L'annee de la pensee magique

DIDION-J

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 05/09/07
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s'écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, Didion essaiera de se résoudre à
la mort de son compagnon, tout en s'occupant de leur fille, plongée dans le coma à la suite d'une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable sont ici abordés par Joan Didion.
8 personnes en parlent

Toute sa vie, la romancière Joan Didion a ,de son propre aveu, mes croy"développé une technique pour tenir à distance toutes mes pensées, toutes mes croyances, en les recouvrant d'un vernis de plus en plus impénétrable". La mort soudaine de son mari va tout remettre en question et Joan Didion va mettre une année complète à remettre en question "toutes les convictions que j'avais jamais pu avoir sur la mort, sur la maladie,sur la probabilité et le hasard, sur les bonheurs et les revers du sort, sur le couple, les enfants, la mémoire, sur la douleur du deuil, sur la façon dont les gens se font et en se font pas à l'idée que la vie a une fin, sur la précarité de la santé mentale,sur la vie même."L'année de la pensée magique est donc le récit sans fard de cette recherche sur elle même, de sa manière de refuser la mort de son mari puis de l'apprivoiser petit à petit grâce à l'écriture et à la lecture,car elle cherche sans cesse à comprendre dans les plus petits détails les raisons de cette mort subite.Elle prend conscience de la différence entre la douleur et le deuil : "La douleur était passive. La douleur survenait. Le deuil, l'acte de faire face à la douleur, demandait de l'attention."Elle devient moins dure vis à vis des réactions des autres face à la mort : "Je me souviens de mon dédain, de ma sévérité envers sa façon de " s'apitoyer" de "geindre" de "s'appesantir" (...)Le temps est l'école où nous apprenons".J'ai beaucoup aimé l'écriture de Joan Didion (je vais évidemment lire ses romans) et sa ténacité à vouloir faire face, à vouloir mettre des mots sur ses sentiments et ses croyances les plus irrationnelles.Un texte magnifique qui a obtenu le prix Médicis essai 2007. cathulu

cathulu
04/08/12
 

un grand livre tout simplement. Une femme surnage entre la mort subite de son mari, terrassé par une crise cardiaque, et la disparition lente de sa fille plongée dans le coma. Cette femme c'est Joan Didion, figure intellectuelle et chroniqueuse de presse célèbre aux Etats-Unis mais méconnue en France. Nous la découvrons sonnée par son double travail de deuil. La performance de son texte introspectif est une lame de fond. L'écriture parviendra-t-elle à la retenir en vie ?

un grand livre tout simplement. Une femme surnage entre la mort subite de son mari, terrassé par une crise cardiaque, et la disparition lente de sa fille plongée dans le coma. Cette femme c'est Joan Didion, figure intellectuelle et chroniqueuse de presse célèbre aux Etats-Unis mais méconnue en France. Nous la découvrons sonnée par son double travail de deuil. La performance de son texte introspectif est une lame de fond. L'écriture parviendra-t-elle à la retenir en vie ?

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

« La vie change vite. La vie change dans l'instant. »Ainsi commence le récit de Joan Didion, célèbre écrivaine américaine. Ces moments où tout bascule. Ces journées ordinaires qui s'achèvent en enfer. Suite à une pneumonie, la fille de Joan et John est dans le coma depuis cinq jours. En rentrant de l'hôpital, ils préparent le repas, se mettent à table, discutent. Soudain, John meurt d'une crise cardiaque foudroyante.« La vie change vite. La vie change dans l'instant. »Ils allaient fêter leur quarante ans d'anniversaire de mariage. Tous deux écrivains, ils travaillaient ensemble. Le compagnon de toute une vie. Joan Didion écrit alors le deuil. Parce que c'est son métier, parce que c'est ce qu'elle est, parce que l'écriture lui aussi indispensable que de respirer.Elle écrit le deuil, le décrit, l'analyse sans le psychanalyser, le ressent, l'intellectualise, le réfléchit, le documente. Il en ressort une réflexion profonde, sincère et généreuse. En mettant des mots sur ce qui nous concerne tous, sur ce qui (in)consciemment nous terrasse, la mort, le deuil, s'ils ne nous font pas moins peur, en ressortent désacralisés.La perte de son amour, la terreur de perdre sa fille qui va, qui s'en va pour mieux revenir, un parcours de construction pour « vivre sans ». Et cette pensée magique. Celle qui naturellement revient, que l'on sait irrationnelle mais qui s'impose de manière si évidente et qui finalement dicte nos actes dans le seul but de pourvoir au : « et s'il revenait... ».Sans oublier la question lancinante... pressent-on que son heure est arrivée ? Peut-on commander la mort de peur de ne pas supporter celle d'un être cher ?En tournant la dernière page, j'ai été soulagée d'apprendre que Quintana, la fille de Joan Didion est vivante. Nouvelle claque. Les mots dans un livre restent figés mais la réalité rattrape les vivants.

Theoma
23/03/14
 

Que d’intelligence pour tenter d’affronter la disparition de son compagnon depuis quarante ans. Des phrases magnifiques qui nous renvoient évidemment à des doutes que nous n’avions peut-être pas ? Un titre sublime qui en dit long sur l’impossibilité de se « défaire des morts », même si on doit les laisser partir et l’impression tenace que le disparu va revenir et qu’il faut qu’il puisse retrouver ses chaussures… Cocotcha

cocotcha
23/03/14
 

L’année de la pensée magique est un roman autobiographique, Joan Didion nous raconte ces heures, ces jours, ces mois difficiles qu’elle a dû traverser après la mort brutale de son mari, quelques jours après Noël.Loin d’être un récit larmoyant, à la lecture de ce roman, j’ai ressenti ce choc, cet état second dans lequel on est plongé. L’incompréhension, l’anéantissement, cette impression d’être dans du coton, l’incrédulité face à la triste réalité: il ne reviendra pas. Et pourtant l’auteur y croit - sans trop y croire - elle vit ses jours terribles comme si le défunt allait de nouveau passer la porte de leur appartement de New York. Il n’est jamais question de s’apitoyer sur son sort et c’est ce qui fait l’une des forces de ce roman.Elle décortique son deuil, agrémentant son analyse au travers de différentes sources. Des écrits médicaux, des romans, des poèmes, etc… Ses sentiments y sont presque mis à l’écart, afin d’avoir un œil critique sur tout ce qu’elle raconte. Mais pourtant l’émotion est bel et bien là et ses mots nous prennent aux tripes.Elle y parle de sa vie avec son mari, et leur fille qui malheureusement est dans le coma au moment de la mort de son père. L’auteure n’a pas été épargnée par la vie et doit faire face à la maladie de sa fille en plus du décès de son mari. Ce roman pourrait d’ailleurs paraitre très froid s’il n’y avait toute cette multitude de petits détails, de souvenirs qu’elle partage avec le lecteur. Ce roman est percutant, analytique, mais aussi extrêmement humain. On ne ressort pas indemne d’une lecture pareil. Certains seront touchés, d’autres seront surement mal à l’aise. Il est difficile de terminer ce roman, mais d’un autre côté ces dernières pages nous sont presque nécessaires.Ce roman parlera beaucoup à toutes celles et ceux qui ont perdu un être cher. Pour moi, il m’a aidé à enfin mettre des mots sur ce que j’ai pu ressentir et je peux vous dire que cela fait du bien.

Nanieblue
30/10/13
 

L'année de la pensée magique est le second livre de Joan Didion que je lis. D'un point de vue purement chronologique, je les ai pris en ordre inverse (les deux titres lus), mais c'est un hasard dû aux disponibilités en bibliothèque, rien de plus. Si j'avais pu, j'aurai lu dans le bon ordre, je suis même un brin maniaque sur ce point. Ces deux ouvrages portent sur le même thème, très gai, qu'est le deuil. Après celui de son enfant, je passe sous la plume de Joan Didion à celui du compagnon, même si l'histoire tragique que vit leur fille est également très présente, et pour cause... Le style est le même. Jamais larmoyant, il expose les faits. C'est très terre à terre et en même temps on voit combien la perte d'un être cher peut nous faire immédiatement basculer dans un univers parallèle, en apparence très normal pour autrui car on ne dévoile rien. On dissimule de nos jours ce qu'hier était si naturel. Chaque personne confrontée au deuil trouvera un écho dans ce récit. Je ne suis donc pas étonnée de savoir que cette ouvrage est une référence. Tout y est juste, sans artifice et c'est cela qui fait mouche en nous. Simple, mais si véridique que sa lecture nous fait mal, mais aussi beaucoup de bien. C'est aussi à cela que sert la littérature... http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
10/06/13
 

Alors que leur fille est dans le coma (choc septique), le mari de Joan Didion s'écroule brutalement, le coeur a lâché. Il était là, il parlait, elle ne l'entend plus, elle se retourne, il est écroulé sur sa chaise. Elle pense d'abord tout un tas de choses, il déconne, c'est pour rire, il va revenir, c'est provisoire, ok il est mort, mais il revient quand ? Puis elle apprivoise ce qu'elle appelle "le vortex", ce mouvement intérieur inarrêtable où tout, TOUT vous entraîne sur la route des souvenirs, où tout est potentiellement dangereux car tout est lié à lui, à avant, et vous ramène à son absence, en permanence, et son absence est littérale, elle vide de sens le reste.Récit de l'année qui suit une perte brutale, dissection du phénomène de deuil (car c'est un travail, et non un état), ce livre est d'une grande richesse, très pudique, pas mal intellectualisé dans le bon sens du terme. Il me faisait peur mais c'était bête, la mort n'est pas contagieuse et l'empathie a ses (heureuses) limites. Et surtout, Joan Didion est un excellent auteur qui dose à merveille ses propos. Elle m'a un petit peu déchiré le coeur malgré tout, tant certaines pages sont pénétrantes, mais c'est un prix que je paie volontiers.

SagnesSy
24/11/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.26 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : PIERRE DEMATRY