L'antilope blanche

GOBY, VALENTINE

livre l'antilope blanche
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/08/07
LES NOTES :

à partir de
7,70 €

SYNOPSIS :

en 1949, charlotte marthe devient directrice d'un collège de jeunes filles camerounaises. elle n'est qu'une femme en deuil
de son amour. elle ne sait pas qu'elle deviendra l'héroïne discrète et passionnée d'une page oubliée de l'histoire.
5 personnes en parlent

Nous sommes au Cameroun à la fin de la deuxième guerre mondiale. Charlotte Marthe quitte, après une déception amoureuse, la France pour prendre la direction d’une école de filles à Douala. Ecrit comme un journal intime, nous allons suivre la vie de cette jeune femme, qui découvre un pays, des mœurs. Nous sommes dans les années 50 et elle va connaître aussi l’évolution des colonies ou comptoirs que possèdent encore la France.Elle va prendre la direction de cette école de filles, qu’elle va essayer de faire évoluer avec les moyens du bord. Elle va batailler avec l’administration coloniale française, avec les réticences des parents de ces filles, qu’elle va essayer d’éduquer. Mais l’éducation ouvre des portes et elle va faire face à beaucoup de réticences sociales et culturelles.En plusieurs années, elle va réussir à faire évoluer son école qui va devenir un vrai lycée et quelques élèves vont même partir en France étudier. Ce sont les antilopes.De faits réels, Valentine Goby va nous raconter la vie d’une femme remarquable. Elle va aussi nous parler de la complexité vécue dans ces pays. Charlotte Marthe va être dans ce pays jusqu’à son indépendance, où elle sera contrainte de quitter le pays. Valentine Goby mêle alors l’Histoire de ce pays et l’histoire personnelle et intime de cette femme.Avec un personnage si romanesque, Valentine Goby réussit à nous parler de l’évolution des colonies françaises, de l’indépendance de ces colonies et de la complexité de la colonisation.Un débat récent sur les effets positifs de la colonisation montre bien que ce sujet est toujours difficile à aborder de façon sereine.On s’attache beaucoup à cette femme, qui a consacré sa vie à l’éducation de ces filles et on apprend que ces antilopes font partie de nos jours encore de l’élite de la société camerounaise.Ce livre est un bel hommage à l’éducation et à son pouvoir de libération des êtres, hommes et femmes. De belles pages dans ce livre : des pages sur le Cameroun ou alors des instants de vie, comme quand Charlotte va lire « l’odyssée » à ces élèves, dans le dortoir, pendant les émeutes de l’Indépendance, pour exorciser sa peur et celle de ses élèves.

catherine
24/07/13
 

Douala, 1949. Charlotte Marthe atterrit sur l'aéroport de la deuxième capitale camerounaise et se sent immédiatement fondre de chaleur et d'humidité. La vie ici sera difficile, elle le sait tout de suite. Pourtant, elle a voulu ce voyage vers l'Afrique coloniale, le voyage comme un remède à la désillusion, la fuite pour oublier la douloureuse blessure d'amour infligée par Yves Kermarec, ce Breton qui l'a entraînée sur les sentiers de Savoie, a vibré avec elle de l'ivresse des montagnes et qui, tout simplement, lui annonce qu'il se marie. Mais avec une autre.Alors, elle devient Madame la Directrice du collège de jeunes filles de Douala. Un collège hors norme, qui accueille des filles noires et blanches, un collège où l'on enseigne aux filles à se prendre en mains, à regarder lucidement la façon dont on traite la femme en Afrique, comme un bien qui doit rapporter à ses parents (heureusement, une fille va interroger sur les pratiques occidentales qui privilégient le « bon » parti, riche, s'entend). Charlotte a existé, sous le nom de Charlotte Michel et elle a bien développé le collège-lycée de New Bell. C'est à un engagement total que nous assistons, ni vie privée, ni repos, ni loisirs : Charlotte est une militante féministe à sa façon qui parie sur l'intelligence des « ses filles », les poussent au BEPC puis se bat pour qu'elles intègrent le lycée et enfin obtiennent une bourse pour étudier en France et devenir, finalement, les professeurs de leur propre pays. Jolie époque où on ne soupçonnait pas chaque Noir de vouloir s'établir en France pour y devenir un assisté, où on faisait confiance à la soif d'apprendre et à la fierté de servir son pays. Elles sont devenues professeurs, infirmières, puéricultrices, secrétaires, comptables, les « Antilopes » de Charlotte et vivent encore aujourd'hui, fières de leur « marraine ».Tragique époque que celle de la colonisation, où il faut lutter contre l'administration centrale et sa mollesse, contre les traditions locales, contre la morgue des colons et leur insupportable prétention.Exaltante et terrible époque, où on assiste à l'épanouissement du peuple camerounais qui réunit ses deux composantes, anglophone et francophone, dans un même désir d'indépendance.Nous suivons la vie quotidienne de Charlotte, au travers de son journal et avec elle celle des Camerounais de l'époque coloniale. C'est intéressant, émouvant, révoltant. Pour connaître un peu ce pays où j'ai plusieurs fois séjourné, je retrouve avec bonheur les quartiers de Douala, la construction du pont sur le Wouri, les ethnies dominantes et rivales mais aussi les si difficiles relations Noirs-Blancs, où rien n'est jamais acquis, où la réserve reste la règle et l'amitié si difficile à construire. Deux souvenirs de mon premier séjour en Afrique : à l'aéroport deux Blancs s'énervent après leur chauffeur Noir qui ne comprend pas quand ils lui ordonnent de « mettre la valise dans la malle» ! Ils secouent le pauvre gars et l'invectivent : « Tu le fais exprès !! » Même moi, je n'ai pas compris tout de suite, la « malle » désignant le coffre ! Mettre une valise dans une malle... ???Quelques jours plus tard, au bord de la piscine d'un hôtel fréquenté essentiellement par les barracudas (soldats français, roses et bronzés dans leur short bien serré) et les coopérants. Sujet de conversation : ces boys et ces femmes de ménages, paresseux et voleurs, qu'il faut toujours avoir à l'oeil ! En quelques jours j'ai appris à détester les coopérants ! Hebelin

hebelin
31/12/13
 

Journal intime Un très bon roman sous forme de journal. Une jeune femme blanche se lance à corps perdu dans la direction d'un collège au Cameroun dans les années 50. Elle nous fait partager ses joies, ses difficultés et ses doutes.La petite histoire se mêle à la grande Histoire quand la guerre coloniale éclate en 1960.

Un grand merci à Hebelin de m'avoir rappelé ce livre, lu à sa sortie et beaucoup apprécié! je ne savais pas que je découvrirais un jour Douala...je vais le relire!! Hélas les propos d'Hebelin sont toujours d'actualité!!je suis tressée mais il faudrait aussi changer de couleur de peau pour ne pas avoir honte d'être blanche!!quand on entend des propos colonialistes et racistes...cala dit j'ai rencontré des gens très bien de toutes les nuances! berthe

afbf
09/01/14
 

C'est l'histoire d'une française qui s'expatrie au Cameroun, suite à une rupture sentimentale. Le coeur lourd, l'exaltation en berne, la jeune femme ne porte pas un regard ébloui sur son nouveau pays. Très vite, elle se sent en décalage avec la communauté coloniale des années 50, mais elle n'est pas sensible non plus à l'exotisme. En clair, elle survit en faisant ses petites activités auprès de ses "filles", les gazelles du Cameroun. Autant dire que le début du roman est plutôt mélancolique et laconique. Pas de quoi accrocher le lecteur, et pourtant !... Grâce au charisme de l'héroïne, Charlotte Marthe, la séduction opère. Je pensais d'ailleurs qu'il s'agissait d'un personnage réel, mais non. En fait, une certaine Charlotte Michel aurait oeuvré au Cameroun à la même époque (bien entendu, les manuels n'en ont pas fait l'étalage !). Cette femme a cependant contribué modestement à l'épanouissement et l'évolution de la situation des jeunes filles au Cameroun. Et ce climat est fidèlement retranscrit dans "L'antilope blanche" ! La relation entre Charlotte et "ses filles", les fameuses Antilopes, est le noyau dur du roman - c'est beau et c'est simple. Finalement ce roman est très captivant !!

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.18 kg

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