L'ange sur le toit

BANKS, RUSSELL

livre l'ange sur le toit
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 01/09/04
LES NOTES :

à partir de
4,50 €

SYNOPSIS :

«C'était l'acte le plus bizarre, le plus imprévu que j'avais jamais accompli, et malgré le grand frisson de plaisir que j'en éprouvais, j'étais terrifié. Je n'avais aucune raison d'agir ainsi, j'y étais seulement contraint par une force intérieure.» Au bord d'une route qui traverse le continent, à la croisée des chemins de vie, hommes et femmes peuvent faire une rencontre inattendue, vivre un instant différent qui changera leur vision du monde. Les
personnages des nouvelles de Russell Banks reviennent sur ces moments particuliers où une petite entaille dans le quotidien pétrifié fut comme un embrayage, un détonateur. La jeune barmaid frappée par la foudre, l'homme d'âge mûr qui revient sur les lieux de son passé, les divorcés, les mariés, tous connaîtront un moment de grâce. Et si, au milieu de l'immensité de la complexité humaine, les êtres ne voulaient qu'essayer de se retrouver oe
2 personnes en parlent

Des nouvelles, dix exactement, (enfin 9 et un texte explicatif) qui ont toutes en commun de parler d’un instant où ça dérape, où un geste inexpliqué survient, ou une lancinante douleur éclot en quelque chose d’abouti, ou pas.Vann par exemple, se réveille un matin en pensant très fort à sa deuxième épouse. Ce sera son dernier jour à elle, et par un concours de circonstances improbable il sera mêlé à sa mort. Mais par sa présence, jusqu’au bout, il assumera malgré tout…Les personnages de Russell Banks sont tous un peu paumés, middle-classe souffreteuse qui nous fiche le vague à l’âme.Mais ils arrivent tous à très bien se faire comprendre, plaindre, aimer un peu, ou en tout cas ne peuvent pas laisser indifférents, je me surprends même à penser encore à certains d’entre eux, à chercher le pourquoi du comment bien des jours après ma lecture.Pour autant il faut aimer se placer dans ces sentiments ambivalents où le malheur d’autrui nous renvoie au sien propre. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
28/10/15
 

Russell Banks nous ouvre les portes de son Amérique, loin des lumières de la réussite sociale, de l'intégration réussie. Non ici, un pâle halo scintille au-dessus des personnages, un voile de mélancolie. Mélancolie de la situation, de la prise de conscience d'une existence au seuil de la limite du rêve et de la réalité, de la difficulté d'être eux- mêmes. Nostalgie face à l'inéluctabilité du temps qui fuit, face aux désastres de la vie, face au mal être. Russell Banks se fait le chantre des paumés, des laissés-pour-compte.La première nouvelle, qui est la seule à ne pas se situer aux États-Unis offre au lecteur les clés, comme si cette compréhension, cette prise de conscience ne pouvait survenir qu'en dehors de ce pays, par l'entremise d'un étranger.En rencontrant le Djinn, la vie du narrateur va prendre un nouvel éclairage, pour la première fois, il va se sentir aimé, il captera l'attention. Enfin, on l'aime sans raison particulière, mais en grimpant à son tour sur le toit l'implacable réalité lui fera face et il retournera dans une vie insipide et transparente aux yeux des autres.L'alcool, l'absence du père, la solitude, la résignation ainsi que la perte, disparition douloureuse, perte de l'amour ou de la vie, du sens de l'existence sont mis en exergue dans ces nouvelles. Les personnages exsudent leur vague à l'âme au quotidien, chacun semble au croisement de sa vie, face aux abîmes de leur passé, le regard empli de tristesse en contemplant leur vie volée, l'amour jamais comblé, le bonheur parfois si près mais qui à force de mensonge a fini par les quitter, car leur vie n'est que mensonge. Mensonges envers les autres, mais aussi plus cruel, plus sournois, mensonge à eux-mêmes, à la vie.Russell Banks nous dresse des portraits de personnages ordinaires, de gens que l'on a tous croisé un jour où l'autre, comme nombres d'écrivains, ces histoires transpirent sa sueur, son vécu, mais sans jamais tomber dans le dramatique, car la tragédie, la nostalgie est elliptique, elle réside dans la situation, l'ambiance. A la manière d'une chanson de Jean-Jacques Goldman, les héros vivent leur vie par procuration. Du bon Russell Banks, un tableau touchant du grand peintre des paumés, avec une attention particulière à la nouvelle Moments privilégiés qui voit un père peu à peu perdre l'amour de sa fille faute de n'avoir su la comprendre, la différencier de sa mère. PM

Pasdel
12/06/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : PIERRE FURLAN

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