L'annee brouillard

RICHMOND, MICHELLE

livre l'annee brouillard
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 16/04/09
LES NOTES :

à partir de
25,35 €

SYNOPSIS :

A San Francisco, sur la plage d'Ocean Beach noyée dans le brouillard d'un mois de juillet, une jeune femme -Abby- et une fillette de six ans -Emma- se promènent en cherchant des coquillages. Abby, fiancée à Jake le papa d'Emma et photographe professionnelle, détourne un instant son regard d'Emma pour photographier un bébé phoque au ventre ouvert échoué sur le sable. Lorsqu'elle relève les yeux, la petite fille a disparu. L'année brouillard est l'histoire haletante de la recherche d'Emma par la police d'abord, puis par Jake et Abby ensemble, enfin, au bout d'environ trois cents jours alors que son père abattu et découragé
ne croit plus aux chances de retrouver sa petite fille, par Abby seule. Elle consacre tout son temps, son instinct et sa mémoire à cette quête. Obsédée par l'importance de retrouver le souvenir du moindre détail, du moindre événement, du moindre personnage présent ce jour funeste sur la plage, elle mène l'enquête à sa façon. Armée de l'énergie du désespoir et de l'angoisse, de sa culpabilité à conjurer et de la soif de se forger une image acceptable d'elle-même, mais délaissée car accusée en silence par Jake, elle mettra tout en oeuvre pour retrouver les ravisseurs d'Emma. Y parviendra-t-elle ?...
17 personnes en parlent

C'est l'histoire d'une petite fille, elle s'appelle Emma, elle marche sur la plage. Abby détourne les yeux, quelques secondes passent. Quand elle regarde de nouveau, l'enfant a disparu. Est-ce un cauchemar ? La police est sur l'affaire, mais elle pense qu'il s'agit d'une noyade. Jake, le père de l'enfant et le fiancé d'Abby, est anéanti. Le couple, d'ailleurs, est cassé. La narration est minutieuse, stressante mais captivante. C'est très long, le roman est lourd de 500 pages, c'est trop, mais d'un autre côté cela rend compte de l'attente, de l'angoisse, celle de ne pas savoir, de ne pas comprendre. Le roman réussit aussi l'exploit de soulever toutes les tensions complexes créées par la disparition d'un enfant (au sein du couple, par exemple). Mais qu'est-ce que c'est épuisant à lire, nerveusement ! C'est simple, le lecteur est à cran. C'est un soulagement d'en voir la fin, d'avoir la solution, même si une nouvelle fois on reste surpris et abasourdi par ce qu'on apprend. Pourtant, ne vous méprenez pas, j'ai beaucoup aimé ce roman. Malgré son poids et son nombre de pages, j'ai trouvé qu'il était haletant, parfaitement intraitable avec nos nerfs, mais bougrement scotchant.

Clarabel
17/04/09
 

Brouillard ce jour-là. Et c'est Abby qui va tenir bon pendant presqu'un an afin de trouver des informations sur ce qu'est devenue la petite Emma, alors que même le papa n'y croit plus au bout d'un moment. Cette histoire se passe de façon très lente, et curieusement j'ai beaucoup aimé, alors que je suis plutôt du genre à vouloir que ça bouge vite. Avec Abby, on vit toutes les étapes de sa recherche, et surtout de ses essais pour retrouver les détails de cet instant terrible dans sa mémoire (comité de soutien, hypnose, recherches dans la ville). Elle oscille interminablement entre espoir et désespoir, tous les jours à l'heure de la disparition elle retourne inlassablement sur les lieux pour replonger dans ses souvenirs. On voit le temps passer, quand au début de certains chapitres il y a le nombre de jours écoulés depuis la disparition d'Emma. Abby ne veut pas croire qu'Emma se soit noyée comme certains le pensent, elle veut retrouver les gens croisés près de la plage ce jour-là. C'est elle qui va tenir bon jusqu'à savoir ce qui est vraiment arrivé à Emma, elle veut suivre toutes les pistes jusqu'au bout. J'ai trouvé cette histoire très prenante et le personnage d'Abby vraiment sympathique, on la découvre avec ses doutes, ses espoirs, sa volonté, son amour pour le papa d'Emma et pour cette petite fille qu'elle commencait à aimer vraiment avant sa disparition. Sandrine(SD49)

SD49
20/08/10
 

un suspense haletant Pour ce sujet difficile, l'auteur met en scène avec retenue et émotion cet ultime drame que représente la perte d'un enfant. Bien plus qu'une enquête,l'auteur nous offre par une écriture éclairante et photographique un sensible portrait de femme.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Abby, photographe de 32 ans, doit bientôt épouser Jake qui vit seul avec sa fille de six ans, Emma. Lors d'un week-end "entre filles" plein de bons moments complices, la petite échappe quelques instants à la vigilance de la jeune femme sur une plage, dans le brouillard, et disparaît. L'enfer commence alors pour les proches (recherches frénétiques, faux espoirs, découragement, remords, affichages, communiqués de presse, groupes de soutien…). Abby s'épuise de son côté pour essayer de retrouver Emma, elle sillonne sans répit tous les endroits où elles sont allées ensemble, elle tente aussi de "garder" le père de la petite qui s'éloigne de plus en plus d'elle à mesure que le temps passe et que les chances de retrouver l'enfant s'amenuisent. Le récit explore minutieusement le sentiment de culpabilité de la jeune femme, ses tentatives désespérées pour se souvenir de détails qui ont pu lui échapper. Le thème central du livre est douloureux, pesant. Pour supporter cette lecture, il est préférable de ne pas s'identifier aux parents, de se projeter le moins possible. Cette distanciation est notamment permise par le fait que c'est une "simple" belle-mère qui est au centre du récit et responsable de la disparition - même si cette femme est profondément attachée à l'enfant. L'auteur parvient également à alléger un tant soit peu l'ensemble grâce à de courts chapitres qui font alterner la douleur présente d'Abby et des anecdotes de son passé. L'ouvrage est aussi prétexte à des considérations théoriques intéressantes sur la mémoire et la photographie, qui nous font oublier quelques instants la course contre la montre pour retrouver l'enfant. Quoi qu'il en soit, j'ai eu bien du mal à ne pas regarder la 4e de couv ou feuilleter la fin, pour une fois, pour soulager la tension lors de la lecture, me demandant comment j'allais supporter plus de cinq cents pages de recherches (vaines ?)... L'avis de Philippe Trétiack de ELLE exprime tout à fait mon sentiment général : "Michelle Richmond a construit un roman haletant, taraudant, tout à la fois insupportable et magnétique." Canel

Canel
08/11/13
 

Une histoire haletante sur la disparition d’une enfant. Le lecteur, à l’instar de l’héroïne, passe par les mêmes étapes : la sidération, la culpabilité puis l’acharnement à découvrir la vérité. Un livre qui laisse des traces.

Une petite fille disparaît sur une plage, dans le brouillard, alors qu'elle était sous la responsabilité de sa future belle-mère,Abby, une jeune photographe.La narratrice , Abby, va passer L'année brouillard à chercher avec obstination cette petite Emma, faisant fi de la police et du père de l'enfant qui ont baissé les bras. Elle sortira meurtrie mais grandie par cette quête.Même s'il envisage avec minutie les conséquences psychologiques de cette disparition traumatisante entre toutes, le roman de Michelle Richmond est surtout l'occasion d'une réflexion sur le temps et la mémoire. Ce n'est pas un hasard si la narratrice est photographe et si elle va mettre sa mémoire visuelle "à la torture " pour retrouver le moindre indice, même si "On ne peut se fier à sa mémoire. Elle est trop influencée par nos désirs et nos émotions."L'aspect policier de ce roman est très vite gommé - d'ailleurs j'avais très vite deviné qui était impliqué dans cette affaire- et j'ai davantage été intéressée par la quête faite de "clairvoyance et de persévérance" d'Abby, aidée par une bibliothécaire" qui croit que nous pouvons être sauvés par les livres ."Un roman riche et foisonnant très loin du sirupeux Aussi profond que l'océan (roman et film), qui abordait quasiment le même thème. cathulu

cathulu
23/08/12
 

Ce livre m'avait vraiment fait envie lors de sa présentation par Frenchorchidea (sa chaîne youtube), d'abord j'aimais beaucoup la couverture et cette histoire d'enfant disparu m'intriguais beaucoup.J'ai lu ce livre en une semaine, bien que le style soit agréable à lire j'ai vraiment trouvé qu'il y avait un grand manque d'actions. Emma disparaît, Abby la cherche partout elle est convaincue que la petite est vivante et nous voilà partie à lire toujours cela pendant 400 pages (j'ai vraiment trouvé ça long et répétitif !!).En plus, il n'y a pas d'indice, pas de message des ravisseurs, bref rien, et le dénouement est à la hauteur du reste (voir même pire tellement il est peu probable),vous comprendrez donc que pour moi ce livre est une déception, je m'attendais à mieux ! Donc un conseil ne lisez pas ce livre en vous attendant à un semblant de policier sinon vous serez déçu !

Bookinwoman
18/07/12
 

San Fransisco. Abby a rencontré un gars formidable, elle qui avait (faussement) promis à sa mère sur son lit de mort de construire une famille se dit que peut-être, elle serait capable finalement de franchir le pas. D'autant que Jake a déjà une petite fille, de six ans, Emma. Au fil du temps, c'est d'Emma qu'Abby est tombée le plus amoureuse. Et puis un jour il y a ces quelques secondes où, sur la plage, elle quitte la petite des yeux. Quelques secondes. Un rien. Un battement de cil. Dans le brouillard. Et elle ne la retrouve plus. C'est alors une sucession de jours, puis de semaines, puis de mois. Comment se lève-t-on un matin après l'autre quand on est responsable de ça. Qu'est-ce qui a encore un sens, pourquoi se nourrir, comment peut-on encore vivre et surtout, où est Emma.Abby est persuadée que quelque chose, une piste, est à sa disposition dans sa mémoire. Elle ne peut concevoir que la petite se soit volatilisée. Sans jamais baisser les bras, elle cherche, fouille, enquête, tente, pendant que sa vie se délite. Le jour où Jake s'achète des chaussures elle réalise qu'elle est dans un colère folle et froide, que la vie est en suspens et qu'elle n'autorise personne, et surtout pas elle, à vivre avant qu'Emma soit retrouvée.Alors que tous cèdent au découragement elle insiste, encore, toujours, Emma n'est pas morte et il faut encore tenter des choses, la chercher...Un roman qui creuse lentement dans la plaie. Plus on pénètre dans l'esprit d'Abby et plus on se rend compte que le passage du temps ne permettra pas d'issue heureuse, quelle que soit la suite des évènements.Un roman sur la mémoire dans lequel chaque page compte et dont le rythme lent est absolument nécessaire.

SagnesSy
06/07/12
 

"Les relations importantes, celles qui changent notre vie se ramènent en fait à une histoire de timing", une jolie phrase qui pourrait amorcer le résumé de ce bon polar un peu dense mais non moins haletant. Une jeune femme et une petite fille sur une plage un jour brumeux mais ordinaire. Un cillement et la petite fille a disparu. Commencent alors la culpabilité, la panique et les recherches. Une histoire de faits divers, direz-vous ? Pas seulement. Une introspection pour le personnage principal, cette Abby à laquelle on s'attache sans difficultés. Une belle réflexion sur la mémoire & les relations humaines dans le pire de la vie. Une belle découverte!

deedoux
13/01/12
 

Les premiers chapitres m'ont glacée d'effroi, j'ai éprouvé beaucoup d'empathie pour le personnage d'Abby, la non-vie qu'elle mène, je l'ai suivi à travers la multitude des rues de San Francisco, le coeur serré. Mais quelque chose m'a retenue pour ne pas plonger complètement. Certainement les longues descriptions sur les mécanismes de la mémoire que j'ai vite survolé, dans un état d'"urgence" : SAVOIR ce qu'était devenue cette petite fille. Et puis, la fin m'a un peu déçue également. Je m'attendais à autre chose. Des petits bémols qui ne concernent que ma propre lecture car c'est réellement un très bon roman.

floaimelesmots
18/08/11
 

Emma, six ans, et Abby, sa future belle-mère, se promènent sur une plage de San Francisco, par une matinée fraîche et sous le brouillard. Abby tient la main d'Emma mais cette dernière veut ramasser des coquillages. Abby lui lâche la main, son regard est attiré quelques secondes par un phoque mort sur le sable, par un convoi de mariage passant tout près. Et pendant ces quelques secondes, Emma disparaît soudainement.Enlèvement, noyade ? Quel est le scénario le plus plausible ? Au début de l'enquête, l'enlèvement semble l'emporter : des milliers de prospectus seront distribués, des milliers d'affiches collées, Jake, le père, sera invité à des émissions télés. La relation de Jake et Abby subit les conséquences de la disparition d'Emma : culpabilité et doutes sur ses capacités de mère, rancoeur de son fiancé, ils s'éloignent puis se rapprochent sans vraiment savoir comment vivre leur relation.Mais lorsqu'une chaussure ayant appartenue à Emma est retrouvée sur la plage, la thèse de la noyade l'emporte dans l'esprit de Jake. Jusqu'à organiser un faux enterrement pour "faire son deuil" et entamer une autre vie sans sa fille.Abby n'est pas de cet avis. Elle reste persuadée, comme aux premiers jours de l'enquête, qu'Emma est toujours vivante, quelque part. Et elle est prête à tout pour trouver un indice : examiner à la loupe les photos prises le matin de la disparition pour comprendre ce qui lui a fait détourner son regard précisemment à ce moment; comprendre le fonctionnement de la mémoire, des souvenirs grâce aux thèses psychologiques ou philosophiques de spécialistes; une séance d'hypnose pour tenter de retrouver les souvenirs précis du moment de l'enlèvement. Et un indice apparaît, ce petit fil minuscule qui va la conduire ...Une histoire d'amour dans une famille recomposée, un évènement dramatique qui remet tout en question : sur une base classique, Michelle Richmond a construit un magnifique roman, une reflexion sur les souvenirs et sur la mémoire (les souvenirs peuvent-ils être manipulés ?; pourquoi chaque membre d'une famille conserve-t-il des souvenirs différents d'un même évènement ?), sur ce qui construit et soude un couple (et si finalement c'était uniquement la présence de cette petite fille de six ans qui les unissait ?), sur l'espérance difficile à conserver après la disparition d'un être cher (les statistiques policières montrent qu'après quarante huit heures, il est rare de retrouver l'enfant disparu vivant).Un beau livre au suspens subtil et constant, servi par une écriture précise, d'une grande force émotionnelle.http://pagesecriture.over-blog.com/article-31147254.html

pages87
09/05/11
 

Que feriez-vous si votre fiancé chéri (Jake) ,papa d'une splendide petite fille (Emma) vous laisse la petite en surveillance sur la plage un après-midi brumeux de la baie de San-Francisco et si un petit phoque à l'agonie détourne votre regard trois secondes seulement(...mais trois secondes au cours desquelles Emma disparaît ) ? Abigail, dite Abby, se lance dans la recherche de la petite fille de 6 ans avec patience, ténacité et persévérance, pour compenser cette inattention qu'elle juge faute . Entre la souffrance du papa, celle d' Abby, le retour de Lisbeth la mère absente d'Emma, l'enquête avance et puis s'arrête car un nouvel élément important dissuade la police puis Jake de poursuivre: seule, Abby, convaincue d'une autre issue possible, poursuit jusqu' au Costa-Rica ?Livre intime et touchant sur la relation d'amour entre une belle-fille et une belle-mère, L'année Brouillard apporte des précisions sur les disparitions d'enfants, les thèmes de la mémoire (et ses cas pathologiques humains), la photographie (Abby en est une professionnelle), les souvenirs d'enfance (la quête permet à Abby d'en faire le point), les rapports amoureux (le couple Abby-Jake survivra-t-il ?), la recherche de soi-même sont très bien abordés. Prouesse littéraire car à chaque page du livre, on se demande " Comment Michelle Richmond va-t-elle tenir son histoire en 500 pages sans se répéter ? " et finalement on constate qu'elle y arrive. A lire !

Cave
20/03/11
 

Abby se promène à Ocean Beach en compagnie d’Emma, « une parfaite réplique au féminin » de Jake, l’homme qu’elle va épouser dans trois mois. Jake et Emma sont pour Abby l’image du bonheur, celui du couple et de la famille qu’elle construit petit à petit. Quelques secondes derrière l’objectif pour photographier un phoque éventré sur la plage et tout bascule. Emma a disparu sur cette plage nappée de brouillard blanc. Emma s’est-elle noyée ? Abby ne peut y croire ; la fillette a tellement peur de l’eau qu’elle n’aurait jamais osé s’en approcher seule. Emma a-t-elle été enlevée en quelques secondes ? Commencent alors les recherches effrénées, les heures, les jours, les semaines, les mois passent pendant que les espoirs s’amenuisent et que le couple se délite. Abby fouille, interroge, sonde sa mémoire à la recherche d’un détail, du plus petit détail qui l’aiderait à retrouver cette enfant de six ans qui lui a appris la maternité. Entre culpabilité et détermination, Abby ne veut, ne peut pas abandonner même lorsque Jake se résigne pour continuer à vivre.Le brouillard d’Océan Beach enveloppe ce roman dense, un brouillard qui voile la mémoire. Et l’horrible décompte des jours qui s’égrènent nous rapproche chaque fois un peu plus d’Abby et de sa quête. On pénètre avec elle un peu plus profond dans le brouillard, espérant qu’il se lèvera tôt ou tard. A force d’interroger sa mémoire, Abby ouvre des brèches dans les souvenirs : l’enfance, la rencontre avec Jake, l’amour en construction, les rapprochements avec Emma et ces quelques secondes de trop ou de pas assez qui ont conduit au drame. Riche travail sur la mémoire, L’année brouillard évoque aussi un amour maternel indéfectible, celui d’Abby pour Emma. Même si j’ai trouvé qu’il s’essoufflait un peu vers la fin (au Costa Rica… pour ceux qui l’ont lu), L’année brouillard reste un beau texte sensible, un roman dense porté par un amour profond.

Lencreuse
20/08/10
 

Le roman débute sur la balade, le long d’Océan Beach, d’Abby et de la petite Emma, six ans, la fille de Jack. Jack, l’homme qu’elle aime et va bientôt épouser. Alors qu’Emma ramasse des coquillages, Abby, qui est photographe, s’arrête quelques secondes pour emprisonner sur la pellicule un bébé phoque mort. Et c’est le drame : dans le brouillard épais, la fillette disparait.Dés la première page, le lecteur est saisi par la force de ce récit captivant de bout en bout. Le thème, la disparition brutale d’un enfant, est grave, voire terrifiant, et l’auteur l’aborde avec une sensibilité à fleur de peau au travers d’Abby, ce personnage dont elle nous livre l’introspection intime et les émotions enfouies. L’héroïne se découvre peu à peu, si résolue et fragile à la fois. Cette façon de raconter l’histoire par le truchement d’Abby nous met immédiatement dans la confidence et nous plonge en apnée dans un climat émotionnel intense. Quelques plages de répit, grâce aux digressions de son personnage, émaillent le récit, fort heureusement, pour nous permettre de reprendre pied.

lafillekili
01/07/10
 

Bon roman dans son ensemble bien que le dénouement soit surprenant ! Je pourrais reprocher quand même le style un peu verbeux, quelques petites longueurs mais le roman reste intéressant. Le thème de la mémoire est bien traité ainsi que l'étude psychologique du personnage principal. BernardW

BernardW
21/06/10
 

« Si j'ai bien une certitude, c'est que rien dans la vie ne nous prépare à devenir mère »Abby rencontre Jake. Jake l'invite à dîner. Ils sentent que leur histoire pourrait être importante. Lorsqu'il la raccompagne chez elle, avant le baiser fatidique, il lui demande si elle veut des enfants. Bien évidemment surprise, elle lui répondra que oui, plus tard. Il lui explique qu'il a une fille, Emma, qui est âgée de six ans et dont la mère est partie un jour sans donner de nouvelles.Abby tombe amoureuse de Jake. Abby tombe amoureuse d'Emma. Tous les trois, ils vont bien ensemble. Ils se fiancent et parle d'adoption. Jake doit partir un week-end. Abby est seule avec Emma pour la première fois. Elles se promènent sur la plage à la recherche de coquillages. Un phoque mort échoué attire le regard de la femme durant quelques secondes. Quelques secondes seulement. Quelques secondes de trop. Emma disparaît.J'ai vu ce livre à plusieurs reprises. J'ai à chaque fois détourné le regard. Non merci, pas pour moi ! Lire 500 pages sur un sujet qui réveille une de mes pires peur au ventre, il faut être maso. Les commentaires élogieux m'ont interpellée. Passerais-je à côté de quelque chose ?Dès les premières pages, j'ai la nausée. C'est exactement le scénario qui vient se loger dans votre tête quand vos chérubins sont en dehors de votre périphérie. Ensuite, le malaise me quitte et je me surprend à tourner les pages avec frénésie. Je ne peux plus lâcher ce livre avant de connaître le dénouement.Michelle Richmond a su aller dans les profondeurs du corps et de l'âme pour y trouver les angoisses, les douleurs, les bonheurs, les pensées les plus intimes. Elle nous parle de souffrances mais surtout d'amour. J'ai été bouleversée par le personnage d'Abby qui envers et contre tous continue à croire qu'Emma est vivante. Elle qui ne partage pas les liens du sang va aller au bout de sa conviction parce qu'elle ne peut pas vivre avec cette culpabilité mais surtout guidée par un puissant instinct maternel.Vous l'aurez compris, une lecture qui vaut plus que la peine malgré son sujet terrorisant. Simplement magnifique.

Theoma
25/09/09
 

un suspense haletant Pour ce sujet difficile, l'auteur met en scène avec retenue et émotion cet ultime drame que représente la perte d'un enfant. Bien plus qu'une enquête,l'auteur nous offre par une écriture éclairante et photographique un sensible portrait de femme.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.50 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : SOPHIE ASLANIDES

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