L'amour humain

MAKINE, ANDREI

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/10/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Comment s'emparer de l'immense vent de folie qui aura traversé le vingtième siècle ? Peut-être en choisissant de s'arrêter sur un destin individuel, dont la tragédie solitaire accompagne les soubresauts d'un empire promis à l'éclatement : l'Union Soviétique. La vie de cet homme nommé Elias Almeida, le narrateur la croisera une première fois dans la forêt angolaise, où se joue une improbable révolution qui révélera bientôt sa face hideuse. Cette révolution dont Elias l'Africain sera le
dévoué serviteur, et qui signifie pour lui, idéalement, la possibilité d'un amour entre les hommes, auquel il continue de croire orgueilleusement, par-delà les champs de ruines et de cendres, et jusqu'à l'enfer final de Mogadiscio, guidé par les gestes d'une femme, Anna, rencontrée un jour de désespoir à Moscou dans « la senteur amère de la neige », et poursuivie jusqu'en lisière des camps, où elle lui fait entrevoir la grandeur de ceux qui n'ont jamais renoncé à leur humanité.
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Nous sommes en Angola et les voix de l’indépendance s’élèvent. Elias, encore enfant, voit mourir sa mère sous les coups des militaires. Plus tard, ayant lu Marx, il rejoint son père, partisan de la Révolution, dans l’est du Congo ; là il côtoie aussi Ernesto Guevara, l’homme et non pas la figure mythifiée qu’il deviendra après sa mort. Puis, ce sera Cuba, l’URSS ou il suit une formation de révolutionnaire professionnel. S’il est confronté au racisme et à la malveillance, il rencontre aussi des hommes généreux et solidaires lors d’un séjour de quelques jours à Sarma, village sibérien en compagnie d’Anna. Il vit un amour absolu (mais platonique) avec cette étudiante mais il y renonce, convaincu que sa vie doit être dédiée à la lutte pour construire « l’avenir radieux », pour que plus jamais une femme ne puisse avoir la clavicule cassée par la botte d’un soldat. Cet amour désintéressé sublime son combat car pour Elias, les Révolutions doivent aussi changer notre façon d’aimer, en faire autre chose qu’un « bref gigotement essoufflé » (p. 73). Elias est un personnage magnifique, qui a une foi inébranlable dans la Révolution, le marxisme et lorsqu’il s’aperçoit que les dés sont pipés, que les diamants, le pétrole et la libido guident les hommes, il s’obstine et poursuit la lutte jusqu’au bout, ne renonçant jamais bien qu’ayant perdu ses illusions sur l’espèce humaine. Il croise Anna à plusieurs reprises au détour d’un voyage en URSS ou au gré des mutations de son mari diplomate en Afrique et jamais leur amour ne faiblira, gardant sa pureté originelle.La vie d’Elias est racontée par un écrivain soviétique qui fut un temps prisonnier avec lui des rebelles angolais de l’UNITA. Le récit nous balade entre l’Afrique (Angola, Congo pour finir en Somalie), Cuba et l’URSS, jusqu’à la chute de l’Empire. Le ton de ce narrateur, est à la dérision, au cynisme, son regard est clairvoyant, et désabusé, tant sur la domination exercée par son propre pays que sur les hommes, avides de pouvoir et de richesses. Seul Elias échappe à son regard désenchanté et pour cause : voilà un homme qui toute sa vie reste fidèle à son idéal et ne se résigne jamais, malgré le désastre humain qu’entraîne le Grand Projet, jusqu’à Mogadiscio où il meurt comme il a vécu : de manière à la fois tragique et belle.

fabula
17/01/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.62 kg

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