L'age d'homme / de la litterature consideree comme une tauromachie

LEIRIS, MICHEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/08/73
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Dans la période de grande licence qui suivit les hostilités, le jazz fut un signe de ralliement, un étendard orgiaque aux couleurs du moment. Il agissait magiquement et son mode d'influence peut être comparé à une possession. C'était le meilleur élément
pour donner leur vrai sens à ces fêtes, un sens religieux, avec communion par la danse, l'érotisme latent ou manifesté, et la boisson, moyen le plus efficace de niveler le fossé qui sépare les individus les uns des autres dans toute espèce de réunion.
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Paru en 1939, "L'âge d'homme" est, davantage qu'une bibliographie, une sorte de portrait que Leiris livre à son lecteur.L'auteur a alors trente-quatre ans et ne prend aucun détour pour se décrire: il se dépeint de manière directe, sans concession à son égard. On a droit à de multiples souvenirs, décrit de manière minutieuse, et qui sont autant de briques qui ont permis de construire l'individu Leiris.En même temps, on semble assister à l'élaboration de cet édifice en train de s'écrire, l'auteur prenant à plusieurs reprises le lecteur comme témoin.Tout au long de sa vie, Michel Leiris poursuivra ce travail autobiographique, notamment avec les quatre volumes de "La règle du jeu".Un ouvrage qui fait date en ce qu'il est fondateur d'une écriture autobiographique qui ne cache rien, livre tout entier la vie et la personnalité du rédacteur. Maltese

Maltese
08/10/09
 

Leiris a 34 ans et vient de terminer une psychanalyse lorsqu’il commence à écrire L'Âge d'homme.Après avoir décrit certains traits de son physique et de son comportement, il entreprend d’esquisser ce qu’il nomme une « métaphysique de l’enfance » en rassemblant les faits qui ont jalonné jusqu'alors son existence.En posant la question du rapport entre idée et image, souvenir et imagination, il mesure combien l’influence d’une statuette, d’une gravure, d’un évènement, si anodin soit-il, peut influencer la conscience et modeler durablement la perception.Cette minutie va révéler ses aspirations aussi bien que ses obsessions, qu’il expose en même temps qu’il explore par le biais de thématiques. Son approche du corps, de la vieillesse et de la mort, de l’infini et du fini, du tragique et de l’antique, du mythologique en somme, va s’axer autour de deux figures de femmes : Lucrèce et Judith.Ces figures, qui constituent en réalité des archétypes, il va les trouver incarnées en Kay et, après avoir introduit une caractérisation jusque là absente du récit, parvenir à les définir : « Je reste prisonnier de cette alternative : le monde, objet réel, qui me domine et me dévore (telle Judith) par la souffrance et par la peur, ou bien le monde, pur phantasme, qui se dissout entre mes mains, que je détruis (telle Lucrèce poignardée) sans jamais parvenir à le posséder. »Il cherche alors le moyen de se tenir debout face à la l’humaine condition qui est la sienne « comme devant le taureau se tient le matador ». Ce moyen ce sera l'écriture qui, seule, peut lui permettre de se libérer mais qui, dans le même temps, ravive par la confession la culpabilité née de l'oedipe et de l'éducation et, avec elle, le désir d'être puni ou absous. Ainsi cette mise à nu se termine-t-elle sur un rêve ambigu où il conseille de se faire un mur « à l'aide du vêtement ».Dans l’introduction de la présente édition, intitulée « De la littérature considérée comme une tauromachie », tentant d’éclaircir son projet Leiris déclare « faire un livre qui soit un acte, tel est en gros le but qui m’apparut quand j’écrivis L'Âge d'homme » c'est-à-dire « mettre en lumière certaines choses pour soi en même temps qu’on les rends communicables à autrui». Dix ans après, avec le temps et la guerre, c'est ce désir d'être « authentique » qui prévaudra et qu'il poursuivra dans les quatre tomes de la Règle du jeu.L'Âge d'homme est un livre essentiel pour aborder et comprendre l'oeuvre de Leiris en particulier, mais aussi, plus généralement, pour saisir les enjeux de l'introspection et la dimension cathartique de l'écriture autobiographique. http://ericdarsan.blogspot.com/

Darsan
12/11/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.13 kg