EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/09/84
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SYNOPSIS :

« Dans L'Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière danstous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l'incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s'approche d'une petite Blanche de quinze ans qu'il va aimer. Il faut lire les plus beaux morceaux de L'Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui
sont les subtils secrets de l'écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l'art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois capable de saisir toutes les nuances, d'aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. Un extrême réalisme (on voit le fleuve, on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêvée, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d'une formidable efficacité. À la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode. » François Nourissier (Le Figaro Magazine, 20 octobre 1984).
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"L'Amant", c'est LE fabuleux roman autobiographique de Marguerite Duras, l'un des récits d'initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit."L'Amant" relate la relation entre la narratrice, jeune fille blanche de 15 ans, et un riche Chinois du double de son âge. Dans l'Indochine coloniale de l'entre deux guerres, leur histoire est empreinte de transgression car tout les oppose : la situation sociale et ethnique, la différence d'âge... Cette aventure amoureuse, sublimée par un environnement extraordinaire, ne pourra survivre : la jeune fille repartira en France et cet amour restera en suspens...Mais "L'Amant" n'est pas qu'une histoire d'amour inaboutie. En effet, derrière la trame de cet amour au goût d'inachevé et teinté de mélancolie, Marguerite Duras offre un récit à plusieurs niveaux de lecture : elle évoque en filigrane la violence et la douleur de son histoire familiale (la brutalité du frère aîné, l'amour mais aussi l'insuffisance de la mère, l'adoration pour le petit frère et la douleur de sa perte) et, déjà présente, l'envie d'écrire.Pourtant cette histoire, Marguerite Duras ne la mettra par écrit qu'à l'âge de 70 ans, 55 ans après... C'est le temps qu'il lui faudra pour accéder à elle-même et révéler enfin les sentiments que lui inspira le jeune Chinois, et révéler aussi les liens difficiles qui l'unissaient à sa mère et à ses frères.Malgré tout, malgré l'utilisation du "je" qui laisse entendre la voix de l'auteur, on ne peut assimiler pour autant ce roman à une pure autobiographie. En effet dans son livre Marguerite Duras ne semble pas avoir la volonté de réalité, ainsi son imagination se mêle à sa mémoire. La narration est "éclatée" : elle papillonne en suivant le cours décousu des pensées et souvenirs de la narratrice, elle oscille entre passé et présent, elle utilise l'ellipse et la suggestion autant que la redondance, certains moments étant tus ou à peine évoqués quand d'autres anecdotes sont racontées plusieurs fois, un souvenir se reliant à l'autre parfois par une simple association d'idées.Si ce style décousu peut déconcerter, moi il m'a enchantée, tout comme m'ont émerveillées la langue pure et la formidable efficacité de l'écriture, très poétique, et basée sur l'économie du mot. Un peu moins de mots, un peu plus de silence, Marguerite Duras excelle dans l'art de l'épure, l'évocation faite à mi-voix qui laisse place à l'imaginaire pour combler les silences de son récit. Enfin, pour en revenir au "sujet", Marguerite Duras conjugue aussi avec beaucoup de finesse la pudeur et l'impudeur dans son évocation de la découverte du plaisir physique.Bref, bien plus qu'un roman, ce livre est un envoûtement...

Kara
01/03/09
 

Souvenirs de jeunesse Marguerite Duras raconte, dans ce roman devenu un classique de la littérature (Prix Goncourt 1984), l’amour sincère qui l’unissait dans son adolescence à un chinois. Dans l’Indochine des années 30, cette relation est très mal perçue: différence de classe sociale, d’âge et d’origine. L’initiation amoureuse devient alors compliquée alors qu’elle est si authentique. Plus qu’un témoignage amoureux, c’est toute une remise en question personnelle mais surtout familiale qui émane de ce récit. En effet, elle évoque aussi avec beaucoup de pudeur la violence de son frère aîné, l’amour pour une mère indifférente, mais également la douleur de la perte de son jeune frère. Dans un style franc, épuré et tendre à la fois, Duras nous offre un texte magnifique d’une grande sensibilité, empreint de poésie, délicieusement envoûtant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Souvenirs de jeunesse Marguerite Duras raconte, dans ce roman devenu un classique de la littérature (Prix Goncourt 1984), l’amour sincère qui l’unissait dans son adolescence à un chinois. Dans l’Indochine des années 30, cette relation est très mal perçue: différence de classe sociale, d’âge et d’origine. L’initiation amoureuse devient alors compliquée alors qu’elle est si authentique. Plus qu’un témoignage amoureux, c’est toute une remise en question personnelle mais surtout familiale qui émane de ce récit. En effet, elle évoque aussi avec beaucoup de pudeur la violence de son frère aîné, l’amour pour une mère indifférente, mais également la douleur de la perte de son jeune frère. Dans un style franc, épuré et tendre à la fois, Duras nous offre un texte magnifique d’une grande sensibilité, empreint de poésie, délicieusement envoûtant.

Je l'ai lu il y a longtemps et je n'ai pas aimé l'écriture de Marguerite Duras. C'était comme s'il fallait que cela sorte à tout prix. Peut-être que ce n'était pas le moment pour moi de le lire et que je devrais retenter. http://ramettes.canalblog

ramettes
13/10/13
 

Lu il y a longtemps: ce qui me reste c'est la relation amoureuse de Marguerite avec un chinois d'environ trente ans; elle a mis bien longtemps à le confesser! Je me souviens aussi de relations familiales tendues; M souffre de la préférence de sa mère pour son frère berthe

afbf
25/11/12
 

Marguerite Duras se souvient. Elle se souvient de sa vie en Indochine, avec une mère distante, qui aimait son frère beaucoup plus qu’elle. Avec un petit frère aimé mais délaissé par les autres, décédé trop vite. Surtout, elle se souvient de l’histoire d’amour vécue à quinze ans et demi avec son amant, un chinois de Cholen. Plus agé qu’elle, il a été l’homme qui a éveillé ses sens, qui lui a permis de sortir du milieu familial et du carcan scolaire où elle était vu comme la blanche d’une communauté asiatique.L’amant est un roman difficile à résumer. Sa dimension autobiographique est évidente, notamment lorsque Marguerite Duras évoque la plantation achetée par sa mère (thème d’Un barrage contre le Pacifique) ou la déportation de son mari (La douleur). Mais outre ce balaiement d’une partie de son œuvre par les thèmes qui l’irriguent, ce roman est surtout l’occasion de plonger dans les blessures intimes d’une adolescente, blessures qui seront à la base de la construction de la personnalité de l’auteur.Les relations difficiles avec sa mère, et encore plus celles avec son frère, cet escroc à la petite semaine à qui sa mère passe tout, sont au cœur de l’identité de Duras. Mais aussi la difficulté à s’adapter à ce pays indochinois, où elle est mal à l’aise. Blanche parmi les asiatiques ; elle qui veut devenir écrivain, alors que les autres nourrissent de toutes autres ambitions.L’écriture de Duras est précise, très évocatrice, notamment de ce paysage et du climat asiatique. Elle arrive à donner du souffle à ce récit étouffant et sensuel. Je retiens notamment le passage où elle parle d’Hélène Lagonelle, sa camarade blanche de l’internat, qu’elle tente d’initier aux plaisirs de la vie, mais dont elle sent vite la réticence.Malgré toutes ces qualités, je n’ai pas été complètement emballé par ce récit. C’est un travail personnel intense, qui a très certainement coûté beaucoup à l’auteur, mais je n’ai pas été constamment accroché par cette histoire. Certains passages sont marquants, la figure du grand frère est apeurante à souhait, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour adhérer sans réserve.

Yohan59
24/10/12
 

L'amant, c'est certainement l'un des livres les plus beaux et les plus tristes que j'ai pu lire. Tant de justesse dans les mots, de poésie, l'expressivité simple de quelque chose de fort, un amour qui n'est reconnu en tant que tel qu'une fois devenu impossible. A pleurer.

Arfirith
24/08/12
 

Marguerite Duras nous entraîne dans un tourbillon de beauté et de sensualité avec ce récit d'éveil aux sens et à l'amour. L'écriture y est concise, mais envoûtante; la narration quant à elle, se veut éclatée, insaisissable. Plusieurs voix se font entendre, d'une part celle de notre jeune protagoniste de 15ans, qui raconte sa vie à Saigon dans l'Indochine coloniale, entre une mère qui n'en est pas vraiment une, un grand frère tyrannique et inquiétant, et un petit frère effacé mais complice. Elle raconte la fuite nécessaire de ce milieu, ce besoin de se préserver et la libération par la jouissance que lui procure "le Chinois de Cholen", de 17 ans son aîné.On entend également la voix d'une narratrice omnisciente, qui n'est autre que la jeune fille mais de nombreuses années après, qui nous apporte un éclairage sur ses actes de jeunesse, se plaît à commenter avec le recul de l'expérience, ses propres sentiments et pensées, encore obscurs auparavant.Enfin, c'est aussi la voix de Marguerite Duras que l'on entend, dans ce récit largement autobiographique, où elle ne fait qu'un avec les deux précédentes narratrices, mais s'en distingue toutefois en prenant une certaine distance par rapport à ce qui est dit.En résumé, "L'amant" est un texte marquant, saisissant par son dénuement poétique, mais c'est aussi un texte qui n'est pas facile d'accès et qui demande que l'on se donne complètement à lui pour en saisir tout l'intérêt.

Mokona
02/06/11
 

J'avais lu ce livre dans mon adolescence mais n'en gardais pas un grand souvenir.J'ai donc repris cette lecture.Malheureusement, mon constat est toujours le même : je me suis ennuyée à mourir.L'histoire, très limitée, d'une adolescente découvrant le plaisir n'est pas très intéressante et permet surtout une évocation de souvenirs de jeunesse. Le tout est servi par un style embrouillé, les histoires de famille sont pénibles au possible et le "je" constant est très lassant.Donc, ce livre ne m'a pas du tout parlé.

Argantel
15/12/09
 

On ne peut pas le nier, l'Amant c'est LE livre qui a fait rentrer Duras dans l'histoire. Des milliers de vente, une adaptation au cinéma et tout le tralala !Pourtant, et pour avoir lu une très grande partie de l'oeuvre de Duras, il est loin d'être pour moi LE chef d'oeuvre de l'écrivain. Duras s'était d'ailleurs sentie dépossédée de son oeuvre lorqu'il avait été adapté en film et avait eu le besoin d'écrire "L'amant de la chine du Nord" ensuite pour corriger ce qui devait l'être.Effectivement l'Amant est un beau livre, on ne peut le nier mais ce n'est pas celui que je conseillerai en premier lieu à quelqu'un qui souhaiterai découvrir Duras.

Artsouilleurs
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 18.30 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.17 kg

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