L'argent

ZOLA, EMILE

livre l'argent
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/09/80
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l'extrême confiance, l'engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s'il en était temps encore. les cours, de chute en chute, tombèrent à 1 500, à 1 200, à 900. il n'y avait plus d'acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. au-dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois
coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès. Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture, le dernier cours de 830 francs fut connu. et la pluie entêtée ruisselait toujours sur le vitrage ; la salle était devenue un cloaque, sous l'égouttement des parapluies et le piétinement de la foule, un sol fangeux d'écurie mal tenue...
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Pour le coup, la lecture préalable des tomes deux et six est nécessaire pour bien suivre "L'Argent", puisqu'on y retrouve Eugène et Aristide, le ministre et Saccard (ainsi que Maxime et quelques autres), et que leur passé donne du poids à leurs décisions actuelles.Tome consacré à la spéculation, dont j'ai suivi l'intrigue avec relâchement, n'hésistant pas à sauter allègrement des passages entiers (hou que je suis vilaine). En revanche, j'ai énormément apprécié le personnage de madame Caroline !"Voyez-vous, j'ai beaucoup trop lu pour une femme, je ne sais plus du tout où je vais, pas plus, d'ailleurs, que ce vaste monde ne le sait lui-même. Seulement, c'est malgré moi, il me semble que je vais, que nous allons tous à quelque chose de très bien et de parfaitement gai."Instruite, cultivée, douce et bonne, témoin de tout dans ce tome. Elle succombe à Saccard, tout en devenant parfaitement lucide à son sujet. Elle y perd tout, sauf le principal : le goût de la vie. Caroline aime, elle est au fond tout amour, sans objet direct à ce sentiment, et Zola parvient à nous faire sentir ça, à le poser comme un fait brut et parfaitement sensé. Sigismond m'a plu également, rêveur marxiste qui défend avec chaleur un collectivisme totalement idéalisé.Au contraire de l'accueil critique de l'époque, j'ai aimé le style de ce roman dans son évocation de cette multitude de personnages qui vont croire en Saccard, en cet argent qu'il peut leur faire gagner, tous différents, tous pour des motifs disparates. Peu sont réellement cupides, en réalité, à commencer évidemment par Aristide lui-même, qui n'aime l'argent que pour ce qu'il peut procurer (que ce soit en terme de position sociale, de jouissance arriviste ou de biens matériels). Zola le voulait crédible en homme de 50 ans séduisant, c'est réussi, il a le charme de la canaille, cet inaltérable aplomb qu'on ne peut s'empêcher d'admirer. J'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de Dickens, dans toutes ces vies touchées par la folle ferveur d'un seul homme, toutes ces petites et grandes misères qui se fourvoient, et dans la dichotomie très tranchée entre les méchants (Busch & co) et les très bons (la princesse d'Orviedo), et pour ça, pour eux, tous ces personnages annexes pris dans cette immense toile d'araignée, j'ai aimé "L'Argent". Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.27 kg