L'africain

LE CLEZIO J M G

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/09/05
LES NOTES :

à partir de
6,50 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père,
à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. » J.M.G. Le Clézio.
7 personnes en parlent

Livre à la mémoire du père de l'auteur, médecin en Afrique, qui dévoile à la fois les souvenirs de Le Clézio et la vie de son père parcourant les contrées les plus reculées d'une partie de l'Afrique (Nigéria). Rencontre avec un personnage sévère et autoritaire, souffrant de ne pas "profiter" de sa famille et de ne pouvoir accomplir son travail au mieux, croisant la misère sans y remédier vraiment.C'est aussi un livre qui montre le dégoût de ce père pour les colonisateurs; qui souligne la différence des cultures, marquée également chez les enfants, qui n'ont pas forcément les mêmes jeux qu'ils soient blancs ou noirs.Les photos qui illustrent le livre permettent aussi d'ancrer le texte dans le temps; on se dit que cette Afrique a aujourd'hui en grande partie disparue. Maltese

Maltese
20/01/09
 

On retrouve dans ce petit livre tout le sel et l'ambiance contenus dans un autre opus de l'auteur: Onitsha. L'Afrique, et plus particulièrement le Nigéria du début du siècle devient l'Eden perdu, le continent qui a rendu heureux un couple puis une famille entière, pour finalement les laisser à l'abandon. Le Clézio raconte la vie de ce père qu'il n'a véritablement connu qu'à partir de huit ans. Médecin de brousse, passionné de territoires vierges, anti- colonialiste, il a rêvé de l'Afrique pour la quitter à contre coeur, une fois à la retraite. Cependant, ce paradis peut devenir le "purgatoire" lorsqu'on évoque ses insectes, ses maladies, ses famines, ses peuples qui s'affrontent à coups de machettes. Mais ce continent semble vous happer, vous retenir, pour vous lâcher une fois qu'il aura vider toute votre énergie et vos illusions... Lire Le Clézio c'est d'abord lire une ambiance, sentir un doux ronronnement derrière votre oreille...Vous avez l'impression de courir avec lui petit, pieds nus sur les terres rouges africaines, de jouer avec les petits autochtones, de visiter ces paysages immenses. de plus, ce livre est agrémenté de photos personnelles magnifiques de l'époque, qui complètent superbement ce que les mots n'arrivent pas à exprimer. Vous comprendrez donc que c'est un livre précieux pour celui avide de connaître notre Prix Nobel de littérature et SA vision de l'Afrique. vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Chaque année, la même question taraude les professeurs de français : quels livres faire étudier à leurs élèves ? Voilà des années que nous cherchons avec ma collègue des idées en matière d’autobiographie. Le genre est certes riche, mais lorsqu’il s’agit de dénicher une oeuvre accessible à des troisièmes tout en conservant un texte de qualité, l’exercice n’est pas aisé. Je crois que nous sommes enfin parvenu à trouver le Graal avec Le Clézio ! J’aime quand mes collègues me mettent de bons livres entre les mains !Dans ce petit ouvrage rédigé en à peine deux mois, le prix Nobel 2008 revient sur son enfance passée en Afrique de l’Ouest, au Nigéria pour être précis, après avoir quitté Nice, sa ville natale, pendant la guerre. L’enfant, âgé alors de huit ans, vit dans une case avec sa mère, son frère et son père. Ou plutôt, avec l’idée de ce dernier, médecin militaire qui passe davantage de temps à parcourir le territoire et à sauver la vie d’inconnus que de s’occuper de sa famille. Pour le petit Le Clézio, l’Afrique est synonyme de liberté mais aussi de violence et d’incompréhension avec un père pour qui la discipline vaut mieux que la parole. Voilà sans doute pourquoi l’auteur a longtemps rêvé que c’était sa mère l’africaine, figure douce et aimante, celle avec qui les règles n’existaient pas en l’absence de son mari.Avec une écriture simple mais très intense, Le Clézio parvient à nous faire voyager non seulement dans son enfance mais aussi dans cette Afrique dont on ressent vivement chaque odeur, chaque saveur et où joies et malheurs sont intimement liés. Peu à peu, ce n’est plus seulement de lui que nous parle l’auteur mais de son père, de ses racines, de ce qui l’a fait devenir l’homme qu’il est devenu. Ce livre, au-delà de l’autobiographie, est sans doute à lire comme un hommage à son père avec lequel il a eu tant de difficultés à communiquer. En partant en quête de lui-même, ce n’est pas seulement l’enfant qu’il était mais celui qui lui a donné vie qu’il a rencontré. Je crois que les mots de l’auteur lui-même résumeront bien mieux que moi son oeuvre.

Naurile
19/09/14
 

Cet ouvrage de le Clézio n’est pas à proprement parler un roman. Publié dans la collection « Traits et portraits » au Mercure de France, cet ouvrage relate l’enfance de Le Clézio, et présente rapidement les liens particuliers qui le rattachent au continent africain. Mais si l’auteur raconte son aventure avec l’Afrique, son arrivée sur ce continent auprès de son père médecin au Nigéria après une enfance passée à Nice, l’Africain du titre ne se rapporte pas à lui, mais bien à la figure paternelle, centrale dans cet ouvrage.Issu d’une famille mauricienne contrainte de quitter ce paradis originel, son père arrive en Angleterre où il poursuit ses études de médecine. Ne s’acclimatant pas à la vie occidentale, il utilise le premier prétexte venu (une sombre histoire de carte de visite) pour fuir Southampton et s’installer en Guyane britannique. Ce sera pour lui le début de la pratique médicale dans des contrées reculées, auprès de populations peu habituées à rencontrer des blancs. Cette pratique se poursuivra de manière encore plus solitaire au Nigéria, à la limite de la frontière avec le Cameroun. Il se rend dans des zones récupérées par la Grande-Bretagne suite à la défaite allemande de 1918 et qui ne figurent qu’approximativement sur les cartes d’état-major de l’époque. Dans ces villages, il est accueilli comme un roi. Il est également confronté aux coutumes locales, aux violences, aux meurtres et aux suppositions de cannibalisme qu’il entend mais qu’il ne pourra jamais attester Surtout, il conserve de son passage en Afrique un fort ressentiment envers la politique coloniale qui a cours à cette époque. La violence des blancs envers les noirs le choque. Il assiste depuis Nice, où il s’est installé, au conflit du Biafra, sur les lieux qu’il a fréquentés en tant que médecin. Les images de la guerre sont par ailleurs les seules reçues par l’Occident de ce territoire, dans lequel les pays producteurs d’armements ont pu faire affaire avec les pouvoirs locaux.De l’expérience de son père, et de ses séjours en Afrique enfant, où il s’amusait à détruire les habitats des termites, Le Clézio conserve un souvenir fort qui sera la matrice de sa vie future, en tant que citoyen mais également en tant qu’écrivain. L’Africain permet donc d’appréhender les choix d’écriture de celui qui est souvent présenté comme un voyageur insatiable et un écrivain monde.

Yohan59
21/11/12
 

Premier contact avec Le Clézio et je ne sais qu'en penser... D'un côté, on devine qu'écrire ce livre a été important pour lui. D'un autre, je suis restée "en dehors" de l'histoire. J'ai eu le sentiment que l'auteur écrivait pour lui-même et que je n'avais rien à faire là.Il n'en reste pas moins que son propos sur une Afrique disparue est intéressant.Dommage que les photos ne soient pas correctement insérées par rapport au texte. Il faut se référer à la table des illustrations en fin d'ouvrage pour avoir les légendes.

mycupoftea
20/10/12

Pour découvrir Le Clézio Une écriture lumineuse, précise, poétique. Ce petit ouvrage très soigné dans sa forme, ponctué de photographies provenant des archives dde l'auteur, permet d'aborder "en douceur" l'oeuvre de JMG Le Clézio.

Beau et triste L'émotion de cet enfant qui découvre son père à l'âge de huit ans dans un autre pays. Un père sévère, autoritaire, qui a beaucoup souffert et qui a vu la souffrance auprès des malades qu'il a soigné. Magnifique livre.

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.16 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition