L'antechrist / ecce homo

NIETZSCHE, FRIEDRICH

livre l'antechrist / ecce homo
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/03/90
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

Il est peu question du Christ dans cet ouvrage tardif (écrit en 1888, quelques mois avant que Nietzsche ne sombre dans la folie, il ne sera publié qu'en 1895), mais beaucoup du christianisme. Illusion, fiction, Idéal négatif parce que nourri de la faiblesse et du ressentiment, le christianisme désigne, pour Nietzsche, le pouvoir du mensonge. Il escamote la réalité et c'est pourquoi il ne faut pas seulement le réfuter ; il faut aussi le combattre. D'où une nécessaire violence à l'encontre
des " malades " : Ce qui est chrétien, c'est la haine contre l'esprit ; contre la fierté, le courage, la liberté, le libertinage de l'esprit ; ce qui est chrétien, c'est la haine contre les sens, contre les joies des sens, contre la joie tout court. " Livre injuste et méchant donc, qui veut être un hymne à la belle humeur, à l'innocence et à la grâce, au bonheur et à la plénitude ; livre d'équivoques aussi, écrit par celui qui signera plus tard " le Crucifié "...
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Comme le dit très exactement Eric Blondel dans son introduction : « l’Antéchrist est donc plus un pamphlet « anti-chrétiens » […] qu’un blasphème « antichristique » ». Et c’est vrai que Nietzsche va s’engager dans une entreprise de démolition du christianisme, de ses dogmes et de ses croyants. Il veut y opposer sa notion de virtu sans moraline et crier à la face du monde son envie de « belle humeur », de « vie affirmatrice ». Quel pavé dans la mare et en même temps quelle modernité dans ses propos ! L’antithèse de Nietzsche, ce sont avant tout les théologiens (représentants de la pitié donc du néant, de la négation ; il classe même Kant parmi eux !) mais aussi ceux qui ont détourné le message originel des Evangiles (Paul et les autres apôtres en prennent pour leurs grades ! Le philosophe allemand va jusqu’à écrire : « on a construit l’Eglise avec l’antithèse de l’Evangile »). Il finit sa démonstration en comparant le christianisme avec le bouddhisme (qu’il connaît en partie grâce à Schopenhauer), le judaïsme et l’islam et se moque ouvertement des martyrs chrétiens car il ne comprend pas cette soumission absurde, cette « ab-négation ». Certes, c’est l’un des derniers textes écrit avant que Nietzsche ne bascule dans la folie mais il reste un véritable plaidoyer envers la tolérance religieuse et surtout c’est un pamphlet clairvoyant contre les dérives des fanatismes religieux.

SophieC
23/01/13
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.18 kg