09/04
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

«Alors que vers la fin du XVIIe siècle le roman noir semait ses naïves terreurs dans les foyers anglais, Jane Austen, née en 1775 et qui écrit depuis l'âge de douze ans, ne s'intéresse ni à l'histoire ni à la politique ni aux fantômes. Elle n'a de goût que pour la vie - la vie telle qu'un oeil acéré peut en surprendre les manèges dans un salon, voire une salle de bal où les jeunes gens dansent, tandis que leurs parents évaluent rentes et dots. [...] Dans ce chef-d'oeuvre, qu'elle a remanié en 1815, Jane Austen, sans doute l'un des esprits les plus implacablement satiriques de toute la littérature, traite sa protagoniste non comme une créature de chair et d'os, à l'instar de tous les romanciers, mais bel et bien comme une héroïne
de roman égarée au milieu de conjonctures qui, par rapport aux habitudes du genre, la rabaissent aux yeux du lecteur. Et c'est avec une allégresse féroce que Jane Austen nous la montre se comportant, à la moindre occasion, en référence à son livre de chevet, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, publiés en 1794, juste avant qu'elle ne commence elle-même L'Abbaye de Northanger. Ainsi parodiait-elle le roman gothique et ses candides lecteurs, promis aux mêmes déboires que Don Quichotte intoxiqué par les ouvrages à la gloire de la chevalerie. Et ainsi, du même coup, annonçait-elle et énonçait-elle l'idée qui serait plus tard au coeur de la modernité, et selon laquelle la vie finit toujours par imiter l'art.»
5 personnes en parlent

Franchement pas le meilleur de Jane Austen, ce roman se laisse quand même lire facilement. On retrouve un cynisme et une ironie à peine cachée. Certaines scènes posent très nettement une critique sur la société de l'époque où les parents, se souciant peu des sentiments de leur progéniture, cherche le futur ou la future épouse qui accroitra le mieux leur influence et leur richesse. À part cela, ce livre est un peu longuet, limite ennuyeux. Ne surtout pas commencer par celui-là si on a jamais lu Jane Austen.

Lithodora
17/11/10
 

Publié après la mort de Jane Austen, ce roman est le troisième de la romancière anglaise, après Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés.L'abbaye de Northanger se présente d'emblée comme une parodie des romans gothiques de l'époque, notamment ceux d'Anne Radcliffe, caractérisés par une prédilection pour le mystère et le sentimentalisme dans des décors effrayants (château hanté, cimetière, etc.) d'où le titre du roman. P. 236 « Aussi charmants que fussent les ouvrages de Mme Radcliffe, et même aussi charmants que fussent les ouvrages de tous ses imitateurs, ce n'était peut-être pas dans ces livres qu'on pouvait espérer trouver une exacte représentation de la nature humaine, du moins telle qu'elle existait dans les comtés du centre de l'Angleterre. » Mais paradoxalement, ce roman est l'occasion de défendre le genre romanesque et la profession de romancier, sous-estimée à l'époque : « Nous constituons une profession outragée. Bien que nos productions aient procuré à leurs lecteurs un plus grand plaisir que celles de toute autre corporation littéraire au monde, aucun genre n'a été autant décrié. » (p. 49)Encore une petite déception ce mois-ci ; ce roman, sans être désagréable, ne m'a pas transportée comme Orgueil et préjugés. Le titre, inscrit en caractères gothiques sur la couverture, laissait présager une dimension plus mystérieuse, de celle des romans d'Anne Radcliffe justement, que Jane Austen s'amuse à égratigner gentiment. Or, l'abbaye de Northanger n'apparaît d'ailleurs qu'à la page 166 de mon édition et ne tient pas toutes ses promesses à mon goût. Bref, je m'attendais à lire un roman gothique là où justement l'auteur en montre les ridicules.L'héroïne, Catherine Morland, comme bien des héroïnes de Jane Austen, part à la découverte des subtilités de la vie mondaine et des méandres amoureux lorsque ses voisins, les Allen, lui proposent de les accompagner à Bath. Elle lit avec avidité Udolphe d'Anne Radcliffe et envisage de fait la vie sous un jour très romanesque, quêtant partout le mystère, les secrets et les destins brisés. Elle y fait alors la connaissance d'Isabella Thorpe, une coquette écervelée et de son insupportable frère, John, mais également celle d'Eleanor Tilney et de Henry, son charmant frère. Tous deux sont malheureusement affublés d'un père tyrannique, pompeux et ridicule.Si on retrouve ce qui fait le charme de Jane Austen, la quête amoureuse, l'hostilité des nantis à l'égard de la gentry terrienne, les mêmes types de personnages (l’héroïne sympathique, la coquette, le séduisant capitaine, la voisine inconsistante qui ne s'intéresse qu'aux mondanités...), le manque de caractère d'Henry et le manque d'action m'ont empêchée d'adhérer à l'histoire. D'autre part, l'ironie omniprésente ne m'a pas permis de m'identifier aux personnages ni de m'attacher à eux.J'aurai peut-être plus de chance avec Lady Susan qui m'attend sagement dans ma bibliothèque...

LeCottagedeMyrtille
08/11/12
 

Un petit bijou que ce livre de Jane Austen, je ne suis pas loin de penser que c'est son chef d'œuvre. Le portrait de Catherine Morland est savoureux, mordant, ironique... c'est un livre relativement moderne par son impertinence, il nous prouve à quel point Jane Austen était un esprit en avance sur son temps. A lire absolument si l'on veut découvrir l'immensité de son talent.

Valsette
30/01/12
 

Déjà, ne lisez surtout pas cette quatrième de couverture, qui raconte presque tout de l'histoire jusqu'au-delà de la 200ème page. C'est mon seul et unique reproche à ce livre, il faut dire, tant je l'ai adoré du début à la fin et dévoré en quelques heures seulement!Il faut dire que, déjà, ce livre est superbe avec pour illustration de couverture un tableau de Marcus Stone, même s'il a été peint après l'époque de Jane Austen. Le livre en tant qu'objet est d'excellente qualité (on dirait qu'il sort juste de l'imprimerie alors que je ne l'ai pas lâché avant de l'avoir fini!), c'est un format poche très pratique à lire et, ce, partout, sûrement aussi parce qu'il est doté d'une police d'écriture de taille moyenne qui ne fatigue pas les yeux.Notez au passage que plusieurs illustrations de passages du livre sont insérées entre les pages, au niveau, justement, des passages qu'elles illustrent, c'est un petit bonus non négligeable. ... ... ... Blogueuse de http://apologie-d-une-shopping-addicte.over-blog.com.

platinegirl
30/08/11
 

Après ma lecture du roman d’Ann Radcliffe (L’italien et le confessionnal des pénitents noirs), j’étais fin prête pour entamer la lecture de L’Abbaye de Northanger de Jane Austen. Paru de façon posthume en 1818, ce roman ne fait pas parti des plus connus des romans de Jane Austen. Ce roman est composé en deux parties distinctes : une première qui entraîne l’héroïne, Catherine Morland, à Bath, ville de bains bien connue des lectrices de notre romancière anglaise. Là, elle fait la connaissance d’Isabella Thrope, mais aussi de Henry Tilney, jeune homme charmant, et de la soeur de celui-ci. Dans une deuxième partie, invitée par M. Tilney père, elle se rend à l’abbaye de Northanger, bâtisse ancienne dans laquelle Catherine se prend pour une héroïne des romans gothiques d’Ann Radcliffe.Si j’avais été quelque peu déçue par Raison et Sentiments, je dois avouer que ce roman m’a transportée. Les pages se sont tournées allègrement et facilement. Mais ce roman n’est pas un roman austiennien comme les autres. Il y a, me semble-t-il une réflexion sur le roman, et notamment à travers une réflexions sur les romans gothiques très en vogue à l’époque de l’écriture de L’Abbaye de Northanger. Rappelons que Les Mystères d’Udolpho, d’Ann Radcliffe, paraît en 1794 au moment même où Austen entame l’écriture de son propre roman!Dès le début Austen crée un style particulier qui rompt l’illusion romanesque :Et maintenant je peux envoyer mon héroïne au lit (p.111)ou encore :je dois avouer que son amour provenait de rien d’autre que d’un sentiment de reconnaissance. En d’autres termes, la seule raison à l’origine de son intérêt pour elle avait été la conviction qu’elle avait un faible pour lui. Voilà qui est nouveau dans un roman, je le reconnais, et qui porte une terrible atteinte à la dignité de l’héroïne (p.286)A ce procédé, elle adjoint une défense du roman :Oui, des romans; car je refuse de suivre cette coutume mesquine et maladroite, si répandue parmi les romanciers, qui consiste à dénigrer par une censure méprisante les oeuvres dont ils contribuent eux-mêmes à accroître le nombre. Ceux-là vont jusqu’à rejoindre le clan de leurs pires ennemis pour proférer à l’égard de tels écrits les condamnations les plus sévères et à n’autoriser presque jamais leur héroïne à les lire. S’il lui arrive par mégarde d’ouvrir un roman, celle-ci ne manque jamais de le feuilleter avec dégoût. Hélas! Si l’héroïne d’un roman ne peut pas être défendue par l’héroïne d’un autre, de qui peut-elle espérer protection et respect? Voilà ce que je ne peux approuver. Laissons aux critiquees littéraires le soin de dénigrer à loisir “ces produits de l’imagination” et, à la parution de tout nouveau roman, celui de parler en formules rebattues de ces inepties qui font à présent gémir la presse. Ne nous abandonnons pas les uns les autres. Nous constituons une profession outragée…. (pp.48/49)Ces remarques nous forcent à reconsidérer ce roman sous un autre jour. Certes Austen écrit là un roman austennien, mais va plus loin en démontant également son art romanesque. Le fait de faire de Catherine Morland une lectrice assidue d’Ann Radcliffe nous pousse à nous interroger sur notre rôle de lectrice de roman, et notamment de romans de Jane Austen. Austen, romancière du sentiment, parle à plusieurs reprises de Radcliffe, romancière du terrifiant et du fantastique. Elle fait de son héroïne une jeune fille naïve, influée par ses lectures, et ne sachant appréhender la réalité des relations humaines, des mesquineries, des sous-entendus des relations sociales. Tout en créant une héroïne à l’imagination fertile, Austen ne se dépare pas de sa défense du roman : il semble y avoir une volonté générale de décrier le talent des romanciers, de sous-évaluer leur travail et de dédaigner des ouvrages qui n’ont à leur crédit que le génie, l’esprit et le bon goût (p.49).La place de cette réflexion dans l’économie du roman (soit dès les trente premières pages du roman) est intéressante à considérer alors même que les références aux romans de Radcliffe sont nombreuses. Je ne crois donc pas de Jane Austen fasse une critique des romans de Radcliffe, bien au contraire, elle cherche à montrer la diversité des romans féminins. Le fait que M. Tilney fils aime également les romans de Radcliffe en est pour moi une preuve, une reconnaissance de la littérature féminine. Finalement, dans son roman, elle fait la preuve de ce qu’elle affirme dans sa longue digression sur la défense du roman : Si l’héroïne d’un roman ne peut pas être défendue par l’héroïne d’un autre, de qui peut-elle espérer protection et respect? (p.48)L’abbaye de Northanger est donc un roman dans le pur style de Jane Austen, mais va plus loin dans une réflexion aboutie sur le roman anglais féminin !

George72
18/12/09
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : PIERRE ARNAUD

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